Accéder au contenu principal

Trademark [Jean Baret] Bifrost n°91

••• Court récit à l'ère du capitalisme de consommation, la nouvelle de Jean Baret est un petit précis d'économie libidinale. À peine anticipée, l'obligation de consommer y est devenue plus qu'un injonction subliminale, une loi. Dont je vous laisse découvrir les conséquences. 

Dans un très intéressant entretien [Pour en savoir +] l'auteur cite le philosophe Dany-Robert Dufour, et l'un de ses ouvrages Le Délire occidental, en tant qu'ils ont été à l'origine de sa trilogie d'anticipation sociale à venir, globalement intitulée, comme sa nouvelle, Trademark. Une nouvelle qui vu sa brièveté n'est envisagée que comme une sorte de prologue au premier des trois romans à paraitre (intitulé Bonheur™). Autant dire qu'elle est frustrante. 
Mais au vu de ce que fait Jean Baret des travaux de Dany-Robert Dufour, il y a tout lieu de se réjouir de pouvoir acheter dès le 13 septembre 2018 Bonheur™ (20 € pour la version brochée, et 9,99 € pour la version numérique, produite à partir de pur cristal de zircon). 

••• Sorte de produit d'appel bande-annonce assumée, Trademark a le mérite d'attirer l'attention, sans toutefois avoir l'autonomie nécessaire pour exister en tant que telle. Ingénieusement placée entre deux pages de publicité, l'une pour les produits Dystopia® l'autre pour la collection Une heure-lumière®, elle fait montre d'un sens marketing que ne renierait pas Patrick Le Lay.

Cette notule critique a bien entendu été rédigée en vue d'être citée sur le forum du Bélail™, et de générer quelques clics supplémentaires.

Merci de votre visite.  

Commentaires

  1. La répercussion sur les forums du Bélial'™, voilà qui est fait ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Réponses
    1. Je crois qu'il n'est pas nécessaire que je précise que j'ai été récupéré, sans trop de résistance, par la "pensée" néolibérale ordinaire.
      [-_ô]

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

À toute allure [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Jamais un livre n'aura autant mérité son titre.
Second roman de l'auteur, auquel il ne croyait guère, À toute allure est à l'image de ce qu'on attend du moteur d'une voiture qui servirait à s'enfuir après le vol à main armée d'une banque : gonflé à bloc.
Fidèle à Philadelphie, Duane Swierczynski y plante de nouveau l'action de son roman, laquelle se déroule en l'espace de 4 jours, bien remplis.

       Dans un des entretiens qu'il a accordés, et disponible sur la Toile™, l'auteur y déclare être fasciné par les personnages qui doivent affronter les pires journées de leur existence. Rien à dire, À toute allure est exactement ce type de récit. Manière de vaudeville noir, ce roman au style « behavioriste », est principalement écrit sous la forme de courts paragraphes. Lesquels seraient, selon Duane Swierczynski, comme des chips que l'on dévore l'une après l'autre, pour s'apercevoir finalement qu'il est deux heures du matin. Et qu…

L'Alignement des équinoxes [Sébastien Raizer]

Vous l'avez sûrement constaté, Maurice G. Dantec n'a pas publié de livres depuis quelques temps. Fort heureusement, pour les amateurs qui ont pris plaisir à lire Les Racines du Mal ou encore Babylon Babies, Sébastien Raizer vient, avec L'Alignement des équinoxes, à la rescousse des lecteurs en manque.
••• Ce roman, d'abord publié à la Série Noire, sous les auspices d'Aurélien Masson, à qui il est par ailleurs dédié, est le premier d'une trilogie, dont la lecture contentera amplement ceux qui ne voudront toutefois pas poursuive l'aventure des tomes suivants.
Néanmoins, le cœur du réacteur qui le propulse, dans lequel on trouve aussi bien Mishima, Philip K.Dick, William S. Burroughs ou encore Robert Anton Wilson, pour ne citer que les plus évidents ; dispose d'une telle puissance diégétique que je ne doute pas le moins du monde que Sagittarius et Minuit à contre-jour, les deux romans qui suivent respectivement L'Alignement des équinoxes, soient tout au…

Necronauts [Gordon Rennie / Frazer Irving] 2000 AD

C'est en lisant une notule critique à propos d'un roman de SF récemment paru, que cette analogie m'est venue. Son auteur écrivait, en substance ; « Malgré une intrigue qui peine à démarrer et une fin un peu abrupte balabla ... ».
Et j'ai eu une sorte de révélation.
Lorsque l'envie de se divertir occupe une part non négligeable d'un moment de lecture, celui-ci ressemble à un voyage en avion. Les deux moments les plus cruciaux en sont le décollage, et bien sûr l’atterrissage. 
Autrement dit, mal commencer une histoire et en louper la fin, augure mal du sentiment que laissera l'histoire en question. À condition qu'un mauvais début donne envie d'aller plus loin. 
Fort heureusement rien de tel avec Necronauts de Gordon Rennie & Frazer Irving.

Comme la couverture de l'hebdomadaire 2000 AD, qui illustre cette entrée le laisse deviner, les 50 pages de cette aventure ont d'abord trouvé refuge dans les pages du magazine anglais. Normal me direz-vous, l…