Comme dit précédemment [Pour en savoir +],The Horseman est une sorte Batman discount, croisé avec ce que serait un Punisher psychologiquement plus équilibré qu'il ne l'est généralement, dixit Chuck DIXON lui-même.
Dans ce premier numéro donc, qui faisait office de galop d'essai, Chuck DIXON mixait quelques citations cinématographiques, télévisée voire auto-référentielle : du menu fretin inspiré de Piège de cristal1988 + un Horseman version « witty hero », des gros bras à la manière de Gunhawk & Gunbunny, que DIXON avait lui-même inventés avec Graham NOLAN du temps où les deux compères travaillaient encore sur Batman — ici remplacés par Blitz et Sturm (tout un programme) ; deux ripoux — Milo Deems et Lex Tremayne, directement échappés de Payback1999 — où ils étaient interprétés par Bill DUKE et David PAYMER ; et last but not least : un caïd de la pègre de Florespark, dont tout laisse croire qu'il a passé pas mal de temps à la Satriale's Pork Store, charcuterie sise 101, Kearny Avenue à Kearny, dans le New Jersey.
Bref vous voyez le tableau.
La réception de cet album de 96 pages a donc valu à l'ex-militaire, Hector Caballero (sic) alias The Horseman de gagner ses galons de personnage récurrent dans le Rippaverse® [Pour en savoir +].
The Horseman, un vigilante au pays des « Excepts »
Hector Caballero endosse donc la tenue du Horseman, vole les criminels, et garde l'argent pour aider sa sœur, devenue paraplégique et veuve, à la suite du meurtre de son mari. Contrairement aux « Excepts », il n'a pas de facultés sur-humaines, seulement son entraînement militaire.
Alors que toute la pègre de Chicago s'est liguée contre lui, le climat étant devenu plus que malsain, il déménage à Florespark, au Texas — devenu depuis un pays souverain (explications à venir bientôt).
Les trois numéros de la série régulière à suivre (ongoing) installe le personnage dans son environnement familial : sa relation avec sa sœur et son neveu de 8 ans — qui savent qu'il est un justicier, ou plutôt qu'il était un justicier. Son nouveau travail. L'arrivée d'un mécène qui lui propose de le financer et de l'aider à combattre le crime. La raison qui lui fait remettre le masque. La découverte qu'il a finalement conclu un pacte faustien. Et de très bonnes doses d'affrontement avec le crime organisé.
Si je n'était pas trop amateur de l'encrage ni de la mise en couleur force m'est de constater que Joe BENNETT fait du très beau travail : des splash-pages pleines d'énergie, des cases format 16/9ème très cinématographiques, des personnages et des véhicules qui brisent souvent les « gouttières », des contre-plongées, des vues subjectives ; bref toute la panoplie d'un storyteller en pleine possession de ses moyens. Il n'y a rien à jeter !
Et s'agissant de l'encrage de Fabio JANSEN je lui trouve maintenant, malgré mes premières impressions, quelques qualités.
Idem pour les couleurs de J. BROWN dont j'apprécie de plus en plus le travail.
Fidèle à ses principes, Chuck DIXON termine le troisième (et dernier en date) numéro par un cliffhanger inattendu, et l'apparition d'un personnage qui ne l'est pas moins.
Si tout va bien, The Horseman va donc faire équipe avec AlphaCore au cours d'un crossover de trois numéros, lequel s'inscrit dans un event globale des série Rippaverse®. On est clairement dans de la BD américaine mainstream ; l'éditeur en reprend tous les codes.
Je ne sais pas comment ni quand vont être traité les deux cliffhanger : celui d'AlphaCore et celui de The Horseman ; car « Exclave » l’événement en question — dont les 3 numéros d' AlphaCore/Horseman: Exclave font partie, tire son origine dans la série Isom ?
Wait & see donc.
Reste en définitive que « The Horseman » est une excellente série, rien d'inattendu là-dedans pour le coup, avec des pointures comme DIXON et BENNETT — qui non seulement connaissent leur métier, mais en plus on l'air de s'entendre comme larrons en foire.
Pourvu que ça dure !
(À suivre .....)





Commentaires
Enregistrer un commentaire