vendredi 29 décembre 2017

Osama [Lavie Tidhar]

















La réalité est une fiction qui a réussi !

.... Roman policier « métaphysique » [Pour en savoir +] en ce qu'il parodie ou détourne de manière subversive les codes du récit policier traditionnel, avec pour effet d’interroger les mystères de l’Être et de la Connaissance (oui avec des majuscules) au-delà du simple artifice du genre dans lequel il s'inscrit, Osama de Lavie Tidhar, est tout entier contenu dans la magnifique couverture de Pedro Marques ; qui en restitue superbement l'atmosphère.

Ombres portées d'une tragédie au travers d'une quête particulièrement culottée, celle d'un auteur d'une série de romans de gare intitulés Ousama ben Laden, Justice sommaire, le roman de Lavie Tidhar (traduit par Florence Dolisi) est le prétexte à une plongée dans notre imaginaire collectif tout autant que dans notre Histoire.
La proximité de ce qu'il évoque, et l'apparente provocation de son sujet, risquent d'éloigner plus d'un lecteurs (et j'en parle en connaissance de cause). Et pourtant, cette histoire très touchante est écrite avec beaucoup de finesse et d'attention.

.... Mener de front une réflexion sérieuse sur le terrorisme, tout en proposant un récit nécessitant une bonne dose de suspension volontaire d'incrédulité n'est pas la moindre des gageures à laquelle s'est attelé l'auteur ; le résultat n'en est que plus extraordinaire.    

3 commentaires:

  1. Salut,Artemus Dada.

    C'est Regulator qui tu connais via comics Sanctuary.

    Je me demandais à propos de ce livre...
    En vo,la série dans le roman s'appelle "Osama Bin Laden Pulp Vigilante".

    Ma question est:en quoi est-il un "pulp vigilante"dans ces romans dans le roman?

    Cordialement.

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    Réponses
    1. Salut amigo !

      Tout d'abord les extraits de "romans" dans le roman sont peu présents. On y évoque plutôt des titres de romans. Cependant l'idée d'un "pulp vigilante" vient du rapprochement fait avec des séries bon marché, type "romans de gare" genre l'Exécuteur ou L'Implacable.
      Mais il s'agit surtout d'une surimpression, d'une manière de présenter la chose. On pourrait même dire qu'Osama est le grand absent du récit.
      C'est un McGuffin dans toute sa splendeur.

      Voili, voilà [-_ô]

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