Accéder au contenu principal

« Poker jaune » et « Ramenez-moi vivante ! » [Michel Lespart]

« Poker jaune » et « Ramenez-moi vivante ! », deux romans publiés à la Série Noire™, respectivement en 1963 et 1964, et auxquels il manque (pour l'instant) Saint pétrole, pour que je puisse avoir fait le tour des missions de François Joran, agent spécial de renseignement et chef de mission itinérant du gouvernement français.
            Michel Lespart est l'un des nombreux pseudonymes qu'a utilisés Michel Beaudet (1925-2008) tout au long de sa carrière. Des noms de plume presque aussi nombreux que les divers métiers qu'il a exercés avant de devenir un tout aussi  prolifique écrivain. 
            Lauréat de deux prix ; celui du roman d'espionnage en 1960 et celui de la littérature policière 4 ans plus tard, l'auteur se caractérise par style dont la concision, la limpidité et la précision m'ont séduit. Et ce n'est pas la lecture d'Affaire classée aux Presses de la Cité™ qui me fera changer d'avis.
            Ces deux romans donc, presque des novellas, parviennent à planter un décor, y inscrire des personnage et à développer une intrigue captivante avec une économie (au sens propre) qui force le respect.
Autre atout, les ± soixante ans qui nous séparent de l'écriture de ces deux romans, ajoutent également au plaisir de lecture qu'ils procurent. 
            Avoir découvert Michel Beaudet, et toute sa théorie d'alias, est une joie que je souhaite à tous les amateurs de littérature de (mauvais) genre.  

(À suivre .......)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Dirty Harry ; critique d'une analyse politique partiale et idéologique

« Harry est un mal nécessaire, au même titre qu'un avocat ; lequel est prêt à tout pour arriver à ses fins, sans se soucier des conséquences de ses actes. Un avocat fait du droit sans se soucier de justice. Alors qu'Harry sert la justice sans ce soucier du droit. Ainsi son cœur est-il toujours du côté de la victime, alors qu'un avocat ajuste sa sympathie en fonction de ses intérêts. Un avocat peut être répugnant, mais on a besoin de lui. Et l'on peut penser la même chose d'Harry Callahan. ». ( J ohn M ilius.)             Au gré de recherches sur l'Internet © je suis tombé sur une vidéo [ Pour en savoir + ] dont le thème avait tout pour m'intéresser ; une analyse politique du cinéma dont le sujet est le film Dirty Harry 1971 . E astwood, S iegel, M ilius, le cinéma des années 1970, bref que du bon, et en plus dans un format ramassé (19'29").             D'entrée de jeu la vidéo s'attaque à une vieille lune : « À sa sortie en 1971, L’Inspect

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er