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Le Murder Club du jeudi

Oui, je sais, ça commence mal. Un titre en globish , ça n'est guère engageant. Et pourtant cette enquête policière, menée par des retraités hauts en couleurs fait largement illusion.             Sa distribution convaincante, ses multiples clins d’œil, pas forcément volontaires (on retrouve ainsi une bonne partie des acteurs de la série Mobland ), son humour bon enfant, tout cela marche du tonnerre. Mais ce n'est qu'une illusion.             En effet, « Le Murder Club du jeudi » est un concentré de progressisme , certes bien banal (malheureusement).             Par exemple, le coupable de l'intrigue principale est un travailleur étranger à qui on a retiré son passeport. Il ne peut donc pas retourner voir sa mère, mourante. Et en plus, c'est un accident ; il ne voulait pas tuer. Le coupable est donc une quasi victime. Ça s'appelle le progressisme, ne riez pas !          ...

Islander [Caryl Férey / Corentin Rouge]

            « Islander », bande dessinée de presque 160 planches, dont c'est seulement le premier tome, commence de manière assez réaliste.             On y voit Le Havre , devenu un port d'immigration. Ici, pour ce qui nous concerne pour l'instant, ce sera vers l’ Écosse .             Et en se fiant à ce qui se passe actuellement en France  (mais qui a commence grosso merdo en 1976), il est clair qu'hormis une guerre, c'est ce qui nous attend. Chassés (ou soumis) par ceux-là mêmes qui comptent trouver en France ce qu'ils détruisent consciencieusement en y arrivant. Les Français, mais d'une manière globale, les Européens n'auront pas beaucoup de choix (À moins de stopper totalement l’immigration à laquelle on assiste). Et je ne vois par C aryl F érey nous raconter une guerre de type migratoire. > SOURIRE <   Or donc, Le Havre .             ...

Sans aucun remords [Tom Clancy / Jean Bonnefoy]

Hormis une très bonne traduction de J ean B onnefoy qui mériterait néanmoins d'être rafraîchie, et un final boss un poil trop long à mon goût ; « Sans aucun remords » de T om C lancy, est un petit chef-d’œuvre d'horlogerie romanesque qui vous donnera l'heure, mais pas dans le fuseau horaire que vous escomptiez.              Inspiré paraît-il par le premier roman de D avid M orrell - First Blood alias Rambo - « Sans aucun remords » ne sortira en librairie que 20 ans après les premières cogitations de T om C lancy.             Toujours est-il que l'action dudit roman se déroule au début des années 1970, après l'opération Ivory Coast - novembre 1970 - puisque l'une des intrigues s'en inspire comme le découvrira John Kelly .             Kelly , dont ce roman est en quelque sorte l' origin story , et qui sera plus tard connu dans le Ryanverse...

Havoc [Gareth Evans / Tom Hardy / Timothy Olyphant / Forrest Whitaker / Xavier Gens]

Tourné au Pays de Galles , la ville où se déroule une grande partie de l'action de « Havoc », le dernier film en date de G areth E vans, a tout d'une Gotham issue des pires cauchemars du commissaire Gordon .             Walker y est un flic blasé, divorcé, corrompu ; recette éculée mais que T om H ardy incarne avec conviction. Et beaucoup de présence. Dans tous les sens du terme.             En cette veille de Noël il apporte son aide au maire, Lawrence Beaumont ( F orrest W hitaker) une crapule avec qui il veut définitivement couper les ponts. C'est Noël après tout, tout le monde a le droit de rêver. Occupé à chercher le fils de Beaumont - pour le mettre à l'abri de la vindicte d'une triade, il devra aussi composer avec certains de ses collègues tout aussi ripoux que lui, O lyphant en tête.  Tout en se farcissant une nouvelle coéquipière, dont il ne veut pas. Professionn...

Faute avouée / La Dernière prise [George Pelecanos / Robert Pépin / Mireille Vignol]

Deux recueils m'ont fait passer le temps d'un aller-retour ferroviaire. « Faute avouée » et « La Dernière prise » de G eorge P elecanos.  Je m'étais dit que ça serait - peut-être, aussi, un bon moyen de renouer avec le natif de Washington , lui dont la ville de naissance est un personnage très important de sa bibliographie. Et que j'avais laissé en plan il y a déjà pas mal d'années.             « Ce n'est pas un auteur de policier classique. Chez lui, la résolution du crime n'est pas essentielle. C'est un portraitiste, avec un style très visuel », résume R obert P épin, son éditeur chez Calmann-Lévy™, et par ailleurs traducteur de « Faute avouée ».              Et en effet, P elecanos a ici un style très accrocheur dont d'ailleurs, je ne me souvenais pas. J'ai lu les nouvelles et les novellas de ces deux recueils sans presque m'ennuyer. Comme le dit G eorge P elec...

Ghost [John Ringo]

C'est sur la foi de sa réputation que j'ai commencé « Ghost » de J ohn R ingo. R ingo est en effet un auteur réputé de SfFF, notamment de science-fiction militaire, qui n'a pas été atteint par le virus woke . Mais je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai lu. Ce livre a d'ailleurs fait naitre pas mal de discussions, ainsi que des critiques très tranchées. Ce que j'ai appris plus tard.              Au point que J ohn R ingo a cru bon d'expliquer comment ce bouquin en est venu a être écrit, puis - ce qu'il ne comptait pas faire, publié.             R ingo, explique-t-il lui même est un type qui vit de son écriture ; il jongle entre les contrats et les avances pour ne pas manquer d'argent. Et « Ghost », ou du moins l'idée de départ, lui est venu après une période d'intense créativité. Et cette idée lui revenait régulièrement, l'empêchant quasiment de travailler sur autre chose. Ni tenant plus, il a ...