L'évolution du marché de la presse a amené l'éditeur français Urban Comics, à revoir son offre. Si j'ai bien compris, un seul magazine paraîtra dorénavant via le réseau presse, le bien nommé « Batman bimestriel ». 328 pages, soit l'équivalent de 13 fascicules étasuniens, au prix de 12,90 €.
Un rapport « quantité / prix » qui laisse rêveur quand on connaît les prix des recueils vendus cette fois-ci en librairie, mais sous une couverture rigide.
Ce premier numéros contient la suite des aventures de Batman ; publiées aux U.S.A. par la revue homonyme, scénarisées par Tom King, lequel est ici épaulé par les dessinateurs Mikel Janin, et Lee Weeks (l'auteur de la couverture ci-contre, colorisée par Elizabeth Breitweiser) ; et celles écritent par Michael Moreci puis Bryan Hill, que publie Detective Comics ; une revue qui a accueilli, pour sa toute première apparition, dans son vingt-septième numéro en 1939, le justicier de Gotham City.
Deux séries qu'Urban Comics commercialisait précédemment dans feue « Batman Rebirth », une revue mensuelle qui a connu 24 numéros.
En sus de ces sept épisodes, le sommaire propose une mini-série, à l'histoire auto-contenue, qui met en scène le premier Robin de l'histoire, devenu dans les années 1980, sous l'égide de Marv Wolfman et de George Perez, le justicier connu sous le nom de code de Nightwing. Manière de s'émanciper de son mentor, et père de substitution, le célèbre Batman.
« Nightwing : Le nouvel ordre », la mini-série en question, scénarisée par Kyle Higgins, annonce dès son titre et la couverture de son premier numéro (ci-contre) son projet diégétique.
Dans un futur proche, Dick Grayson, alias Nighwing, est devenu père, et le responsable d'un projet visant à éradiquer les capacités surhumaines sur les territoire des États-Unis d'Amérique du Nord.
Kyle Higgins est un scénariste que j'ai découvert il y a un peu moins d'une dizaine d'années, au moment de la création d'un personnage surnommé Nightrunner, une sorte de Batman français, musulman, et adepte du Parkour™. Mais c'est surtout la lecture de la maxi-série intitulée « C.O.W.L. », qui m'a fait m'intéresser plus particulièrement à son travail.
Et depuis, les séries « Hadrian's Wall » et « The Dead Hand » notamment, j'ai pu constater que c'est un scénariste qui propose des idées souvent intéressantes, mais qui ne tiennent pas leurs promesses. Parfois à son corps défendant, comme dans le cas de l'ambitieux « C.O.W.L. », qui a dû être abrégée.
Cependant, à défaut d'être aussi innovants qu'ils pourraient l'être, ses récits sont souvent l'occasion de passer un bon moment.
Et ces six numéros d'un hypothétique futur dystopique n'y dérogent pas.
Quand bien même cette aventure aurait tout aussi bien pu être écrite pour d'autres personnages, l'éditeur DC Comics à qui ils appartiennent joue la sécurité, et mise bien évidemment sur un transfert de fans en proposant un Elseworld™ à l'ex-protégé du Caped Crusader.
Si Kyle Higgins traduit ici par Xavier Hanart, assure le minimum syndical, ses collaborateurs, dont le coloriste Dean White, s'en tirent encore mieux.
En effet, White et le dessinateur Trevor McCarthy compensent par leur talent respectif le manque d'ambition de l'intrigue - une carence plus structurelle qu'individuelle - pour un résultat global dans la moyenne haute de ce que produit habituellement DC Comics.
Multi-carte « Nightwing : Le nouvel ordre » s’apprécie sans connaissances préalables des personnages ; la limpidité du storytelling et la simplicité du contexte politique en font une lecture très accessible.
Idéale dans les transports en commun, cette mini-série convient aussi pour les jeunes lecteurs, et donc les néophytes.

Un rapport « quantité / prix » qui laisse rêveur quand on connaît les prix des recueils vendus cette fois-ci en librairie, mais sous une couverture rigide.
Ce premier numéros contient la suite des aventures de Batman ; publiées aux U.S.A. par la revue homonyme, scénarisées par Tom King, lequel est ici épaulé par les dessinateurs Mikel Janin, et Lee Weeks (l'auteur de la couverture ci-contre, colorisée par Elizabeth Breitweiser) ; et celles écritent par Michael Moreci puis Bryan Hill, que publie Detective Comics ; une revue qui a accueilli, pour sa toute première apparition, dans son vingt-septième numéro en 1939, le justicier de Gotham City.
Deux séries qu'Urban Comics commercialisait précédemment dans feue « Batman Rebirth », une revue mensuelle qui a connu 24 numéros.
En sus de ces sept épisodes, le sommaire propose une mini-série, à l'histoire auto-contenue, qui met en scène le premier Robin de l'histoire, devenu dans les années 1980, sous l'égide de Marv Wolfman et de George Perez, le justicier connu sous le nom de code de Nightwing. Manière de s'émanciper de son mentor, et père de substitution, le célèbre Batman.
« Nightwing : Le nouvel ordre », la mini-série en question, scénarisée par Kyle Higgins, annonce dès son titre et la couverture de son premier numéro (ci-contre) son projet diégétique.
Dans un futur proche, Dick Grayson, alias Nighwing, est devenu père, et le responsable d'un projet visant à éradiquer les capacités surhumaines sur les territoire des États-Unis d'Amérique du Nord.
Kyle Higgins est un scénariste que j'ai découvert il y a un peu moins d'une dizaine d'années, au moment de la création d'un personnage surnommé Nightrunner, une sorte de Batman français, musulman, et adepte du Parkour™. Mais c'est surtout la lecture de la maxi-série intitulée « C.O.W.L. », qui m'a fait m'intéresser plus particulièrement à son travail.
Et depuis, les séries « Hadrian's Wall » et « The Dead Hand » notamment, j'ai pu constater que c'est un scénariste qui propose des idées souvent intéressantes, mais qui ne tiennent pas leurs promesses. Parfois à son corps défendant, comme dans le cas de l'ambitieux « C.O.W.L. », qui a dû être abrégée.
Cependant, à défaut d'être aussi innovants qu'ils pourraient l'être, ses récits sont souvent l'occasion de passer un bon moment.
Et ces six numéros d'un hypothétique futur dystopique n'y dérogent pas.
Quand bien même cette aventure aurait tout aussi bien pu être écrite pour d'autres personnages, l'éditeur DC Comics à qui ils appartiennent joue la sécurité, et mise bien évidemment sur un transfert de fans en proposant un Elseworld™ à l'ex-protégé du Caped Crusader.
Si Kyle Higgins traduit ici par Xavier Hanart, assure le minimum syndical, ses collaborateurs, dont le coloriste Dean White, s'en tirent encore mieux.
En effet, White et le dessinateur Trevor McCarthy compensent par leur talent respectif le manque d'ambition de l'intrigue - une carence plus structurelle qu'individuelle - pour un résultat global dans la moyenne haute de ce que produit habituellement DC Comics.
Multi-carte « Nightwing : Le nouvel ordre » s’apprécie sans connaissances préalables des personnages ; la limpidité du storytelling et la simplicité du contexte politique en font une lecture très accessible.
Idéale dans les transports en commun, cette mini-série convient aussi pour les jeunes lecteurs, et donc les néophytes.
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