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Joseph Campbell

Fred Van Lente & Ryan Dunlavey
... Suite à ma lecture de la série de BD Incredible Hercules et à l'utilisation dans celle-ci des théories de Joseph Campbell j'ai eu l'envie de me replonger dans son livre certainement le plus célèbre ... Les Héros sont Éternels.

J'avais oublié que dés le début de son ouvrage Campbell loue la psychanalyse avec autant force, en citant le cas d'un Œdipe (du moins d'après lui) :

..."J'ai rêvé", écrit un jeune Américain au rédacteur d'une chronique publié par une chaîne de journaux, "que je réparais la toiture de notre maison. Soudain, j'entendis la voix de mon père qui, resté à terre, m'appelait d'en bas. Je me retournais vivement pour mieux l'entendre et, dans un mouvement que je fis, le marteau m'échappa des mains, glissa sur la pente du toit et disparut par-dessus bord. J'entendis un bruit sourd, comme un corps qui tombe.
..."Affolé, je descendis l'échelle et trouvais mon père étendu à terre, mort, la tête baignant dans le sang. J'en ressentis une profonde douleur et, tout en sanglotant, je me mis à appeler ma mère. Elle sortit de sa maison et me prit dans ses bras : "Ne t'en fais pas mon fils ! C'est un accident", me dit-elle. "Je sais bien que tu t'occuperas de moi, même s'il n'est plus là." Elle m'embrassa et je me réveillais.
... "Je suis l'ainé de la famille et j'ai vingt-trois ans. je me suis séparé de ma femme il y a un an ; d'ailleurs nous ne pouvions plus nous entendre. Je suis très attaché à mes parent et je n'ai jamais eu la moindre difficulté avec mon père, sauf lorsqu'il insistait pour que je retourne vivre avec ma femme ; mais je ne pourrais pas être heureux avec elle. Je n'y consentirai donc jamais."

Joseph Campbell voit dans ce récit  "[...] la situation dramatique, devenue ridiculement anachronique, de son premier et unique conflit émotionnel : celui du triangle tragi-comique de la petite enfance : rivalité du fils avec son père pour obtenir l'amour de la mère. [..]", alors que le jeune Américain précise qu'il n'a "jamais eu la moindre difficulté avec son père". Campbell va même jusqu'à citer Freud lui-même au sujet de l'Œdipe : "Œdipe, qui tue son père et épouse sa mère, ne fait qu'accomplir un des désirs de notre enfance. [..]".
J'espère que Campbell ne fait là qu'une psychanalyse littéraire, et qu'en aucun cas il ne croit réellement à ce genre de fadaise. Cependant son analyse du cas du "jeune homme au marteau" me fait craindre le pire.  

L'Œdipe selon Freud est brillamment expliqué par Michel Onfray de passage sur France Info, au micro de Philippe Vandel  ...


Soit on accepte le diagnostique alors no problemo , soit on le refuse et là c'est parce qu'on refoule .... trop fort le Freud ! 

 Reste plus qu'à (re)lire Campbell (? d'ailleurs je me demande si j'ai déjà lu son livre. Plus probablement j'ai dû lire des articles qui parlaient de ses théories).

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