Accéder au contenu principal

The Cape 10/10


... L'audimat de la  série télévisée The Cape n'a semble-t-il pas répondu aux attentes des décideurs de la chaîne NBC puisque des treize épisodes prévus de la premières saison dix seulement ont été diffusés dont le dixième uniquement via le site web de la série.

Pourtant cette série avait quelques atouts pour séduire, ce qu'elle a d'ailleurs réussi à faire avec moi ; tout d'abord elle met en scène un super-héros, genre particulièrement fécond (et générateur de larges bénéfices semble-t-il) au cinéma ces dernières années. Ensuite elle ne tente pas de passer au tamis du jeunisme le personnage principale, ni d'ailleurs de déconstruire ou d'intellectualiser l'idée du super-héros, ou encore de la parodier.


Toute chose égale par ailleurs The Cape c'est l'équivalent de l'arrivée des Quatre Fantastiques ou de l'Araignée sur le scène super-héroïque du début des années 60 pour la télévision aujourd'hui : une certaine simplicité et des personnages "humains".

  ... La ville de Palm City doit faire face à une augmentation de sa criminalité, situation que saisit l'homme d'affaire Peter Flemming pour privatiser la police de la ville. Dorénavant ce sont les membres de sa société Ark Industrie et les anciens fonctionnaires qu'il a lui-même triés sur le volet qui maintiendront l'ordre. 

Cependant un blogueur répondant au nom d'Orwell diffuse des informations qui tendent à démontrer que Flemming est plus ou moins lié à la pègre.    


Un flic de la ville va chèrement payer sa curiosité à l'encontre des activités de Peter Flemming, contraint de se cacher il va endosser l'identité de The Cape, un justicier qui combat le crime aidé (?) par le Cirque du Crime et Orwell.


Ainsi posée la trame de départ de cette série télévisée m'a immédiatement fait penser à la transposition des aventures de Robin des Bois, connue par ailleurs sous le nom de Robin Hood autrement dit Robin la Capuche qui s'oppose au Shérif de Nottingham. La forêt de Sherwood devient ici Palm City (ou la ville des palmiers) et les Merry Men le Cirque du Crime.
... Au fil des épisodes les personnages prennent de l'épaisseur et la série trouve un bel équilibre entre "réalisme" ; pourquoi Vince Faraday prend-t-il l'identité de The Cape par exemple et, des situations tout à fait inconcevables dans un univers cartésien. 

Psychogéographie sur une carte Heuristique
Quoique, de cartésien à carte il n'y qu'un pas que je franchis sans autre forme de procès en précisant que justement le Jeu est omniprésent dans la série. Que ce soit au travers des différents personnages (The Chess, (le jeu d'échecs)  ou l'organisation criminelle Tarot) ou des thèmes abordés ..

Le jeu : action libre, sentie comme fictive et située en dehors de la vie courante, capable néanmoins d'absorber totalement le joueur - une action dénuée de tout intérêt matériel et de toute utilité, qui s'accomplit en un temps et dans un espace expressément circonscrits, se déroule avec ordre selon des règles données, dans une ambiance de ravissement et d'enthousiasme, et suscite, dans la vie, des relations de groupes s'entourant volontiers de mystère en accentuant par le déguisement leur étrangeté vis-à-vis du monde habituel.  

Johan Huizinga Homo ludens  

Si chaque épisode propose une histoire auto-contenue l'ensemble s'inscrit dans une trame plus vaste, dont le tissage est resté malheureusement  inabouti au terme des 10 épisodes proposés. Ce qui est d'autant plus dommage que plusieurs sous-intrigues laissaient entrevoir de belles perspectives.

En tout état de cause The Cape est une série télévisée très divertissante avec laquelle j'ai eu l'impression de retrouver mes 13 ans, un âge qui comme chacun sait est le seul âge d'or que l'on puisse connaitre, ce qui n'est pas rédhibitoire lorsque l'on sait qu'il n'est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse.  


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

David Galula et la théorie de la contre-insurrection [Driss Ghali]

D avid G alula (1919-1967) est un stratégiste français, passé par Saint-Cyr , qui a participé à la seconde Guerre Mondiale, et à la guerre d'Algérie.             Attaché d'ambassade en C hine auprès du colonel J acques G uillermaz à partir de 1945, puis membre de la commission spéciale des Nations Unies dans les Balkans , il a l'occasion d'observer de très près la guerilla qu'y livre M ao T sè- T oung, ainsi que la guerre civile grecque. De 1951 à 1956 il est attaché militaire à H ong-Kong où il rencontre notamment des spécialistes américains et anglais de la contre-insurrection. Laquelle deviendra son champ d'expertise, fort de ce qu'il a appris en Chine et en Grèce .             De 1956 à 1958, il mettra en pratique ses théories en Algérie où il est affecté, et plus précisément dans le djebel Mimoun , en Grande Kabylie .          ...

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

Citizen Vigilante [Uwe Boll / Armie Hammer]

Interdit en Allemagne , ce qui lui a fait profiter de l’Effet Streisand™ (du moins sur X ® ) Citizen Vigilante est donc le dernier film en date du réalisateur allemand U we B oll - « le pire des meilleurs réalisateurs ou le meilleur des pires réalisateurs », a-t-on pu dire de lui.              L’argument du film est celui-ci : un riche Américain, Sanders ( A rmie H ammer, impeccable comme le reste de la distribution), ex-militaire, décide de palier l’incurie du système judiciaire d’un pays d’ Europe en appliquant une justice expéditive en dehors de tout cadre légal ( vigilantism ).              Compte tenu du courage politique d’ U we B oll, son film ne fera pas parler de lui. À l’instar cela dit, de ce qu'il montre.  Car B oll s’attaque à une « vache sacrée » des démocraties occidentales : la surreprésentation de l’immigration de masse dans les crimes et délits. Mais aussi et surtout, la protection dont bénéf...