Accéder au contenu principal

Familiarisation [China Miéville / Lionel Davoust]

Toujours dans le cadre du « défi-lecture » lancé par Yogo [Pour en savoir +], et parce que lire des textes courts est une manière agréable de passer le temps, j'ai donc lu « Familiarisation » de China Miéville.
Une nouvelle traduite par Lionel Davoust pour le quatrième numéro de la revue Asphodale d'août 2003.
Si l'auteur anglais est bien distribué dans nos contrées, s'agissant de ses romans ; ses nouvelles sont beaucoup plus parcimonieuses.
La revue Bifrot ayant publié les deux seules autres traduites à ma connaissance. En plus d'un excellent dossier dans son n°53.

          Or donc, la magie à un coût.
Ce que la nouvelle en question nous apprendra, tout en suivant l'apprentissage du « familier » d'un magicien anonyme.
Écrivain engagé très à gauche, China Miéville est aussi associé au mouvement New Weird ™. Un courant où l'atmosphère ne compte pas moins que l'intrigue. 
Laquelle est d'ailleurs assez fruste concernant « Familiarisation ». Une nouvelle qui s'attache à surtout développer une atmosphère de répugnance assez réussie.
J'irais même jusqu'à dire que c'est le seul sujet de la nouvelle.
Et le moins qu'on puisse dire, est que China Miéville ne rate pas son coup.  

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spirou de 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par P hilippe M anœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant . Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82. Bonne lecture.

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

La Famille Winter [Clifford Jackman / Dominique Fortier]

Itinéraire sanglant d’ex-soldats de l’Union, de civils, et d’un esclave ; un groupe disparate auquel se joindra, au fil du temps, d’autres individus de la même trempe, et qui sera connu sous le surnom de « famille Winter », de 1864 à 1900, le fix-up de C lifford J ackman est une réussite totale.  Le résultat qu’aurait pu produire la rencontre entre La horde sauvage et Gangs of New-York .              Rédigé à partir d’une nouvelle ( Oklahoma 1891 ) à laquelle le jeune auteur canadien ajoutera d’autres courts récits, liés par de brefs résumés, pour finalement prendre la forme d’un roman (la définition même du « fix-up ») intitulé donc « La Famille Winter ».  Une somme à laquelle il est intéressant d’ajouter une autre nouvelle California 1901 , disponible séparément * , pour former un tout cohérent.              Des États-Désunis aux champs pétrolifères californiens, en passant par les « guerres indiennes », C lifford J ackman convoque aussi bien les groupes de vigilantes au service