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... J'ai plusieurs fois achoppé en essayant de lire Le Pendule de Foucault d'Umberto Eco et pour cause, sinon il n'y aurait pas eu de "plusieurs fois". Toutefois la lecture récente d'un billet échappé du bec d'un corbeau m'a remis sur les rails de la tentative - ainsi qu'une conjoncture astrale favorable, mais cette fois c'est patiné de ruse que j'ai entrepris de me lancer à l'assaut de l'ouvrage.



Ainsi, écouter Le Pendule de Foucault, magistralement lu par François Berland peut-il se faire, tout en lisant Everville de Clive Barker, sans oublier de commencer la longue geste du Marchand de sable, en une sorte de cérémonie multimédia protéiforme ..... , rien que ne saurait refuser un chamane dont les muscles sont l'esprit, autrement dit moi-même !

... Or donc il appert rapidement que ce livre propose une anamorphose, cet "art de la perspective secrète", nous dévoilant, avec une douce ironie où les chemins de la Révolutions peuvent mener, la carte mystique d'un Brésil magnifique, ou encore les dessous de l'édition, ... mais je n'ai pas encore tout écouter et je jubile par avance à ce qu'a comploté l'écrivain transalpin qui n'a pas les deux pieds dans le même escarpin. 
La maison Garamond n'est pas par ailleurs sans évoquer les éditions Retz et son excellente revue Planète, à tout le moins dans son syncrétisme viscéral (Extrait de l'émission La Nouvelle Fabrique de l'Histoire dans laquelle Emmanuel  Laurentin s'entretient avec François Richaudeau l'un des trois mousquetaires de la revue) : ...



J'ai, pour parachever ce satori protéiforme, également regardé hier soir  l'un des dessins animés inspiré de l'œuvre d'Hugo Pratt ..

Hugo Pratt par Milo Manara

.. dessin animé au rythme favorisant la méditation et à l'animation extrêmement léchée, je me suis ainsi surpris à suivre le vol d'une feuille ou encore l'évanescence d'une ombre, oublieux de l'indolence de l'histoire où il m'a semblé qu'il était question de train, d'or, de neige et de .... sociétés secrètes. Comme le monde est petit, n'est-il pas !? 

Epluracas orga !

Commentaires

  1. Une très belle adaptation à mon sens que le dessin animé Corto Maltese. J'aimerais en voir plus de ce calibre, tu devrais poursuivre l'expérience :)

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  2. Je reste assez mitigé, justement, sur le long métrage Corto. Techniquement, c'est étonnant, mais il y a des séries de choix bizarres qui font que je ne peux pas y adhérer totalement.

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  3. J'ai peut-être suivi de trop loin la bande-dessinée (quelques lectures éparses et séparées à chaque fois de quelques années) pour bien repérer les trahisons. Mais j'ai passé de bons moments et la réalisation est vraiment léchée.

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  4. Chez moi, c'est l'adaptation des celtiques qui passe le moins. L'histoire avec le montreur de marionnettes et Roland qui a été éludée. (Je l'avais lue dans Pif - et oui, dans Pif !) Et puis comme dit mon médecin (argument d'autorité médicale), Corto, c'est fait pour être lu en noir et blanc.

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Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spiroude 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par Philippe Manœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant. Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82.

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