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Articles

The IPCRESS Files [ITV]

Rebaptisée « Harry Palmer : The Ipcress Files » pour sa diffusion par Prime Video™, de ce côté-ci du Channel , la série de 6 épisodes inspirée très librement d'un roman de L en D eighton, ajoute donc le nom du héros à son titre.  Lequel héros n'avait justement pas de nom dans le roman de 1962.             En effet, c'est lors des phases de développement du film, trois ans après la publication dudit roman, que l'équipe de production décide de donner un patronyme à l’agent secret, auparavant anonyme.  Lors d'un déjeuner, H arry S altzman, le producteur du film, propose à M ichael C aine l’interprète du personnage à l'écran un nom passe-partout : « Palmer » ! C aine, comme il le racontera dans son autobiographie, propose en réponse un prénom « Harry ». Ajoutant qu'il était aussi ennuyeux que Palmer était banal. Avant de réaliser que l’homme à qui il s’adressait se prénommait lui aussi H arry. Fair-play H arry S altzman acce...

COPRA [Michel Fiffe / Virgile Iscan]

Hommage à la Suicide Squad de J ohn O strander & L uke M c D onnell, et au savoir-faire industriel de J ack K irby (voir la page courrier infra ), la série de bande dessinée connue sous le nom de COPRA semble tout droit sorti d'un comic book Image™ des années 1990. Toute le répertoire s'y bouscule : de l'Élasthanne © , des (gros) muscles, des calibres, de la violence, de la Sf Potemkine, et des cliffhangers tellement nombreux qu'on dirait qu'il pleut des S tallone. Mais la vraie valeur ajoutée de cette histoire en bande dessinée, prévue en 50 numéros, c'est son dessin & son storytelling à nuls autre pareils. À tel point que la manière de raconter son histoire prend largement le pas sur ce que M ichel F iffe raconte. Véritable page-turner , COPRA c'est un R ob L iefeld qui a enfin appris à dessiner, en plus de s'être fait greffé le cerveau de S teve G erber. Pas moins ! Mais n'allons pas trop vite.             Né en 1979 à la Havane , sur l...

The Boys [Saison 3]

« The Boys », la série télévisée inspirée d'une bande dessinée américaine homonyme, écrite par G arth E nnis & dessinée par D arick R obertson (qui signe l'affiche ci-dessus) dont l'éditeur étasunien DC Comics™ a cru bon de se délester après 6 numéros seulement (la série complète compte 80 fascicules commercialisés par Dynamite Entertainment™), est de retour chez Prime Video™ pour sa troisième saison.             Un succès vidéo dont je pense qu'il tient en partie au rejet d'une partie de l'opinion (et surtout de ceux qui la font) qui ne voit pas d'un très bon œil la part de plus en plus grandissante que prend le (mauvais) genre superhéroïque.  D'aucuns parlent même d'entreprise de démolition « des ingrédients constitutifs de la mythologie des super-héros », en n'oubliant pas de signaler le « saisissant rapprochement entre la figure du justicier solitaire, investi par le hasard ou le destin (les superpouvoirs) d’un mandat ...

Utopia Avenue, un roman progressiste

Imaginez un M alcolm M c L aren d’aujourd’hui, recrutant pour un boy band comme il l’avait fait en 1975.              Mais au lieu d’engager 4 punks vociférant ce M c L aren conceptuel, qui d’ailleurs s’appellera Levon Frankland pendant plus de 700 pages, se préoccuperait plutôt d’inclusivité que de choquer le bourgeois. Enfin pas vraiment lui, mais D avid M itchell l’écrivain qui lui donne vie dans « Utopia Avenue », titre homonyme du groupe musical en question.  Rien ne manque en effet à la liste, il y a même un patriarche blanc de plus de 50 ans, quasi coupable d’un « féminicide ». Sans rire !              Or donc, cet éphémère groupe (imaginaire), Utopia Avenue donc, constitué sur les bases bien-pensantes d’aujourd’hui va remuer la scène musicale du Swinging London © , et croiser tout ce que le gotha Rock & Folk de la fin des sixties compte comme pointu...

Traqués [Adrian McKinty / Pierre Reignier]

La couverture est un condensé de ce qui nous attend, comme souvent lorsqu’il s’agit d’un roman dit de (mauvais) genre. Le titre, « Traqués », très explicite ; et l’illustration nous plonge déjà dans ce qu’on suppose (avec raison) être un survival . Doublé d’un mystère, si l'on est attentif.  Je poursuivrai mon autopsie en invitant B ryan E dward H ill, scénariste de bande dessinée et script doctor , qui est à l’origine d’une théorie.              Idéalement dit-il, dans un récit de (mauvais) genre « vous vous ne devriez pas avoir besoin du monstre, du voleur, du robot, etc. pour que votre conflit dramatique tienne la route. » Il doit y avoir, ajoute-t-il, un sérieux conflit dramatique avant même que ne soit introduit l'élément qui fera du récit en question un film de Sf, une BD de Fantasy ou comme ici un survival novel . Alors rassurez-vous, c’est bien le cas.  Même si celui-ci n’est pas apparent de prime abord....

True Detective [Saison 3]

« Le Temps loge hors de l'horloge » (E. Klein.) Alors qu'on vient d'annoncer une quatrième saison, mais sans N ic P izzolatto, le créateur de la série et principal scénariste des trois saisons précédentes, voire réalisateur de plusieurs épisodes ; je viens de terminer les huit épisodes de la dernière saison en date.                       Une saison qui paradoxalement bat en brèche la lettre d'intention du format, puisqu'il est explicitement fait référence dans cette histoire à celle de la première saison. Un univers fictionnel partagé donc, qui pour le coup en évoque un autre, du moins pour cette dernière ; celui de l'univers-bloc.             Nonobstant une dernière image de l'ultime épisode plutôt équivoque. Elle semble en effet dire que l'enquête sur la disparition des enfants Purcell , et tout ce que raconte les huit épisode...