Accéder au contenu principal

Fairest (#27-33) Vertigo

Tempête de Fables à la Ferme

Fairest #27-29
.... Délaissant un temps la planche à dessin - qui a fait sa renommée - pour sainte Underwood, Mark Buckingham scénarise l'un des meilleurs arcs de Fairest, le spin-off de Fables ; série dont il a été l'artisan (graphique) du succès, avec son compère (et scénariste) Bill Willingham.

Si le recueil se compose des sept derniers numéros (de la série régulière), seuls les six premiers forment un arc à proprement parlé, le septième & dernier épisode, aussi sympathique qu'anecdotique, est centré sur une Boucle d'Or revancharde, et de très mauvais poil.
La couverture du Fairest #33 annonce la couleur d'entrée de jeu [-_ô]
.... Or donc, le plat de résistance, n'en a fait aucune pour me convaincre du talent de Buckingham côté clavier. Son scénario est malin, écrit avec beaucoup de tendresse pour ses personnages, et très drôle. Il faut dire que la Ferme, avec ses personnages hauts en couleurs est un territoire qui se prête admirablement à la polémique et aux quiproquos.
Fairest #30-32
La force principale de The Clamour for Glamour/Des trompes l’œil pour tout le monde, l'arc en question, est - selon moi - qu'il s'intéresse à pas mal de personnages, dans des registres aussi différents qu'il le sont eux-mêmes, pour au final brosser un portrait attachant & très vivant de la Ferme, et de ses habitants. 

Rien qui n'allait de soi cependant, et qui dénote un vrai travail de scénariste d'une part, et je crois d'autre part, une belle déclaration d'amour d'un créateur à ses créatures.     

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'Alignement des équinoxes [Sébastien Raizer]

Vous l'avez sûrement constaté, Maurice G. Dantec n'a pas publié de livres depuis quelques temps. Fort heureusement, pour les amateurs qui ont pris plaisir à lire Les Racines du Mal ou encore Babylon Babies, Sébastien Raizer vient, avec L'Alignement des équinoxes, à la rescousse des lecteurs en manque.
••• Ce roman, d'abord publié à la Série Noire, sous les auspices d'Aurélien Masson, à qui il est par ailleurs dédié, est le premier d'une trilogie, dont la lecture contentera amplement ceux qui ne voudront toutefois pas poursuive l'aventure des tomes suivants.
Néanmoins, le cœur du réacteur qui le propulse, dans lequel on trouve aussi bien Mishima, Philip K.Dick, William S. Burroughs ou encore Robert Anton Wilson, pour ne citer que les plus évidents ; dispose d'une telle puissance diégétique que je ne doute pas le moins du monde que Sagittarius et Minuit à contre-jour, les deux romans qui suivent respectivement L'Alignement des équinoxes, soient tout au…

Porté disparu [Lauren Beukes / Luc Kenoufi]

Extrait du cinquième numéro de la revue numérique de science-fiction Angle Mort, je viens de lire Porté disparu une nouvelle de Lauren Beukes, traduite par Luc Kenoufi.
       Tout en ayant déjà entendu parler de cette autrice sud-africaine, c'est en lisant un numéro anniversaire de l'hebdomadaire anglais 2000 AD, où elle y a écrit une courte histoire autour du personnage de Durham Red, que l'idée m'est venue de me pencher plus sérieusement sur son travail.

Et je n'ai pas été déçu. 

Alors même que l'inspiration de Lauren Beukes, pour la nouvelle dont il est question ici, semble reposer sur une infox (fake news), celle dite de « l'expérience de Standford », menée par Philip Zimbardo. 

       Je ne vais pas ici relater ladite expérience (dont on trouve sur l'Internet, moult descriptions), mais pour le dire rapidement, elle a démontré que tout homme, placé dans certaines situations, peut se transformer en monstre. Ou dit autrement par Thibault Le Texier «l’enf…

Survivors' Club [L. Beukes / D. Halvorsen / R. Kelly] Vertigo

Pensée a priori sur le long terme (ongoing serie) Survivors' Club ne connaitra en définitive que 9 numéros. Écrite par Lauren Beukes et Dale Halvorsen, sur une idée de départ de ce dernier, cette série, estampillée Vertigo, peut se résumer à : « Que sont devenus les protagonistes survivants des films d'horreur des années 1980 ? ».
C'est en regardant l'un des films de la série Chucky que Dale Halvorsen a commencé à réfléchir à ce qui deviendra finalement Survivors' Club. Rien d'étonnant à ce qu'un des personnages fasse justement penser à la célèbre marionnette.
En fait, chacun des personnages du Survivors' Club est une transposition d'un archétype de film d'horreur. Réunis sur un thème tout aussi connoté, la série prend tout son ampleur à partir du quatrième numéro, et s'émancipe, pour le meilleur, de son pitch liminaire. Lequel n'était pas honteux non plus.
Non pas en le reniant, mais en y apportant ce qui est à mes yeux la touche d'or…