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The Suicide Squad [ James Gunn & Co. ]

D’après le réalisateur James Gunn, John Ostrander, le scénariste de bandes dessinées qui a recréé la Suicide Squad® en 1987 - et à qui le réalisateur a offert un caméo, est ravi par le film. 
Autrement dit, malgré une direction aux antipodes de celle qu’il avait adoptée lors de son run (1987-1992), John Ostrander accorde son onction au jeune prodige. Sympa ! 
Lequel réalisateur réutilise tout ce qui a fait le succès des Gardiens de la galaxie i.e. : si vous avez aimé les deux blockbusters du MCU™, vous aimerez ce nouvel épisode de la Suicide Squad®. Quand bien même la formule gagnante est en contradiction complète avec l’idée-force de l’équipe cornaquée au siècle dernier par John Ostrander ; où chaque membre était susceptible de mourir pour l’accomplissement de la mission. 
            James Gunn opte en effet pour le ton parodique qu’on lui connaît, un choix déterminisme qui transforme tous ses personnages en caricature, certes très amusantes, mais dont le destin importe moins que leur prochaine blague. Contrairement au ton sérieux et réaliste (grim & gritty) de la série de comic books. Toutes choses égales par ailleurs.
Ne vous méprenez pas, des morts il y en a, c’est même une hécatombe. Mais aucun qui risque de vous émouvoir. C'est sûrement le prix à payer lorsqu'on veut marier la carpe et le lapin.
Même le statut criminel des recrues est minoré. 
L’excellente séquence de l’attaque du village où est retenu en otage l’un des membres de l’équipe conjugue tout ce que la parodie peut à la fois faire, et défaire. La quintessence de la formule Gunn. 
            Du côté de la distribution, tous les comédiens sont excellents dans leur registre respectif, mais le personnage qui finalement s’en sort le mieux est - de mon point de vue - Peacemaker. Même s’il faut pour cela attendre le dernier segment d’un film un poil (trop) long à mon goût pour qu’il acquiert une profondeur psychologique qui manque cruellement à ses partenaires. Cela dit King Shark, qui obtient également le prix Kawaï© dans la catégorie « Miam-miam », peut s’enorgueillir d’être couronné mascotte officielle du film. Un prix et un couronnement largement mérités.
            Reste donc un très bon divertissement certifié Bolt porn™, où la débauche de violence et d’explosions est à la dramaturgie ce que le buffet à volonté est à la gastronomie. Rien qui ne puisse être reproché à James Gunn au vu de sa filmographie (le déterminisme mentionné supra), mais une déception certaine, vu le matériau de base. 

Commentaires

  1. Bonjour Artemus.

    Toujours aussi intéressant, instructif que de suivre ton site qui vise la substance des oeuvres,
    ce qui demeure vraiment rare.
    Bravo pour les lectures de livres, comme de comics, ou ici de leurs adaptations...
    J'ai pas mal apprécié ce film, en effet, qui élève quand même le niveau de violence à un certain niveau (le problème est que ce niveau pourrait devenir un standard, et que l'on s'y habitue...).
    J'ai pas mal apprécié ce film, tout comme le personnage d'anti captain America, ou même certains autres. Sachant que la caractérisation des personnages demeure, là encore, une denrée rare...

    Bref, un film bien enlevé, qui atteint son but et qui laisse un souvenir assez positif une fois le film diffusé. C'est déjà beaucoup !

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