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Absolute Batman t1

Relance « radical chic » d'un des piliers de DC Comics™, « Absolute Batman » semble avoir accroché à sa remorque une quantité considérable de lecteurs. Les planches très spectaculaires du dessinateur Nick Dragotta sont effectivement saisissantes ; et ne sont certainement pas pour rien dans l'attrait de ce reboot
La courte introduction du scénariste Scott Snyder présente dans le recueil commercialisé par Urban Comics™ (traduction de Jérôme Wicky) a achevé de me convaincre ; comment en effet résister à un Batman décrit « en outsider », « en guerrier » !? 
            Reboot donc, avec un Alfred Pennyworth qui n'a visiblement pas élevé le jeune Bruce Wayne, militaire certes, mais toujours en activité. Travaille-t-il pour un État, ou est-il un mercenaire ? La question reste pour l'instant posée, me concernant.
Il est en tout cas le premier personnage que choisissent de nous présenter Snyder & Dragotta, juste après une page de flashback sur la visite au zoo qui donne son titre à ce premier tome. 
Et en six pages chrono, Scott Snyder a réussi à cramer mon enthousiasme.
« Magnéto Serge ! » 
            Arrive donc, grimpé sur une moto, Alfred Pennyworth, il stationne son engin, malgré la mise en garde d'un épicier qu'il connait bien, puisqu'il lui achète le seul thé digne de ce nom de Gotham, et entre dans son pied à terre gothamite.
 Amir est un Afghan qui a quitté son pays il y a 20 ans, nous apprend la voix off d'Alfred, tout en s'auto-dénigrant : « Je ne pense pas qu'il m'inviterait encore s'il savait ce que j'ai fait durant ce conflit ».
Ayez également en tête qu'Alfred, dont on est en droit de penser qu'il est rompu à tout ce qui se fait de mieux s'agissant d'opérations militaires clandestines, a choisi son QG parce que l'épicier du coin vendait un thé à son goût. Si si !
Avant de contacter son commanditaire, on voit notre mystérieux homme de main laisser un message téléphonique à sa fille Julia. Laquelle lui textera un définitif (?) : « NE ME CONTACTE PLUS JAMAIS ! ». Ambiance .....
Eh oui, en plus d'être un militaire bourrelé de remords, c'est aussi un mauvais père.
Et sinon Amir avait raison, Pennyworth s'est fait voler sa moto, vers laquelle soit dit en passant, son commanditaire secret a envoyé les coordonnés de la mission pour laquelle il est à Gotham
Quand Snyder décide de caractériser un professionnel, il n'y va pas par quatre chemins.
            Mais ce n'est pas terminé, car quelques pages plus tard on verra cet Alfred new look tenter d'accomplir sa mission - c'est-à-dire « intercepter » Batman, en agissant en dépit du plus simple bon sens opérationnel. Une intervention que même une injection de suspension d'incrédulité directement dans l'hémisphère gauche de votre cerveau ne parviendrait pas à vous faire avaler.   
Bref c'est très très mauvais. Mais spectaculaire !
            Il y aurait encore beaucoup à dire sur cet univers Absolute©, mais ça sera sans moi.
за ваше здоровье !

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