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Abrégé de cavorologie [Hippolyte Corégone]

Précédant de quelques semaines la sortie du premier titre 2022 d’Albin Michel Imaginaire™, « Abrégé de cavorologie » est une brochure disponible – gratuitement – au format numérique [LIEN]. 
Cadeau donc, mais surtout manière élégante de présenter, sous la forme d’un essai scientifique écrit par Hippolyte Corégone, l’uchronie intitulée Les Temps Ultramodernes05/01/2022
            En effet « Abrégé de cavorologie » détaille tout ce qu’il faut savoir sur la cavorite (ou cavorium) ; sa découverte, son exploitation, et surtout son influence planétaire. Car ce minerai a modifié en profondeur le cours des événements ; et les années 1920 qui sont décrites dans le roman à paraître, ne ressemblent pas tout à fait à celles qu'on peut découvrir dans nos livres d’Histoire. 
Mais revenons à cet « Abrégé de cavorologie ». 
            Divisé en six parties, plus un lexique, ce bref essai est, d’une manière générale, aussi ennuyeux que le serait l’un de ses homologues réellement scientifiques. Cet inconvénient ne vous concernera cependant que si vous ne présentez comme moi, que peu de dispositions pour les traités de ce genre. 
Car Hyppolyte Corégone est un vulgarisateur très méticuleux, et un brin fastidieux. 
Ce manque d’appétence grandissant qui m’a saisi en lisant cet essai, rend évident, mais de manière négative, le talent de son auteur Laurent Genefort.
            Car, le multi-récompensé écrivain de science-fiction ne se contente de livrer quelque chose qui ressemblerait à un traité scientifique. « Abrégé de cavorologie » est certes fantaisiste, mais il pousse par exemple la rigueur intellectuelle jusqu'à trouver une place à ce minerai imaginaire dans le tableau périodiques des éléments. Laquelle ne semble pas contredire les propriétés qui lui sont prêtées.
Dans sa postface Laurent Genefort remercie d'ailleurs quelques scientifiques chevronnés de l'aide qu'ils lui ont apporté. 
            Bref, si la somme de travail saute aux yeux, et si on peut supposer sans grand risque de se tromper que Laurent Genefort a pris beaucoup de plaisir à rédiger cet abrégé de vulgarisation, le contrecoup de sa réussite formelle réside- paradoxalement - tout entier dans celle-ci.
Rapidement ennuyeux comme un jour sans pain si votre intérêt pour la minéralogie est égal au mien, « Abrégé de cavorologie », comme son titre l'indique est néanmoins suffisamment court pour que l'ennui ne le dispute pas vraiment à l'enthousiasme devant ce tour de force.
Un bien beau présage pour la suite.
Laquelle devrait prendre la forme d'une nouvelle, à paraître dans le prochain Bifrost© [LIEN], mais aussi bien sûr dans Les Temps Ultramodernes [LIEN].
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Je voudrais remercier Gilles Dumay et les les éditions Albin Michel™ pour l'envoi de cet opuscule dans sa forme imprimée.

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