Accéder au contenu principal

RUPTURE (Shainberg/Noomi Rapace)

..... À part sa durée, Rupture est une histoire qui je crois, aurait pu aisément se glisser dans l'une des saisons de la célèbre série télévisée de Rod Serling, du moins d'après le souvenir que j'en garde.

Brian Nelson & Steven Shainberg ont en effet choisi de montrer plutôt que d'expliquer (Show! Don't tell !), et me voilà donc embarqué à l'instar du personnage principal (alias Noomi Rapace, de tous les plans ou presque) et je ne suis pas loin d'imaginer que le malaise et la peur qu'elle a endurés, ainsi que son envie d'en découdre, sont du même ordre que ce que j'ai moi aussi ressenti (mais installé plus confortablement). Sans oublier la petite pointe de déception souvent - justement - associée à la série télévisée susdite. 
Film d'atmosphère surtout, Rupture n'en oublie pas pour autant que ses personnages ont un système nerveux, mais en ayant toujours à l'esprit le souci de ménager des « effets de réel » convaincants. 
Nonobstant le scénario qui, rappelez-vous, n'aurait pas dépareillé au sein de La Quatrième dimension
.... Très tendu (il ne s'appelle par Rupture pour rien), son scénario ne ménage ni l'héroïne ni ceux qui suivront son aventure.
Rupture pourrait en l'état être facilement décliné en série télévisée, mais ce qui fait justement sa force c'est qu'il n'en est pas une.

Un film qu'on peut voir toute affaire cessante ! [-_ô]

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Atlanta Deathwatch [Ralph Dennis]

Dans le courant des années 1970, un sous-(mauvais) genre populaire promettait des romans d'action au format « poche » ( paperbacks ), sous des couvertures aussi aguichantes que ce que s'attendait à y trouver les amateurs, essentiellement masculins, de ce type de lecture.  Prétexte à des scènes plus « chaudes » les unes que les autres, l'action (qui prenait souvent l'apparence d'une violence complaisante) n'y était là que pour empêcher lesdits romans d'être exclusivement vendus dans les sex-shops . Ou peu s'en faut.  Toutefois au sein de cette production standardisée (et nombreuse), certains auteurs arrivaient à sortir du lot en produisant des récits hard-boiled qui n'avaient rien à envier à ceux des maîtres du genre - H ammett, C handler pour ne citer qu'eux, mais dans un registre un peu différent.  R alph D ennis (1931-1988) était de ceux-là.              Jim Hardman est un ex-policier dans la quarantaine, détective privé sans licence, du moins

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er