Accéder au contenu principal

La Guerre des mondes (1938)


... Vous le savez surement, en 1938 Orson Welles pour la station de radio CBS News, crée en direct une fiction radiophonique inspirée du roman de son presque homonyme H. G. Wells : La Guerre des mondes.
Toutefois cette pièce radiophonique est une mystification.

En effet, la soirée du 30 octobre 1938, débute avec un divertissement annoncé par le présentateur de la station, ce même présentateur fait état sans en avoir l'air d'une "perturbation atmosphérique", puis "d'explosions de gaz incandescent observées sur la planète Mars" qui semble se diriger vers la Terre "à une vitesse faramineuse".
Puis c'est un enchaînement de faits de plus en plus dramatiques qui supplante le divertissement prévu, des faits qui aboutissent à une explications : les Martiens débarquent sur Terre.

Cette émission de radio et ce qui l'entoure, à savoir qu'elle a déclenché une vaste panique aux U.S.A sont arrivées jusqu'à nous. 
Ça fait en quelque sorte partie de notre imaginaire collectif.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que si l'émission de radio était une mystification, la soi-disant panique en est une aussi.
Déjà, à l'époque, la radio est un média neuf, et il semblerait que l'émission n'ait eu qu'un taux d'audience proche de 2%.
Bien peu pour déclencher la panique dont on l’entoure encore aujourd'hui.

Plus probablement il se serait agit le lendemain et le sur-lendemain, de quelques faits de panique mineurs certes, mais surtout, relayés par les quotidiens qui, à l'époque, voyait d'un très mauvaise œil l'arrivée de la radio dans leur pré carré. 
En effet depuis la campagne de l'élection de Roosevelt nous dit Thomas Snégaroff (historien & spécialiste des Etats-Unis) la presse écrite avait été ringardisée : "il est probable que les journaux cherchaient à prouver que la radio n'était pas fiable."

Il y a une dizaine d'années je crois, Pierre Lagrange avait fait paraître un livre sur le sujet où il expliquait que le phénomène avait eu moins de répercussions qu'on ne lui en prête d'ahbitude.  

Ceci étant dit, je vous propose d'écouter une adaptation  de la pièce radiophonique d'Orson Welles, en français, diffusée dans les années 1990 sur un CD publicitaire.
Bonne écoute. [-_ô]
   

Commentaires

  1. Il me semble que, plus récemment, notre ami Nikolavitch avait abordé la question dans l'un de ses ouvrages érudits. ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ?
      Je ne m'en souviens pas, mais ça ne m'étonnerait pas.
      [-_ô]

      Supprimer
    2. Merci pour le balado, je vais écouter ça avec attention.
      J'ai souvent lu que l'impact de cette fiction radiophonique avait grandement été exagéré, sans que cela ne soit du fait de Welles lui-même (pourtant assez baratineur, dans son genre).
      Il est probable que la principale répercussion de cette émission ait été d'attirer l'attention d'Hollywood sur le petit prodige de la radio et du théâtre.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spiroude 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par Philippe Manœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant. Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82.

Bonne lecture.







The Words

...The Words (Les Mots) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; Dennis Quaid, Jeremy Irons, J. K. Simmons et Bradley Cooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité. 

Je m'explique.

Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen, en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris, son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'il y mette son manuscrit. Ca…

Lisa Lyon

.. Lisa Lyon la sculpturale culturiste des années 80 pose pour vous ....





Quelques photographies supplémentaires ici, réservées à un public majeur.