Accéder au contenu principal

Les Attracteurs de Rose Street [Lucius Shepard/Jean-Daniel Brèque]

••• Récit d'atmosphère (si j'ose dire), Les Attracteurs de Rose Street, traduit par Jean-Daniel Brèque pour l'excellente collection « Une Heure-Lumière » des éditions Le Bélial' est une novella très agréable à lire.

S'inscrivant dans le Londres très littéraire de la fin du XIXème siècle Les Attracteurs de Rose Street n'est pas sans rappeler Frankenstein ou le Prométhée moderne

En effet la novella de Lucius Shepard transforme un des motifs de la littérature fantastique en pur produit de science-fiction, à l'instar de l'ouvrage de Mary Shelley ; sorte de transition entre le gothique et la science-fiction. Pas étonnant que Les Attracteurs de rose Street contienne aussi quelques traces du genre initiè par Horace Walpole.

En outre, l'auteur apporte un soin particulier à ce que j'aime le plus dans les textes courts, la chute. Mais surtout, il montre une belle maestria lorsqu'il s'agit de donner vie à des personnages complexes, malgré la brièveté de son histoire. Et je l'ai dit en ouverture, un sens de la mise en scène saisissant.

••• Un très chouette récit, magnifié par la couverture d'Aurélien Police, qui a la chance de trouver une place dans cette très belle collection. Et l'un de mes préférés !
Je n'oublie pas de saluer le travail de Jean-Daniel Brèque sans qui cette si agréable lecture n'aurait pas pu avoir lieu. Or donc monsieur Brèque, merci pour ce moment©™.

(À suivre ....)  
Dernière ligne droite pour participer au Challenge 4F3S !       
________
D'autres avis sur Les Attracteurs de Rose Street :

Albedo [Pour en savoir +
L'épaule d'Orion [Pour en savoir +]

Commentaires

  1. Merci à toi. Jean-Daniel Brèque

    RépondreSupprimer
  2. Décidément, ce livre fait des émules, il me fait envie de par l'ambiance

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui mais pas seulement.
      Il y a aussi tout un arrière-plan socio-historique (si je puis dire), qui sans avoir l'air d'y toucher devrait trouver une résonance certaine aujourd'hui.

      Bref très chouette novella.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

Cherudek [Valerio Evangelisti / Serge Quadruppani / Éric Vial]

  Quatrième tome du cycle que consacre V alerio E vangelisti à Nicolas Eymerich (si on désire comme moi suivre les aventures de l’inquisiteur de manière chronologique), « Cherudek » est clairement une étape décisive en termes de complexité ; doublée d’une belle réussite.              Comme de coutume plusieurs époques ( ?) forment la trame de l’histoire, mais seule l’année 1360 est clairement identifiée comme telle.  Les deux autres points de vue apparaissent successivement, et respectivement, dans les chapitres intitulés « Néghentropie » et « Temps zéro », lesquels seront numérotés (I), (II), etc. , voire sous-titrés pour ce qui concerne les seconds.  Au même titre que l’obscur « Cherudek », la signification de « Néghentropie » et de « Temps zéro » sera révélée au comble d'une intrigue trépidante.  « Si certains célèbrent encore des cultes païens, votre devoir d’inquisiteur n’est pas de vous poser de vaines questions, mais de leur faire avouer les noms de leurs complices et

À bout portant [Gilles Lellouche / Roschdy Zem / Fred Cavayé]

« C’est du cinéma, on est donc dans la réalité + 1 ou + 2 »  F red C avayé  L’épuisement d’histoires originales, et la production exponentielle de fictions nécessitent d’élaborer des stratégies de mises en récit attractives pour captiver le public.              Plonger directement les spectateurs d’un film « au cœur des choses » est toujours payant. Surtout si en plus, comme dans le cas du film réalisé par F red C avayé, les personnages et le contexte, en un mot l’histoire, bénéficie de l’effet IKEA ® .  L'effet en question est un biais cognitif documenté par M ichael N orton, dans lequel les consommateurs accordent une plus-value aux produits qu'ils ont partiellement créés (les meubles de l'enseigne bien connue).  Ici, la chronologie (chamboulée par l'ouverture du film in medias res ), les tenants et les aboutissants du scénario (dévoilés au compte-goutte) nécessitent que le spectateur participe activement au storytelling du film qu'il regarde.  L'effet IKEA ®