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AlphaCore [Chuck Dixon / Joe Bennett]

Avant de lancer sa propre maison d'édition, Eric JULY était frontman et parolier du groupe de rap metal BACKWORDZ, et animateur de sa propre chaîne YouTube™, deux activités où il partageait sa philosophie libertarienne. Alors que le rap metal est historiquement et majoritairement marqué à gauche, JULY citait textuellement dans ses chansons des économistes libéraux majeurs comme Ludwig von MISES et Friedrich HAYEK. Shocking!
            Sa maison d'édition donc — RIPPAVERSE Comics®, est l'aboutissement de son combat politique, mais aussi des critiques très sévères qu'il tenait à l'encontre des éditeurs américains de BD mainstream (essentiellement Marvel™ & DC™), sur sa chaîne YouTube™ : non respect de la Continuité™, militantisme woke, etc.
             Paradoxalement, mais pas tellement si on s'arrête sur son rejet du militantisme, les bandes dessinées qu'il édite sont exemptes de politique politicienne & sociétale.  
            Très à droite selon nos critères hexagonaux, Eric JULY n'a pas hésité à mettre ses couilles sur la table lorsque — mis au pied du mur par ses followers qui lui disaient de montrer ce qu'il ferait s'il était à la tête de sa propre maison d'édition, en investissant ses propres deniers dans le lancement de 
RIPPAVERSE Comics® en 2022.
            Ce nom, pour la petite histoire vient de son pseudonyme sur Internet 
« YoungRippa59 », où « rippa » est un jeu de mots argotique qui fait directement référence à ses compétences de vocaliste, capable de « pousser » ou de 
« déchirer » sa voix au micro (« to rip a verse ») avec talent. 
            En plus d'être un redoutable business man, JULY a par exemple signé cet été un contrat avec Hachette Book Group®, il avait au préalable monté son propre site de logistique et d'expédition, et évité les plateforme de financement participatives en créant son propre site d'e-commerce. Bref, c'est visiblement quelqu'un qui a une vision à long terme pour sa maison d'édition.  
S'agissant du contrat avec Hachette®, il est aussi très intéressant pour les lecteurs qui résident en dehors des U.S.A., puisque dorénavant ils pourront passer par Amazon® pour les commandes, ce qui diminuera énormément les frais de port.
Or donc, un homme d'affaire avisé et courageux disais-je, mais c'est aussi quelqu'un qui a pensé son univers fictif de bande dessinée très en amont.
            Ainsi, dès Isom #1, le premier comic book à avoir été publié par 
RIPPAVERSE Comics®, AlphaCore fait une brève apparition — ainsi que Yaira un autre personnage qui a désormais aussi sa propre série.
Toutefois, Eric JULY va laisser les rênes de la série « AlphaCore » à Chuck DIXON, scénariste qu'on ne présente plus, et à Joe BENNETT qui s'était précédemment illustré sur The Immortal Hulk, en l'illustrant pour Marvel™.
            Dans la postface au premier numéro de la série DIXON explique qu'il a pris contact avec JULY pour lui faire part de ses conseils, puisqu'ils partagent tous les deux les mêmes idées sur les BIGTWO. Mais qu'il s'est rapidement aperçu que JULY maîtrisait bien son sujet ; en retour DIXON a été engagé par l’éditeur texan, et il est devenu depuis l'un des architectes du RIPPAVERSE (où il a créé, sur une idée de Joe BENNETT, le vigilante Horseman [Pour en savoir +].
            Cela dit DIXON n'a pas été seulement séduit par les idées du natif de Dallas, les salaires versés par RIPPAVERSE Comics® sont — dit-on, très supérieurs à ce que versent les BIGTWO ; et surtout,  ils sont versés en temps et en heure.
            Voilà pour une présentation succincte de cet éditeur, dont la lettre d'intention est de produire du divertissement ; en respectant les lecteurs et en bannissant la politique partisane et le progressisme (attention faux-ami). 
            « AlphaCore » apporte une petite variation dans le concept même d'équipe de super-héros, lesquels sont appelés dans cet univers : « excepts ». Le trio, composé de l'ex-militaire Bryan Solari, du mystérieux et mutique Jeramya Braxwell et de la pragmatique et déterminée Ingrid Valdez sont en effet membres de la police de Florespark, une ville (fictive) du Texas. Lequel est devenu un pays souverain et indépendant des États-Unis depuis la « Grande Guerre de Séparation » (à venir bientôt sur ce blog).
Ce rattachement institutionnel va d'ailleurs occuper la majeure partie des trois premiers numéros de la série.
            Y seront traités : le cadre d'intervention, Alphacore n'est pas primo intervenant et ses interventions ne concernent que les excepts. L'équipe est subventionnée par la mairie de Florespark (aux U.S.A. les services de police (police departements) sont municipaux), ce qui n'est pas du goût de tout le monde. À cela s'ajoute la lutte contre le crime, un grave accident de leur QG, l'Eagle's Nest, et bien sûr divers affrontement très pyrotechniques.
            Le troisième et dernier  numéro sorti pour l'instant, s’achève sur un cliffhanger (DIXON respecte à la lettre ses « Ten Commandments of Comic Book Scripting » et ses « Openings and How to Work Them ») et l'annonce d'un crossover avec The Horseman ! Yum-yum!
            En un peut plus de 200 pages maintenant, Chuck DIXON & Joe BENNETT ont donc mis en place une dynamique qui ne peut que fonctionner, « AlphaCore » exécute à la lettre les intentions d'Eric JULY : du divertissement pensé comme tel.  
            Les personnages, bien que pas encore très approfondis, montrent de belles qualités : Bryan Solari qui plante (littéralement) leur QG à cause de son impatience et d'une clé USB vérolée vaut son pesant de cacahuètes, et quelques sous-intrigues en cour laissent entrevoir d'autres bons moments.
            J'aurais un peu plus de réserve côté dessin/encrage et colorisation. Ça reste correct, mais l'encrage pêche un peu et les planches se reposent trop sur la colorisation pour donner du volume et de l'épaisseur aux personnages et aux structures, ce qui n'est pas ma tasse de thé.
Surtout que les crayonnés de Joe BENNETT sont d'un autre niveau !
            Bilan provisoire : « AlphaCore » tient les promesses faites par Eric JULY, soutenues par le professionnalisme de Chuck DIXON et Joe BENNETT — en proposant un très bon moment d'évasion. Et si j’accueille avec joie les économies que le contrat signé entre 
RIPPAVERSE Comics® et Hachette Book Group® va ma permettre de faire, je ne regrette pas l'investissement qu'auront été les trois premiers numéros commandés directement aux U.S.A..
 
(À suivre ....)

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