lundi 13 septembre 2010

The Expendables


... Ce qui élève les histoires au-dessus du niveau d'une simple bluette rétrospective est l'imaginative énergie et le talent déployé, [..] qui transcende la nostalgie et l'approche historique que toute histoire d'archéologie fort justement suscitera. [..], nous dit Alan Moore en parlant de la série de bande dessinée Planetary. Une préface qu'aurait dû lire Sylvester Stallone avant de tenter d'exhumer les baroudeurs des eighties.
Le problème récurrent des films d'équipe est la gestion des ego des uns et des autres, Tom Cruise a tranché le nœud gordien en devenant à lui seul l'IMF, Stallone quant à lui a le cul entre deux chaises étant donné que son film repose sur la présence des gros bras du siècle passé. Dilemme.


... Construit sur un scénario probablement écrit par un enfant, The Expendables est filmé par un caméraman apraxique ou bien est-ce le monteur, toujours est-il que toutes, je dis bien toutes les scènes d'action sont à jeter. Un comble pour un film d'action : Jet Li himself passe à la moulinette du montage, et c'est bien la peine d'avoir des types comme Randy Couture ou encore Steve Austin à l'écran.
Et je ne vous parle même pas de la poursuite en bagnole ... Ridicule !


 


Reste quelques rares dialogues tellement loufoques que je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un problème de traduction ; et un Mickey Rourke en Yoda qui s'occupe de métaphysique tout en peignant non pas la girafe mais une guitare, étonnifiant. 

Les années 80 ont bien changé.

   
Récapitulons. Un film d'équipe qui n'en est pas un, un film d'action filmé au marteau-piqueur, un scénario cousu de fil blanc, bref Stallone tente vainement de ranimer un cadavre ayant atteint la date de péremption, et nous offre de bien piètres convulsions filmées avec un téléphone portable ... dommage mais the show must go on alors vas-y Laurent, rock !


Oh my god !

2 commentaires:

  1. Ah m'sieur Dada, pas même un petit mot tendre pour le double mètre de Dolph Lundgren ? moi j'ai eu la larme à l'oeil en le revoyant sur grand écran. Je crois que la dernière fois que je l'ai vu dans un cinéma c'était pour L'Homme de guerre, un moment historique. Historique parce que je crois bien que nous avons été 3 en tout et pour tout à le voir à sa sortie.
    Ah non, il eut l'année d'après un rôle dans Johnny Mnemonic (failli l'oublier, un comble). Mais depuis lors, il m'avait manqué au ciné le grand suédois.

    Et là je suis forcé de me poser la question. Suis-je si seul que cela ?

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  2. Tu as raison, la similitude de son nom avec le mot "connard", surtout quand c'est Stallone qui le dit est amusante (du moins dans la version que j'ai vue). [-_ô]

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