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Detective Hole [Netflix]

Malgré une allergie de plus en plus persistante pour les flics autodestructeurs, névrosés, anxieux et solitaires, je me suis laissé entraîner à suivre la série télévisée « Detective Hole », adaptation d'une série policière littéraire écrite par le norvégien Jo Nesbø. Des romans que je n'ai pas lus.
Curieux, je n'allais pas être déçu.
            En effet, rien ne tient debout dans les trois premiers épisodes que j'ai regardés.
Difficile en effet de croire qu'un smartphone n'ait pas de boîte vocale ou que quelqu'un - aujourd'hui - n'ait pas le réflexe de texter si son correspondant ne décroche pas et si sa vie en dépend, d'autant que c'est plus discret (ceux qui ont vu le premier épisode comprendrons).
Difficile également d'imaginer qu'un policier aille vendre des armes à des criminels notoires sans prendre aucune précautions s'agissant de son identité (en Lotus Elise quand même). Quand vous saurez le pourquoi de cette transaction vous risquez de tomber des nues. Et les criminels en question valent eux aussi le détour. À mourir de rire. Allez, je ne résiste pas : il y a un affrontement au lance-flamme. Ça vous en bouche un coin, avouez !  
Vous verrez aussi un agent, débarqué d'on ne sait où, identifier quelqu'un, sur une photo flou que même la reconnaissance faciale n'arrive pas à percer, grâce son gyrus fusiforme plus développé que chez tout un chacun. Le gyrus fusiforme, renseignez-vous.
Reste que tous cette désinvolture dramatique m'a complétement fait passer à côté du principal. 
            Harry Hole est un ex-alcoolique ......... qui a tué l'un de ses collègues en service. Et que l'on a maintenu dans la police, et qui a un moment donné est même sur une liste pour devenir le chef de service de l'unité où il travaille, oui oui sans rire. Toute ressemblance avec la Macronie est totalement fortuite, toutefois.
Et dans le troisième épisode, on apprend même que sa place de conducteur a été intervertie avec celle de son collègue, mort pour « éviter le scandale ». Sans commentaire.
           Autrement vous verrez comment opère la police criminelle d'Oslo selon 
Jo Nesbø : Hole arrive sur une scène de crime où l'on voit des techniciens en combinaison de protection EPI, pas lui. Ses techniques d'investigation oscillent entre tirer la gueule, fumer, tirer la gueule, coller des photos sur un mur, tirer la gueule, menacer des témoins, tirer la gueule, déclencher l'équivalent du plan ORSEC norvégien pour une disparition de personne majeure : deux heure qu'elle a disparue !! Il faut dire, nous précise son mari qu'elle est partie en bikini et talons hauts (pour aller au supermarché, je crois). Ça ne s'invente pas.
            Ah oui, il picole aussi, et va au boulot quand il a le temps. Ironiquement il est plus présent à partir du moment où on l'oblige à démissionner. 
Bref tout ça est très très mauvais, et je me suis laissé dire que ça empirait. 
En tout cas, Jo Nesbø n'a pas gagné un lecteur supplémentaire avec cette daube.       

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