Accéder au contenu principal

Weapon X [Greg Pak/Yildiray Cinar] Marvel

••• Si ma curiosité a été éveillée par les couvertures de Rahzzah, tout en sachant qu'il n'en était pas le dessinateur des pages intérieures, je me suis lancé dans la lecture de ce run d'une douzaine de numéros (du #12 au #23), dont le premier inaugure l'ère « Legacy ». Si la qualité pouvait se mesurer au nombre de labels qu'un éditeur peut étrenner, Marvel sûrement en tête du classement. 

Eu égard à la bonne impression que m'avait laissée Greg Pak sur la série Hulk, j'avançais confiant. 

Las, Weapon X, à force de simplisme scénaristique ne mérite même pas que je m'échine à en parler. Même si je vais quand même le faire.

       Les numéros 12, 13 et 14 donnent assez bien le ton : l'équipe arrive quelque part, elle se bastonne avec un ou des adversaires, pendant des pages et des pages, et elle passe à autre chose. 

Aucun des personnages de l'équipe, ne bénéficient d'un quelconque bagage « psychologique », la palme revenant à Domino, qui nous bassine avec ses envies de hold-up. La médiocrité du scénario ne s'arrête cependant pas là, puisque Weapon X qui a, en l'espace de trois numéros, renversée un gouvernement, fête la fin de leur aventure par un feu d'artifices.
Quid des répercussions géopolitiques ?

Heureusement le dessinateur Yildiray Cinar fait le job. 

Pensant, à tort, que Pak ne pouvait faire pire, j'ai persévérer. 

Par charité je ne dirai rien des numéros 15 & 16, sinon que c'est certainement les deux pires numéros que j'ai lus depuis des lustres. Je ne sais pas combien touche Greg Pak pour écrire ce genre de scénario, mais c'est bien trop cher. 

       Je pensais donc lâcher l'affaire, quand la couverture du 19ème numéro m'est tombée sous les yeux. Nostalgie d'un temps où je lisais les Champions dans le bimestriel TITANS (des éditions LUG), j'avais gardé un excellent souvenir de l'équipe de super-héros soviétiques qui leur avait été opposée.
Et une impression tenace d'échec, en ne les voyant que fort peu présents, alors même que l'époque était façonnée par la « guerre froide ».

Je viens donc de terminer le 17ème numéro, et malgré le renfort de Fred van Lente niveau scénario, ça ne s'améliore pas. 
Heureusement Yildiray Cinar s'en sort toujours aussi bien. Il me semble même qu'il tente de donner plus de texture à ses planches, avec l'utilisation de trames par exemple. Même Frank D'Armata, dont je goûte peu d'habitude le travail de coloriste, semble proposer quelque chose de différent de ce dont je me souvenais. En mieux. 

J'irais certainement au bout de ce run, d'autant que l'arrivée de Ricardo Lopez Ortiz (voir supra) a tout pour me plaire, mais sans trop y croire. Et vraisemblablement pas dans l'immédiat. 

       Weapon X est une des rares séries commercialisées par l'éditeur Marvel que j'ai lue récemment, avec les numéros de Thanos et du Cosmic Ghost Rider scénarisés par Donny Cates, et force m'est de constater que ça ne me donne pas envie de rempiler. Si Cates s'en sort un peu mieux que Greg Pak, le niveau général des histoire est bien bas. Et les intrigues complétement absentes.
Chaque numéro n'est qu'une montée en puissance en termes d'affrontement, pour ne jouer que sur l'effet de surprise de la dernière page. Un effet de surprise qui n'a pour effet que d'en être un, et dont la répétition tourne à la routine. Et les désamorce.

Heureusement que je n'ai pas eu à payer pour lire ça. 

(À suivre ... ?)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Juste cause [Sean Connery / Laurence Fishburne / Ed Harris / Kate Capshaw]

« Juste Cause 1995 » est un film qui cache admirablement son jeu.             Paul Armstrong , professeur à l'université de Harvard (MA), est abordé par une vieille dame qui lui remet une lettre. Elle vient de la part de son petit-fils, Bobby Earl , accusé du meurtre d'une enfant de 11 ans, et qui attend dans le « couloir de la mort » en Floride . Ce dernier sollicite l'aide du professeur, un farouche opposant à la peine capitale.   Dès le départ, « Juste Cause 1995 » joue sur les contradictions. Ainsi, Tanny Brown , « le pire flic anti-noir des Everglades », dixit la grand-mère de Bobby Earl , à l'origine de l'arrestation, est lui-même un africain-américain. Ceci étant, tout le film jouera à remettre en cause certains a priori , tout en déconstruisant ce que semblait proposer l'incipit du film d' A rne G limcher. La déconstruction en question est ici à entendre en tant que la mise en scène des contradictions de situations ...