Il me semble que c'est au début de cette année que l'United States Immigration and Customs Enforcement (I.C.E) a fait parler d'elle en France.
Avec le souci d'objectivité et d’honnêteté qui caractérise les médias français, cette police de l'immigration irrégulière et de la criminalité transnationale, est devenue la « police de Donald Trump » dans la bouche de Léa Salamé (25 000 euros de salaire, tout de même). Un moment d’honnêteté intellectuelle qui se matérialisera le plus explicitement possible avec la traduction de « deportation » en « déportation » s'agissant des discours de Trump.
Renvoyant, une fois encore, les Français aux « les plus heures sombres » du pays. Sans aucune arrière-pensée. <sourire>
L'intelligentsia oubliant opportunément que l'I.C.E. a vu le jour en 2003, et qu'Obama, pour citer le travail d'un prix Nobel de la paix™, a expulsé plus de 3 millions d'illégaux, et que sous ses mandats il y a eu plus de 50 morts lors d'interventions de la I.C.E..
Obama, certainement très content du travail de ces agents, est allé jusqu'à décorer Tom Homan !
Or donc, si la I.C.E., devenue agence fédérale non grata depuis que Trump est président, a engendré de ce côté-ci de l'Atlantique sa dose requise de mensonges et de parti pris idéologiques biaisés, les U.S.A. ne sont pas restés les bras croisés non plus.
Notamment du coté de l'industrie de la BD d'où certaines têtes d'affiche ont cru bon de signaler leur vertu.
Daniel Warren Johnson - par exemple- était de ceux-là ; transformant Batman (dans sa version Absolute™) en protagoniste anti-I.C.E..
Il n'a pas été le seul, et j'ai pu voir un nombre croissant d'individus revendiquer des personnages de fiction, qu'ils transformaient en porte-parole leurs propres idées.
C'est dire le niveau.
Reste que l' United States Immigration and Customs Enforcement n'a pas toujours suscité cette haine. Non, le terme ne me semble pas trop fort.
Ainsi, en 2011, le patron de 12-Gauge Comics™, Keven Gardner a-t-il mandaté le scénariste Doug Wagner pour écrire une mini-série où la I.C.E. jouerait le rôle principal.
Une agence fédérale dont Wagner n'avait alors jamais entendu parler mais dont il dira aprés avoir pris ses renseignements - dans un entretien de l'époque, que sa « mission est extrêmement importante, [..] » et qu'elle « possède sans doute l’acronyme le plus cool de tous » !
Doug Wagner poussera la conscience professionnelle jusqu'à prendre contact avec un agent de la I.C.E., « un type vraiment sympa » qui le renseignera et lui racontera des histoires qui lui donneront le frisson. Mais rassurez-vous décalera encore le scénariste, « si vous vivez sur le territoire américain, l’ICE veille sur vous ». Amusant, non !?
Cette mini-série de cinq numéros donc - plutôt bien ficelée si vous aimez les histoires ceintures noires de manichéisme, dans lesquelles il y a des flics sévèrement burnés et des criminels qui méritent ce qui leur arrivent, a été suivie de deux autres tout aussi distrayantes.
Cette mini-série de cinq numéros donc - plutôt bien ficelée si vous aimez les histoires ceintures noires de manichéisme, dans lesquelles il y a des flics sévèrement burnés et des criminels qui méritent ce qui leur arrivent, a été suivie de deux autres tout aussi distrayantes.
En conclusion, si Doug Wagner n'obtiendra certainement pas le Pulitzer™ pour ses scénarios (qui ne méritent pas plus l’opprobre), il a en revanche trouvé, en ma modeste personne, un nouveau lecteur.
Et 12-Gauge Comics™ a désormais toute mon attention.
L'un et l'autre gagnent d'ailleurs a être mieux connus, compte tenu de ce que j'ai découvert dans leur catalogue !
L'un et l'autre gagnent d'ailleurs a être mieux connus, compte tenu de ce que j'ai découvert dans leur catalogue !
(À suivre ....)





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