Accéder au contenu principal

L'Exoconférence [Alexandre Astier / Pauline Moingeon-Vallès / Jean-Christophe Hembert]

Dans un presque « seul en scène » de plus de 100 représentations, Alexandre Astier a illustré, entre 2014 et 2015, la thèse suivante : « L’être humain n'a jamais rencontré, et ne rencontrera jamais, d’extraterrestres ! ».
            Intitulé « L'Exoconférence » ce spectacle hors-normes est disponible sur différents supports ou plateformes, pour qui, comme moi, ne l'a pas vu en temps et en heure.
Alexandre Astier y mêle un savoir scientifique pointu avec le pastiche, l'ironie, la parodie, le tout confronté à tout un pan de la culture populaire, l'ufologie, et délivré par un personnage par forcément aimable. 
Le polymathe s'offre même de jouer un très beau morceau avec les musiciens Greg Lambert, Hugues Lemaire et Steeve « Zuul » Petit.
            Cette
« exoconférence » invente en quelque sorte un précédent en combinant, d'une manière originale, la science, l'humour et la musique. 
Un précipité de ce qu'Arthur Koetsler appelait la bissociation™ ; où l'art de faire se rencontrer deux univers qui n'étaient pas destinés à le faire. Ici la cosmologie et l'humour.  
            Pendant un peu plus de 1h 30, Alexandre Astier bataille avec Swan, son I.A. récalcitrante, dialogue avec un véritable extraterrestre, s'en prend à la plaque emportée par la sonde Pioneer 101972, examine des récits d'enlèvements extraterrestres, non s'en s'être interrogé sur le Big Bang©, transformé en publicité vivante pour l'astronomie, et apporté sur un plateau dans une barquette le goût de la voie lactée.
La seule chose qu'il n'a pas jugé bon d'inviter, c'est l'ennui.
Très recommandé !
Le chien critique a aussi son avis sur la question [Pour en savoir +]
 
 
    

Commentaires

  1. J'avais bien aimé. Intelligent et divertissant.
    Ca me donne envie de le revoir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et moi, ça m'a donné envie de regarder « Que ma joie demeure ».
      [-_ô]

      Supprimer
    2. C'est très bon aussi... même si parfois c'est un peu plus compliqué pour le non mélomane !

      Supprimer
  2. Je suis très fan aussi. et en effet, je recommande vivement son spectacle sur Bach.

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spirou de 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par P hilippe M anœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant . Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82. Bonne lecture.

À bout portant [Gilles Lellouche / Roschdy Zem / Fred Cavayé]

« C’est du cinéma, on est donc dans la réalité + 1 ou + 2 »  F red C avayé  L’épuisement d’histoires originales, et la production exponentielle de fictions nécessitent d’élaborer des stratégies de mises en récit attractives pour captiver le public.              Plonger directement les spectateurs d’un film « au cœur des choses » est toujours payant. Surtout si en plus, comme dans le cas du film réalisé par F red C avayé, les personnages et le contexte, en un mot l’histoire, bénéficie de l’effet IKEA ® .  L'effet en question est un biais cognitif documenté par M ichael N orton, dans lequel les consommateurs accordent une plus-value aux produits qu'ils ont partiellement créés (les meubles de l'enseigne bien connue).  Ici, la chronologie (chamboulée par l'ouverture du film in medias res ), les tenants et les aboutissants du scénario (dévoilés au compte-goutte) nécessitent que le spectateur participe activement au storytelling du film qu'il regarde.  L'effet IKEA ®