Accéder au contenu principal

Carnage, la fin [Conway/Perkins] Panini

Lettrage U.S VC'S Joe Sabino
.... Baroud d'honneur de 6 numéros, compilés ici dans le Spider-Man Universe numéro 3, la série Carnage tire donc sa révérence en décembre dans un crescendo de ce qui a déjà fait l'attrait des 10 précédents numéros [Pour en savoir +].
Toujours placé sous le haut patronage du maintenant très célèbre « mythe de Cthulhu », et de péripéties qui ne font pas mentir son titre, ce dernier arc narratif tient un peu - malgré tout - de la mesure dilatoire. Gerry Conway, en vieux routier de l'imaginaire sait faire illusion, soutenu par le trait bien gras de son dessinateur Mike Perkins, aux pleines pages explosives, et les couleurs anxiogènes et malsaines d'Andy Troy, et je lui pardonne d'avoir un peu tiré sur la corde, mais un resserrement de l'histoire ne lui aurait pas fait de mal non plus.

.... Reste également la satisfaction d'avoir une histoire complète (en trois numéros pour la version française), dont visiblement le seul but était de divertir ceux qui la liraient, sans autres ambitions.
Ce qui soit-dit en passant est un objectif un peu perdu de vue, chez certains auteurs actuels de bédés américaines.

L'équilibre entre la satisfaction que procure ce type d'histoire est aussi atteint grâce au prix du format dans lequel elle est proposée. 5,90 € pour 6 numéros (dans l'édition étasunienne), c'est d'un excellent rapport qualité/prix**.
À comparer aux prix pratiqués outre-Atlantique, ou à ceux de la librairie hexagonale, les revues kiosques, lorsqu'elles proposent des numéros consacrés à une seule série (au contraire du format anthologique) sont imbattables.
Ce qui ne veut évidemment pas dire que toutes les séries se valent, sous prétexte de ne pas être onéreuses. Mais Carnage (traduite par Sophie Watine-Vievard et lettrée par Laurence Hingray & Christophe Semal) s'en sort plutôt bien.
_________________
** À titre de comparaison j'ai emprunté ces jours-ci, à la médiathèque, la mini-série TURF (de Jonathan Ross & Tommy Lee Edwards) publiée en son temps par l'éditeur Emmanuel Proust, donc 5 numéros (dans l'édition originale), en deux tomes vendus 15,50 € pièce. Bouffre !
Bon dans ce cas précis, même un prix kiosque n'aurait rien changé au beau gâchis de cette aventure, pourtant prometteuse.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Atlanta Deathwatch [Ralph Dennis]

Dans le courant des années 1970, un sous-(mauvais) genre populaire promettait des romans d'action au format « poche » ( paperbacks ), sous des couvertures aussi aguichantes que ce que s'attendait à y trouver les amateurs, essentiellement masculins, de ce type de lecture.  Prétexte à des scènes plus « chaudes » les unes que les autres, l'action (qui prenait souvent l'apparence d'une violence complaisante) n'y était là que pour empêcher lesdits romans d'être exclusivement vendus dans les sex-shops . Ou peu s'en faut.  Toutefois au sein de cette production standardisée (et nombreuse), certains auteurs arrivaient à sortir du lot en produisant des récits hard-boiled qui n'avaient rien à envier à ceux des maîtres du genre - H ammett, C handler pour ne citer qu'eux, mais dans un registre un peu différent.  R alph D ennis (1931-1988) était de ceux-là.              Jim Hardman est un ex-policier dans la quarantaine, détective privé sans licence, du moins

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er