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Un Escalier de sable [Benjamin Legrand]

••• Les remerciements, à la toute fin de l'ouvrage, donnent au roman de Benjamin Legrand, une dimension supplémentaire, lequel s'en sortait déjà très bien sans, en ce qu'il permet de mesurer la distance qui sépare une idée d'un résultat.

« Roman noir » nous prévient la couverture, et en effet, Un Escalier de sable en est un selon la définition qu'en donnait dès 1947  Thomas Narcejac : «[..] Ce qui est noir, [..], ce n'est pas, [...] sa violence, sa crudité ; ce n'est même pas le désespoir qu'il peut éveiller chez le lecteur facile à suggestionner, c'est quelque chose de plus foncier et de plus mystérieux que l'on pourrait définir en disant qu'il nous présente le monde comme un TRAQUENARD. [..] ».
Et pour dessiner ce « traquenard » Benjamin Legrand choisit la voie de l’introspection. Chaque chapitre ou presque, est l'occasion de pénétrer dans l'intimité psychologique de ces militaires français, au fur et à mesure que le temps passe et que certains d'entre eux meurent. Abattus par un tireur embusqué. 
Néanmoins, l'auteur n'en néglige pas pour autant de les faire agir ou réagir, et Un Escalier de sable est tout autant un roman d'action, de passions que de réflexion.

••• Ne dérogeant pas aux codes du genre, Un Escalier de sable est un roman corrosif et fataliste, dont il est pourtant difficile d'anticiper la direction. Quand bien même est-on familier de ce type de récit. Et que la fin, rétrospectivement, était déjà écrite. Je ne suis plus à un paradoxe près, comme on peut le lire.

Mektoub !

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