Accéder au contenu principal

The Omega Men (#05-#08) DC Comics

       Dans (au moins) un entretien qu’il a accordé, le scénariste Tom King explique que l’utilisation d’une mise en récit sous la forme de « gaufriers » est un tribut qu’il paye à deux de ses bandes dessinées favorites : la maxi-série Watchmen & la série The New Legion of Super-heroes – sous-titrée “five years later”, écrite par Mary & Tom Bierbau, et Keith Giffen, lequel s’occupait aussi des dessins. 
Cette utilisation plutôt intensive de planches découpées en 9 cases lui permet aussi dit-il, d’augmenter la somme d’informations qu’il transmet aux lecteurs, compte tenu du nombre de pages (20) par numéro dont il dispose. 

Tout en procurant une lecture fluide et agréable.

Et c’est le cas.


Comme sur "five years later" Tom King utilise le langage extraterrestre comme tel
Reste qu’en 8 numéros (sur 12) - là où j’en suis pour l’instant - l’impression d’avoir fait pas mal de surplace est bien là. 
En effet ce type de découpage en gaufrier, donne aussi l’impression de « décompresser » l’action, même si pour le coup, toutes les planches sont loin d'être uniformément découpées. Et si le background de l’univers dans lequel on est immergé est détaillé, la mission des Omega Men peine (un peu) à avancer. 

Heureusement, ce qui les motive est finalement à la hauteur du genre dans lequel s’inscrit la maxi-série ; en l’occurrence le space opera. Tout en se rattachant à un épisode fondateur. 

Par contre, l’importance de Kyle Rayner dans la manœuvre ne me semble pas aussi évidente.
Une formidable double page
       Il reste à Tom King & Barnaby Bagenda 4 numéros pour conclure leur run, qui j’espère, sera à la hauteur - en tant que récit - des efforts formels fournis jusqu’à maintenant. 

Cela dit l’équipe créative a dû sentir le vent du boulet lorsque l’éditeur, DC Comics, a annoncé que le septième numéro serait le dernier, avant de se raviser. 


(À suivre …..)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Dirty Harry ; critique d'une analyse politique partiale et idéologique

« Harry est un mal nécessaire, au même titre qu'un avocat ; lequel est prêt à tout pour arriver à ses fins, sans se soucier des conséquences de ses actes. Un avocat fait du droit sans se soucier de justice. Alors qu'Harry sert la justice sans ce soucier du droit. Ainsi son cœur est-il toujours du côté de la victime, alors qu'un avocat ajuste sa sympathie en fonction de ses intérêts. Un avocat peut être répugnant, mais on a besoin de lui. Et l'on peut penser la même chose d'Harry Callahan. ». ( J ohn M ilius.)             Au gré de recherches sur l'Internet © je suis tombé sur une vidéo [ Pour en savoir + ] dont le thème avait tout pour m'intéresser ; une analyse politique du cinéma dont le sujet est le film Dirty Harry 1971 . E astwood, S iegel, M ilius, le cinéma des années 1970, bref que du bon, et en plus dans un format ramassé (19'29").             D'entrée de jeu la vidéo s'attaque à une vieille lune : « À sa sortie en 1971, L’Inspect

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er