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Exiles #1 & 2 [Saladin Ahmed/Javier Rodriguez]

.... De manière assez amusante, dans un entretien que j'ai lu du scénariste Saladin Ahmed, où il donne un avant-goût de la nouvelle série qu'il écrit pour la maison d'édition Marvel, celui-ci (malgré son expérience de romancier) explique en substance que, jeune auteur de la Maison des Idées (la maxi-série Black Bolt) il découvre que d'une part, les différentes histoires sont planifiées des mois à l'avance, qu'elles dépendent les unes des autres (principe de continuité), et qu'elles sont influencées par les autres médias ; autrement dit les blockbusters bien connus qui cartonnent au cinéma.
Et que se retrouver sur une série comme Exile, qui racontent les aventures d'une équipe de personnages venus d'univers alternatifs, devant réparer ce même multivers, lui donne plus de liberté. Dont acte !
Exile/2002/Panini : Winick & Mckone
Seulement voilà, dans cette même interview, il fait clairement référence à la Sarah Connor de Terminator en décrivant l'un des équipières de Blink, et s'inspire de la prestation de Tessa Thompson dans Thor, pour sa propre Valkyrie. Je n'insisterai pas en mentionnant la référence à Code Quantum, qui est faite dans ladite discussion, elle était déjà là dans la première version de la série publiée dès 2001 par Marvel. En définitive, plutôt que d'être aux ordres de la planification cinématographique, il retourne la situation en sa faveur, et pioche dans ce qui l'intéresse. Pour un nouveau venu, Saladin Ahmed montre un esprit déjà bien retors ; plutôt de bonne augure pour la suite.

.... Or donc, comme précisé supra, Blink se retrouve de nouveau aux commandes des Exiles, comme dans l'équipe originale* de Judd Winick & Mike McKone ; cette fois-ci elle est mandatée par un nouveau superviseur (personnage que j'ai plaisir à revoir soit dit en passant), et le premier épisode lui assigne de nouveaux équipiers et nous révèle dans un cliffhanger final, l'origine de la menace. Un numéro qui va vite, joliment écrit. Javier Rodriguez y montre également toute l'étendu de son talent artistique (vu notamment sur un spin-off de la série Dr. Strange si je ne m'abuse), lequel ne sera pas pour rien dans mon envie de continuer ou pas cette nouvelle série, bref c'est très prometteur. Et roboratif.

Exile #2 : L'aventure continue, sans faiblir.
Le recrutement se poursuit, et les deux compères aux manettes font feu de tout bois pour accrocher leur(s) lecteur(s). Si la menace se précise, ce deuxième numéro se clôt sur une explosion diégétique, laquelle transforme ce singulier scénario en une approche beaucoup plus modulaire. Les planètes sont toujours alignées (contrairement à ce qui se passe dans la série ceci dit), pour que l'excellence soit au rendez-vous des prochains épisodes.

.... Véritable catalogue de ce qui nous attend (du moins est-on en droit de le supposer), ces deux premiers numéros d'Exiles ont tout pour plaire aux amateurs de distractions de qualité, à condition de ne pas s'attendre à jouer dans la catégorie « art & essai ».

(À suivre .....
__________________________
* Exile première du nom, si elle a été écrite par Winick et dessinée par McKone est aussi, dit-on, une création que l'on peut porter au crédit de deux editors de la Marvel d'alors : Mike Marts (en résidence chez AfterShock Comics depuis 2015), et Mike Raicht par ailleurs scénariste de Wild Blue Yonder [Pour en savoir +] et de L'Étoffe des Légendes      

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