Accéder au contenu principal

Fairest [Of Men and Mice] Vertigo

.... Consacrée principalement à la gent féminine, Fairest, maxi-série d'une trentaine de numéros, ne s'était jusqu'à maintenant guère illustrée (sic) à l'aune de mes attentes, et à celle de sa série mère : Fables.
Adam Hughes s'occupe avec talent des couvertures
Heureusement, l'arc intitulé Of Men and MiceDes Hommes et des souris » pour l'éditeur hexagonal Urban Comics), casse le rythme bien trop plan-plan des numéros précédents. 

Rien de révolutionnaire non plus dans cette histoire écrite par Marc Andreyko, sinon un enchaînement de péripéties mené au pas de charge, un sens du suspense et du cliffhanger consommé, et un humour qui fait souvent mouche. Le tout serti d'une pointe d’étrangeté qui fait son petit effet. 
Après les aventures de la Belle au Bois Dormant, Raiponce et Nalayani, c'est donc au tour de Cendrillon d'occuper le devant de la table à dessin, laquelle si mes souvenirs sont bons, a aussi eu droit à deux autres mini-séries dont elle a été l'héroïne.

Dessinés par Shawn McManus, ces sept numéros se lisent d'une traite et avec un certain plaisir (ce qui ne gâche rien) ; tout en tirant avantage, à son corps défendant, de la déception qu'ont laissé les 25 numéros précédents, plutôt communs (un comble dans le monde des Fables inventé par Bill Willingham).

.... En définitive, Des Hommes et des Souris ne risque pas de concourir pour la première place de la meilleure histoire que j'aie lue, néanmoins cet arc se sera suffisamment distingué de ses prédécesseurs pour que je prenne le temps d'en parler. [-_ô]

Cela dit, je n'ai pas fini de lire tous les numéros qui composent la totalité de Fairest, et une autre bonne surprise est encore possible (?).


(À suivre ....)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Killing Joke [USA Magazine n°36]

En septembre 1988, le Joker fait la couverture de « USA Magazine », magazine publié sous la direction de Fershid Bharucha. Cette illustration est, nous dit Brian Bolland « une étude dessinée à Paris (avec des marqueurs en fin de vie, (...)). Le dessinateur italien Tanino Liberatore en a tiré une version peinte (...). »
Dans ce même numéro, en complément de la parution de l'épisode du mois de Killing Joke, alors pré-publié sous le titre de  Souriez, Jean-Paul Jennequin livre un article de  deux pages :
C'est tout pour aujourd'hui ! 
(Tous mes remerciements à Albert.)

Breach [Bob Harras / Marcos Martin]

Brève série de 11 numéros, Breach à l'immense avantage de pourvoir être lue sans connaissances préalables de ce qu'il est plus ou moins convenu d'appeler l'univers DC Comics. Envisagé comme une relance de Captain Atom, un personnage qui a notamment fait partie de l'écurie Charlton et a servi de modèle au Dr Manhattan, le personnage éponyme endossera finalement les atours du nouveau venu. 
Création de Bob Harras et de Marcos Martin, cette pourtant excellente série n'a visiblement pas été très soutenue par l'éditeur et, conséquences inévitables, n'a pas trouvé son lectorat. Je fais d'ailleurs partie de ceux qui sont passés totalement à coté.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité, Breach mérite pourtant qu'on lui prête attention. 

       Le premier numéro, de 28 planches (extra-sized) donne d'ailleurs immédiatement le ton.
Plongé directement dans l'action, le lecteur découvre que l'articulation de la série se fera au travers d'un

Le jeu de la damnation [Clive Barker / Jean-Daniel Brèque]

« Rien n'est plus terrifiant que de donner à imaginer quelques abominations tapies derrière une porte, pour ne surtout jamais l'ouvrir, au risque de décevoir le lecteur. Car son imagination sera toujours plus fertile que les terribles images que s'échine à y injecter le conteur ».
Frappé au coin du bon sens, cet évangile de l'horreur dispensé depuis la ville de Providence dans l'État du Rhode Island, en 1979 par William F. Nolan, est cependant devenu obsolète depuis que des auteurs de l'envergure de Clive Barker ont mis un pied dans le genre.
« Le jeu de la damnation », traduit par Jean-Daniel Brèque en est un exemple frappant. Je dirais même que sans « les terribles images » qu'y injecte Clive Barker, ce roman ne serait pas ce qu'il est. 

            En effet le natif de Liverpool s'inspire ici d'un conte populaire bien connu, dont le titre du roman ne fait pas mystère du thème, et qui tient tout entier son intérêt dans l'imagination fertile …