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La mort ou la gloire [Nicholas Eames / Olivier Debernard]

L'idée d'utiliser un gimmick sur un terrain aussi concurrentiel que celui de la Fantasy est quasiment une question de survie. Nouveau-venu sur ce théâtre d'opération, Nicholas Eames s'y est employé avec une certaine réussite.
Sa trilogie en cours, deux tomes parus (le deuxième arrive dans l'Hexagone le 15 janvier 2020), s'identifiera certainement à tout jamais à cette astuce. 
Mais aussi amusante et ludique que soit cette transposition, elle ne change pas fondamentalement le socle sur lequel repose La mort ou la gloire
Les archétypes de la Fantasy y sont bien présents : bestiaire emprunté à d'éminents prédécesseurs, quête, magie, auxquels s'ajoutent une wilderness que n'aurait pas reniée Cotton Mather ; même si je suis bien conscient que ce territoire évoquera plus volontiers le Mordor chez les amateurs de Fantasy
Et un twist évhémeriste, dont malheureusement Nicholas Eames ne fait pas grand chose. 
Tout comme son antagoniste principal, qui ne manque pourtant pas d'épaisseur.
Mais peut-être que la théorie du mythographe grec sera creusée dans les tomes suivants ?

            Au final La gloire ou la mort s'en sort avec les honneurs. 
Malgré quelques longueurs, l'humour omniprésent, et l'énergie que déploient le groupe lors de ce come-back inattendu, donnent largement le change. 
Nota bene : les références dont est truffé le roman ne sont, à mon avis, pas essentielles. 

Or donc, nonobstant un « méchant » bien mal managé, et un ou deux chapitres qui n'auraient même pas mérité une face B, La mort ou la gloire creuse un sillon prometteur.

(À suivre ....)
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L'Ours inculte et Apophis sont beaucoup plus dithyrambiques.

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