Accéder au contenu principal

Pioneer One


... Je viens de regarder le pilot de la série Pioneer One, et je dois dire que je suis bluffé par l'idée de départ :
Un objet venant de l'espace survole le territoire étasunien en répandant des radiations. Craignant une attaque terroriste, une cellule de la NSA est dépêchée au Canada, lieu atterrissage de l'objet en question ....

... Si la Guerre froide a produit un lot conséquent de fictions exploitant la peur du Rouge venu de l'Est, l'Après-11 septembre a depuis, comme vous le savez, reprit le flambeau.  

Sauf que là, Pioneer One tire brillamment son épingle du jeu, du moins tel que le laisse entrevoir le pilot de la série. Un épisode d'une trentaine de minutes disponible sur les différents réseaux de partage offerts par Internet. Financé par les internautes à hauteur de 6000 $ avancent les milieux informés, Pioneer One shunte la télévision, et est disponible dés à présent, alors que le reste de la saison n'est pas encore en boîte.

Au-delà de cet aspect la 1/2 heure proposée  offre de belles perspectives si l'on considère son point de fuite matérialisé par ce pilot.

   
Choix dicté par son budget modeste ou par ses créateurs, il n'en demeure pas moins que l'on se croirait dans un épisode de Derrick (on y parle beaucoup et les décors sont modestes), cependant loin de brider l'histoire, (ou l'intérêt du  spectateur) cette ambiance, cette atmosphère participe au mystère entrevu dans cet épisode. Mieux elle lui donne une dimension supplémentaire.

Pour résumer sans déflorer, je dirais que Pioneer One combine 1/3 de conquête spatiale, 1/3 de paranoïa telle que pouvait la véhiculer l'URSS au pays de l'Oncle Sam mais transposée à l'ère du terrorisme post-11 septembre, 1/3 d'ambiance "documentaire" à l'instar de films comme The Paralax View ou encore Les 3 Jours du Condor et 1/3 d'originalité. 

 

... En tout cas je vais surveiller avec impatience et beaucoup d'attention la suite donnée à ce projet.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Juste cause [Sean Connery / Laurence Fishburne / Ed Harris / Kate Capshaw]

« Juste Cause 1995 » est un film qui cache admirablement son jeu.             Paul Armstrong , professeur à l'université de Harvard (MA), est abordé par une vieille dame qui lui remet une lettre. Elle vient de la part de son petit-fils, Bobby Earl , accusé du meurtre d'une enfant de 11 ans, et qui attend dans le « couloir de la mort » en Floride . Ce dernier sollicite l'aide du professeur, un farouche opposant à la peine capitale.   Dès le départ, « Juste Cause 1995 » joue sur les contradictions. Ainsi, Tanny Brown , « le pire flic anti-noir des Everglades », dixit la grand-mère de Bobby Earl , à l'origine de l'arrestation, est lui-même un africain-américain. Ceci étant, tout le film jouera à remettre en cause certains a priori , tout en déconstruisant ce que semblait proposer l'incipit du film d' A rne G limcher. La déconstruction en question est ici à entendre en tant que la mise en scène des contradictions de situations ...