jeudi 30 décembre 2010

Marge Simpson nue dans Playboy

Orphée aux étoiles

... Jean-Daniel Brèque a consacré à Poul Anderson un bien bel essai. Relativement court, un peu plus de 200 pages mais particulièrement dense et surtout, bien écrit. Orphée aux étoiles propose de retracer la biographie d'Anderson, d'analyser plusieurs de ses ouvrages, fournit une bibliographie commentée, et tout cela sous l'autorité de l'un de ses traducteurs.
Cependant Orphée aux étoiles nous offre aussi un panorama de la science-fiction des années 50 jusqu'au début du XXIième siècle au travers du travail d'écrivain de Poul Anderson : Extraits d'entretiens, anecdotes qui nous apprennent par exemple d'où vient l'expression hard science, ou celle à propos d'une nouvelle probablement écrite à partir d'une illustration (pratique qui avait déjà cours du temps d'Hugo Gernsback notamment dans le cadre de concours de nouvelles). On apprend aussi l'influence qu'a eu Poul Anderson sur quelqu'un comme Michael Moorcock, bref la petite et la grande histoire de la SF en seulement 238 pages !

Et si pour moi Poul Anderson est un auteur dont j'apprécie tout particulièrement le pendant de son œuvre qui traite de science-faërie, son champ d'action est bien entendu beaucoup  plus vaste.



... Or donc puisqu'il faut conclure, laissez-moi vous proposer  l'introduction au recueil Trois cœurs, trois lions justement publié sous la direction de Jean-Daniel Brèque, qui signe aussi la traduction ou revisite celle déjà publiée (étonnant non!?).


mercredi 29 décembre 2010

Archie Cash

... Après vous avoir parlé du Flingueur pouvais-je ne pas parler d'Archie Cash ? 
Certainement, cependant le baroudeur dont les aventures se déroulaient dans les pages de l'hebdomadaire SPIROU méritait un petit coup de projecteur, ne serait-ce que pour sa ressemblance certainement pas fortuite avec Charles Bronson.






Quelques quatrièmes de couverture ...





Et une histoire courte issue de l'album Un train d'enfer.

mardi 28 décembre 2010

Le Flingueur



... Le Flingueur débute in medias res et, durant 15 minutes aucune parole n'est échangée, aucune relation n'est tissée entre les personnages ; on suit les préparatifs méticuleux d'un assassinat. Si cette entrée en matière est un véritable tour de force elle est aussi l'incipit du film, et le portrait psychologique d'Arthur Bishop.

Entropie : Grandeur qui permet d'évaluer la dégradation d'un système. Désordre.

Le 2ième principe de la thermodynamique peut s'énoncer de la façon suivante : Toute transformation d'un système thermodynamique s'effectue avec une augmentation de l'entropie incluant l'entropie du système et celui du milieu extérieur.

Arthur Bishop est un homme qui évolue selon ses règles, détaché, hiératique, monolithique, ... en un mot mécanique. Arthur Bishop est un tueur à gages.
Deux séquences sont emblématiques du personnage : celle ou il va rendre visite à son "amie", et celle où il est sollicité par un ami de son père,  on y voit clairement la relation qu'il entretien avec son "biotope". Cependant cette belle mécanique va être grippée par l'arrivée d'un jeune trublion à sang froid lui aussi : Steve McKenna.     

L'inévitable toile euristique,  indispensable artefact psychogéographique à partir duquel né le plan, celui qui permet l'élimination de la cible
Son arrivée est par ailleurs placée sous le signe de l'argent, de la mort et de la perturbation, un triptyque qui va se révéler fractal à l'échelle macroscopique. Une perturbation d'abord légère comme celle d'un papillon, puis au cimetière un peu plus prononcée pour aboutir à une forme d'apothéose chaotique lors de la fête qu'il a organisée impulsée dans sa nouvelle maison, héritée à la mort de son père. Mais cette apothéose ludique est surtout un présage, comme l'on dit : "Pour connaître le futur, il suffit d'attendre !".

Mais comme chacun sait également, les contraires s'attirent et Bishop le prendra sous son aile comme jeune apprenti. Une polarité toute relative toutefois, puisque les deux hommes montrent la même froideur envers leurs contemporains.


Sec comme un coup de trique sur des fesses de bébé, Le Flingueur (The Mechanic) est un film à découvrir ou à revoir, l'interprétation de Charles Bronson y est magistrale et la construction du récit est  une belle architecture. La fin agissant comme un feedback  sur l'histoire en lui donnant une nouvelle valeur de sortie.

Probablement l'un des mes films favoris avec cet acteur, à égale position dans mon palmarès personnel avec Le passager de la pluie de René Clément.

lundi 27 décembre 2010

Le Parkour fait école

... J'ai pour ma part découvert le Parkour à la télévision, lors d'un numéro de Tracks sur ARTE au sicècle dernier, j'ai ensuite suivi les frasques de Jack Hawksmoor grâce à Warren Ellis, un personnage à qui cette pratique ne devait pas être totalement inconnue. Ellis toujours, a fait de l'un des membres de Global Frequency une pratiquante de Parkour (On peut d'ailleurs apercevoir la jeune femme dans le pilot de la série télévisée). Un détour par le grand écran sous la férule de Luc Besson a donné aux Yamakasis une renommée interplanétaire.

Cette fois-ci, c'est dans le giron batmanien que nous découvrons un traceur du nom de Bilal

Batman annual n°28
Le Batman annual #28 nous propose ainsi une excellente histoire consacrée entièrement au Nightrunner, plutôt bien documentée et d'une prestance artistique de haut niveau

Merci à Jay pour l'info.

dimanche 26 décembre 2010

Total Recall 2070

... Voilà une série qui commence bien, le pilot d'une heure vingt met en place un macrocosme qui semble inspiré directement de celui de l'écrivain Philip Kindred Dick.


Ne serait-ce qu'au travers de son titre, mais ce n'est pas tout. Météo & melting pot à la Blade Runner, sentiment paranoïaque exacerbé, des robots forcément dont certains sembles avoir développé une "conscience", une agence de "voyages" franchise de celle du film de  Paul Verhoeven, la planète Mars ..


Et un duo de flics à la Holmes & Yoyo, qui marche plutôt bien.


Et puis badaBOUM ! Toute cette belle entreprise se casse la gueule dés l'épisode suivant. Toutes les pistes aperçues lors du pilot disparaissent de la circulation pour ne laisser place qu'a une série policière comme la télévision en commet de manière pléthorique, celle-ci vaguement située dans le futur. Un futur plutôt relatif quant à la façon de mener les investigations pour qui a vu Les Experts.
J'aurais peut-être dû m'en douter d'ailleurs, après avoir cherché en vain une référence à Dick lors du déroulement du générique.



Toujours est-il que je vous passe la scène de porno soft (very soft) qui semble être dans le cahier des charges puisque chaque épisode nous en montre une (ou deux), un spectacle en tout cas qui n'a pas suffit pas à m'hameçonner.
Total Recall 207  est  peut-être une série qui se bonifie avec le temps mais je ne saurais le dire ayant quitté l'année 2070 dés le quatrième épisode car, comme l'a dit Philip Dick ; Si ce monde vous déplaît ....

samedi 25 décembre 2010

vendredi 24 décembre 2010

jeudi 23 décembre 2010

Batman & Co.

... Première incursion dans la nuit gothamite avec le dessin animé Under the Red HoodBatman est opposé à un nouveau venu en ville le Red Hood. On croise en plus des malfrats de seconde zone peuplant le milieu interlope de la ville quelques pointures du crime  ; le Joker, Ra's al Ghul, Black Mask, sans oublier quelques justicier : Robin, Nigtwing. Et bien sûr Red Hood dont l'identité sert de MacGuffin. Un prétexte qui ne fait guère illusion longtemps.


Mais ça n'a pas beaucoup d'importance.
car si son identité ne fait pas de doute, tout cela est rondement mené. Tant au niveau du rythme, trépidante, que des motivations du Red Hood et de la psychologies des autres acteurs de cette sinistre machination.


Un bien sympathique dessin animé.


... Deuxième irruption à Gotham, cette fois-ci par le biais d'un court métrage, très court : 8 minutes, qui compte tenu de sa durée ne fait pas dans les fioritures. vous l'aurez devinez C'est en quelques sorte un extrait de la vie de Batman, une nuit parmi d'autres à traquer le crime ... sauf que là il va devoir faire face, hormis le Joker à deux menaces inattendues.

Joliment réalisé et interprété, une belle et efficace utilisation de la musique, des costumes convaincants, et des personnages bien compris à la psychologie bien rendue.



Bref, un court mais bon moment en compagnie de Batman.

mercredi 22 décembre 2010

mardi 21 décembre 2010

The First Men in The Moon

I was the first man on in the Moon
... Encore une belle réussite de la télévision britannique, The First Men in the Moon est un très très bon téléfilm. Basé sur le roman de Wells, il reprend peu ou prou (forcément) le scénario de la version cinématographie de 1964 en l'élaguant quelque peu. Mark Gatliss campe un Cavor beaucoup moins exubérant que son homologue de 1964, et fort attachant.

Le professeur Cavor
Rien n'est laissé au hasard, ainsi lors de la démonstration de la Cavorite, je me disais "Mais le pinceau, il devrait s'envoler ... et whoosh ! Le voilà qu'il s'envole"". 
J'ai beaucoup aimé aussi le jeu de miroir avec la pomme (celle de Newton bien entendu), lorsque Cavor a l'idée de son module. Le dispositif narratif renvoie bien sûr à Georges Méliès, et si Cavor emporte les œuvres de Shakespeare, il lit forcément La Tempête, dont certains pensent qu'elle était une pièce de propagande pour "pousser la cause de l'exploration, de la colonisation et de la cartographie". Il y a ici ou là quelques clins d'œil mais qui ne sont en aucun cas nécessaires au plaisir immédiat que l'on prend à regarder nos deux astronautes édouardiens.  


L'ambiance sur la Lune, l'atmosphère de ces séquences m'a rappelé  avec un certain plaisir je dois dire, l'émission Bonne nuit les petits avec Nounours & Pimprenelle, dépaysement assuré.

Les Sélénites sont plutôt réussis ..

Sélénites:


Bref un moment fort divertissant, et alors même que j'ai préféré la conclusion du film de Nathan Juran au sujet des Sélénites, le film de Mark Gatiss réussit une séquence particulièrement émouvante avec l'alunissage d'Apollo 11 et cette famille qui le regarde à la télévision, et l'expression du jeune garçon.

FIN:

On peut lire également ici un autre billet sur le film.


lundi 20 décembre 2010

Les premiers hommes dans la Lune


... En 1964 une mission spatiale composée de Russes et d'Étasuniens met le pied sur la Lune, pour s'apercevoir qu'ils ne sont pas les premiers .....


La même année un film retrace leur mésaventure.


... Placé sous le signe de l'humour le film de Nathan Juran s'inspire du roman d'Herbert George Wells écrit au début du 20ième siècle, comme chacun sait. Humour donc, et aventure balisent les péripéties qui vont conduire le professeur Cavor sur la Lune grâce à son invention la Cavorite ...


Film éminemment sympathique, et utopiste - la mission russo-étasunienne - il ne s'interdit pas de nous entrainer sur la piste d'une réflexion sur notre besoin de conquête et des conséquences que cela entraine, pour dézinguer tout cela avec la derniére réplique d'Arnold Bedford, témoin et compagnon de Joseph Cavor.

Si les trucages paraissent datés (ils le sont d'ailleurs), ils ajoutent à cette sensation d'émerveillement que d'aucuns recherchent et participent à l'ambiance farcesque du film. Sympathique !   

dimanche 19 décembre 2010

Tom Strong & the Robots of Doom

Tahomeh, les amis ...

... La reprise par le scénariste Peter Hogan du personnage créé par Moore est une belle réussite. Bon, Hogan connait parfaitement l'univers du héros de la science pour l'avoir animé durant quelques épisodes et pour avoir écrit les deux mini séries consacrées à Terra Obscura.

Voyage dans le Temps, famille, péripéties, univers parallèles Peter Hogan & Chris Sprouse ne ménagent pas leur héros. La réussite (du moins selon mon point de vue) de cette reprise continuation des aventures du protecteur de Millennium City incombe aussi en grande partie à l'équipe artistique (déjà présente du temps de Moore). Que ce soit Chris Sprouse déjà cité, Karl Story ou encore Todd Klein. Darlene Royer la coloriste me semble nouvelle sur le titre, il n'en demeure pas moins qu'elle effectue là un très beau travail. 


Peter Hogan a aussi le bon goût d'introduire dans cette histoire plusieurs artefacts de l'époque de Moore (sans pour cela qu'il faille connaître obligatoirement celle-ci) : Albretch & sa mère, le Dr Permafrost (au magnifique costume) personnage que connait bien Hogan pour lui avoir donné le beau rôle dans une magnifique aventure ( Tom Strong n° 24 & 35), les Salamanders (voir supra), ou encore un médaillon qui a déjà fait parler de lui.

Le scénariste cite également, avec à-propos deux inventions de son cru que l'on a vu dans le one-shot ...

Sans oublier les Deros qui n'appartiennent pas à proprement parler à l'univers d'ABC mais à celui de la science-fiction (Voir également ici). 

Or donc, Tom Strong est un personnage auquel j'ai consacré pas mal d'articles, et une série (sur laquelle j'ai échafaudé une théorie)  dont je pense qu'elle est l'une des plus intéressantes jamais écrite par Alan Moore. 



Selon l'un des axes de cette théorie, Tom Strong descend tout droit de Captain Marvel, et les Salamenders/ les Salamandres (Tom Strong n°8) apportent une nouvelle "preuve" à cette affirmation.



Dans The Marvel Family n° 64 de l'édition anglaise, Captain Marvel se confronte aussi à des hommes de lave ..


Hasard ? Coïncidence ? Ou synchronicité ?

Toujours est-il que l'édition anglaise des aventures de Captain Marvel semble aussi apporter une signification supplémentaire au symbole qui orne la poitrine de Tom Strong ....

Le triangle qui ornait les publications L.Miller & son.

Pour lire l'intégralité de l'aventure intitulée Captain Marvel and The Volcano Men, c'est par ici.