samedi 23 janvier 2010

Sherlom Lhockes

... Un détective privé à l'allure débraillée et au galurin improbable, au cerveau alerte et ayant un net penchant pour la baston, accompagné de son fidèle complice se retrouve confronté à un complot ourdi par un machiavélique mage versé dans les Arts Sinistres, aidé en cela par une loge de thaumaturges d'opérette.

Si ces deux personnages principaux s'inspirent d'illustres modèles inscrits depuis des lustres au firmament de la littérature, et en bonne place dans l'imaginaire collectif, saluons l'initiative de la production de ne pas en revendiquer trop ouvertement la filiation.
Certes, il ne faut pas sortir de la cuisine de Jupiter pour remarquer l'anagramme construit autours du nom du héros : Sherlom Lhockes.

Cependant Sherlom Lockes s'éloigne ostensiblement de son modèle, et s'il utilise sa matière grise c'est dirons-nous un peu par accident. Un fin nappage de déductions (malheureusement alourdit par trop d'ostentation) recouvre divers tranches de bourres-pif et autres crocs-en-jambe.
Malheureusement les nombreux combats au corps à corps souffre d'une mise en scène qui à défaut d'avoir des acteurs retaillés (ou pour le moins des cascadeurs) se doit d'être brouillonne, syncopés et saccadés pour donner une illusion d'efficacité et de dynamisme. Peine perdue.

.....Un magnifique chamane fulchibar
Quoiqu'on entraperçoive une belle technique de Fulchibaritsu (dont j'aurai le plaisir de vous parler prochainement), ne soyons pas mesquin en plus d'être mauvais public. Ainsi qu'un chaman fulchibar (ceux dont les muscles sont l'esprit).

Où en étais-je ?

Le scénario ?

... Durant presque 1 heure 15, nous sommes trainés ventre à terre aux basques d'une intrigue qui subira à son corps défendant un retournement de situation plus efficace encore qu'un retournement de veste et à tout le moins aussi frustrant, amenant le spectateur à déduire qu'on l'a pris non pas en stop mais pour un con.

Admirez ici la pertinence quantique du propos où l'observateur se retrouve dans la peau de celui qu'il observe depuis presque 2 heures.
Car vous l'avez compris, ce bon vieux Sherlom Lhockes se targue à l'instar de son illustre cousin britannique d'être un as de la déduction, ce que devient le spectateur incrédule déduisant qu'il a été pris pour un con. CQFD !

Toutefois entendons-nous bien, nombre de personnes ont travaillé sur ce projet : techniciens, accessoiristes, habilleurs voire habilleuses, figurant(e)s, éclairagistes &cætera ... et il n'est pas dans mes intentions de vouer aux gémonies leur travail. Si ce flim ne m'a pas plu, il plaira certainement à d'autres.
Le monde dans lequel nous vivons réserve heureusement encore un brin d'étrangeté.

Et puis sont-ils responsables d'un scénario en macramé et d'une réalisation en peau de lapin de garenne, je vous le demande !


D'autant que la suite, qui tente de prendre forme dés ce premier opus c'est dire, va selon mes déductions astrologiques mettre aux prises de Fulchibaritsu le détective Sherlome Lhocks et son fidèle docteur Stetson face au professeur Miguelito Loveless qui après avoir fait disparaitre de la Sierra Madre les deux héroïques agents du gouvernement James West & Artemus Gordon et s'être emparé de leur attirail va mettre à feu et à sang Hell's Kitchen, le fief de nos deux intrépides détectives en herbe à chat.




Sherlom Lhockes le détective aux muscles de matière grise est un flim que l'on peut ne pas voir conséquemment à un scénario en peau de balles et à une réalisation en court-bouillon.

Le pouce de l'ingénieur, une enquête de Sherlock Holmes relatée par le docteur Watson (extrait) :


Une vaine tentative de toile euristique

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