Accéder au contenu principal

Cyberman alias Deathlok

•••• Deathlok (voir la fiche d'identité du personnage) la série produite par Rich Buckler & Doug Moench pour l'éditeur U.S Marvel  dans les années 1970 (  ) a eu l'heur (?) de se voir publier dans l'Hexagone par l'éditeur Artima/Arédit.
Comme souvent chez cet éditeur les pages originales sont retouchées, notamment pour être publié dans un format "pocket" plus petit que le format comic book original.
Cependant, ce n'était pas le seul éditeur à pratiquer ces remontages de planche. Parfois c'était pour des raisons de "censure" ; par exemple ici LUG retouche une case des Gardiens de la Galaxie pour masquer un rapport sexuel cosmique trop explicite (c'est du moins mon interprétation).
Ceci étant dit, voyons quelques pages pour nous faire une idée, en commençant par la couverture qui reste somme toute assez fidèle :
Cliquez pour agrandir
On remarquera que l'éditeur français "anoblit" Deathlok en le rapprochant (ce qui n'est pas faux non plus) de la créature du docteur Frankenstein
Un nom qui est aussi celui de la revue qui accueille le cyborg américain.
La deuxième page de l'édition américaine n'est pas dans le numéro de Frankenstein le magazine qui propose Deathlok mais dans la revue Le Fils de Satan n° 14 où elle sert de publicité.
Le personnage change de nom en traversant l'Atlantique et devient Cyberman (pour en savoir plus sur les cyborgs et l'origine du personnage un détour ici s'impose.  
Cliquez pour agrandir
Vous l'avez déjà noté, la revue française est en noir & blanc.
Or, donc la première page de la version hexagonale est en fait la deuxième page U.S
Cliquez pour agrandir
Pas de changement à première vue, la mise en page originale est respectée. 
Toutefois, on perd dans la version française le travail typographique. C'est Annette Kawecki qui a créé un lettrage particulier pour la série originale, Rich Buckler, le créateur/scénariste et dessinateur de la série n'oublie jamais de lui rendre hommage pour le travail innovant qu'elle a réalisé sur la série (1974).
Pour la page suivante ça se corse ; inexplicablement (du moins en ce qui me concerne) la page est retouchée :
Cliquez pour grandir
Comme pour la série Devil Dinosaur (voir ici) par exemple on a agrandi des cases ?
Ce qui bien entendu entraîne un décalage qui une fois installé ....
Ainsi le storytelling (la mise en récit) du dessinateur et du scénariste se trouve chamboulé pour une raison qui m'échappe complètement.
Chacun d'entre nous peut comparer les deux versions et voir celle qui a le plus d'impact. 
La version originale a d'autant plus d'impact que la page 3 est suivie d'une publicité.
Allez, encore deux pages pour la route ...
Des pages où des phylactères sont enlevés, déplacés, ou modifiés dans leur forme.
Cliquez pour agrandir
Dans le prochain billet je vous proposerai l'épisode d'Artima dans sa totalité. 

(À suivre ...)

Commentaires

  1. J'ai enfin lu il y a peu les premiers épisodes de Deathlock dans un recueil VO. Même si je lis régulièrement l'anglais, j'ai trouvé la narration assez exigeante, notamment par l'emploi de ces différentes "voix" et de nombreux flashbacks.
    Je pense qu'avec cette version retouchée d'Aredit, j'aurais été un peu perdu...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je suis bien d'accord, Deathlok est une lecture assez exigeante et qui sort vraiment de l'ordinaire (d'autant plus dans les années 70 et chez Marvel).

      Supprimer
    2. C'est vrai que la typo Arédit uniformise tout le lettrage, et comme le noir et blanc ne permet pas une colorisation différente des bulles et récitatifs, on s'y perd. Mais je me souviens que j'arrivais à suivre malgré tout.

      Supprimer
    3. Par contre, le remontage, quelle plaie !

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

David Galula et la théorie de la contre-insurrection [Driss Ghali]

D avid G alula (1919-1967) est un stratégiste français, passé par Saint-Cyr , qui a participé à la seconde Guerre Mondiale, et à la guerre d'Algérie.             Attaché d'ambassade en C hine auprès du colonel J acques G uillermaz à partir de 1945, puis membre de la commission spéciale des Nations Unies dans les Balkans , il a l'occasion d'observer de très près la guerilla qu'y livre M ao T sè- T oung, ainsi que la guerre civile grecque. De 1951 à 1956 il est attaché militaire à H ong-Kong où il rencontre notamment des spécialistes américains et anglais de la contre-insurrection. Laquelle deviendra son champ d'expertise, fort de ce qu'il a appris en Chine et en Grèce .             De 1956 à 1958, il mettra en pratique ses théories en Algérie où il est affecté, et plus précisément dans le djebel Mimoun , en Grande Kabylie .          ...

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

Citizen Vigilante [Uwe Boll / Armie Hammer]

Interdit en Allemagne , ce qui lui a fait profiter de l’Effet Streisand™ (du moins sur X ® ) Citizen Vigilante est donc le dernier film en date du réalisateur allemand U we B oll - « le pire des meilleurs réalisateurs ou le meilleur des pires réalisateurs », a-t-on pu dire de lui.              L’argument du film est celui-ci : un riche Américain, Sanders ( A rmie H ammer, impeccable comme le reste de la distribution), ex-militaire, décide de palier l’incurie du système judiciaire d’un pays d’ Europe en appliquant une justice expéditive en dehors de tout cadre légal ( vigilantism ).              Compte tenu du courage politique d’ U we B oll, son film ne fera pas parler de lui. À l’instar cela dit, de ce qu'il montre.  Car B oll s’attaque à une « vache sacrée » des démocraties occidentales : la surreprésentation de l’immigration de masse dans les crimes et délits. Mais aussi et surtout, la protection dont bénéf...