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La marque du corbeau [Ed McDonald / Benjamin Kuntzer]

Premier tome d'une trilogie, commercialisée par l'éditeur Bragelonne sous le titre de Blackwing, La marque du corbeau s'inscrit dans le sous-genre dit « magie & mousquets ». 
Autrement dit une Fantasy postérieure aux univers médiévaux-fantastiques, et légèrement antérieure au « Steampunk ». De laquelle elle se démarque franchement par ailleurs en se déroulant dans un monde qui n'est pas le notre. 
Alors que le « Steampunk » se demande ce que serait notre passé (souvent d'inspiration victorienne), si le futur était arrivé plus tôt.
À cela, La marque du corbeau ajoute un ingrédient supplémentaire : une ambiance post-apocalyptique. 

            Et ça démarre vraiment très très bien. 
Le premier chapitre est une réussite d'autant plus marquante qu'il me faudra attendre 300 pages pour que deux retournements de situation me réveillent.
Entre temps, Ryhalt Galharrow, personnage principal du roman et accessoirement chasseur de primes, aura rapidement endosser la tenue du « reluctant warrior » (à quelques détails près). 
Un  « guerrier malgré lui » atteint de stress post-traumatique, ennuyeux comme une pluie acide un jour de Déluge. 

Cet ennui s'exacerbera d'autant plus au fil des pages qu'Ed McDonald se focalisera (un peu trop à mon goût) sur le syndrome en question, qu'il resservira assez régulièrement de toutes les manières possibles.
La tendance au monologue intérieur du héros n'arrangera bien évidemment pas les choses. 
Le choix d'un « guerrier malgré lui » geignard comme point de vue gâche d'autant plus ce premier tome que l'univers inventé par l'auteur est très prometteur. Suffisamment en tout cas pour que j'aille jusqu'au bout de l'histoire. 

            Mais en définitive, la lecture de ce premier tomme n'aura pas produit de montée de sève.
L'intrigue procrastine et tourne mécaniquement ; pour démarrer un peu tard voire, trop tard. Les rôles secondaires sont trop peu dévéloppés, et les bonnes idées ne font pas le poids face aux mauvaises.

Si j'en resterai là de cette trilogie, L'Ours inculte a trouvé ce roman très à son goût (ainsi que sa couverture signée Mikaël Bourgoin), et Apophis l'a, pour sa part, qualifié de vraiment brillant !  

Et vous ?      

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