mercredi 23 février 2011

World's End & Rule Britannia

... World's End débute après les événements racontés dans les deux crossovers successifs intitulés Wildstorm : Revelations et Numbers of the Beast (que par ailleurs je n'ai pas lus).
Le Porteur, le vaisseau et quartier général d'Authority qui navigue dans la Plaie, cet espace entre les univers (parallèles)  s'est écrasé sur Londres, créant ainsi un nuage de poussières géant et une impulsion électromagnétique. Ces deux événements s'ils ont mis sur la touche au moins deux membres de l'équipe, ont aussi plongé la population de la capitale anglaise dans un monde post-apocalyptique qui n'a rien à envier à celui de Mad Max
Si l'idée de départ n'a rien de géniale, ni d'innovante elle a au moins le mérite d'être sérieusement envisagée.
Tout d'abord sous son aspect graphique ; Simon Coleby et Carrie Strachan livrent des planches au travers  desquelles l'atmosphère oppressante et l'ambiance qui règne au sein des survivants imprègnent le lecteur lui-même (du moins ça été mon cas).
Côté scénario Andy Lanning et Dan Abnett (surnommés DnA) réussissent encore une fois à tirer leur épingle du jeu : action, humour noir, sans oublier qu'ils vérifient l'adage qui veut que quand on n'a pas de pétrole on a des idées.
Warhol Fever
En outre, les scénaristes ont la bonne idée de semer quelques sous-intrigues  tout au long de leur run, des subplot qu'ils vont développer parallèlement à l'intrigue principale et qui vont agir "en tiroir" .... (si je peux utiliser une métaphore militaire).
Ce type de scénario est ce qu'on appelle un scénario modulaire et si c'est très courant, c'est surtout efficace.
Nous ne sommes pas ici dans une succession d'aventures ponctuelles et isolées les unes des autres, mais plutôt dans une vaste fresque ; où cependant le lecteur ne se prend pas les pieds dans le tapis.

... Le recueil suivant, Rule Britannia regroupe quant à lui les numéro 8 à 17 de la série et convoque quelques connaissances de l'Authority des origines, autrement dit celle de Warren Ellis et Bryan Hitch. 
Situation somme toute naturelle puisque les deux auteurs ont un humour  (et un sens de l'action) guère éloigné de celui qu'Ellis avait sur cette série à ses débuts.
Utilisation intelligente des facultés des uns et des autres, avec de belles extrapolations, DnA (le surnom d'Abnett & Lanning donc) laisse la bride sur le cou de leur imagination et fouette cocher .... 
Un seul regret toutefois, que les deux scénaristes laissent la place assez vite finalement (au 18ième numéro) pour à l'époque rallier les couleurs de la Maison des Idées, un regret tempéré néanmoins par le romantisme de la dernière page.

Si toutes les intrigues en cours n'ont pas été résolues à la fin de leur run cela ne laisse pas vraiment de sentiment de frustration (hormis celui de voir une belle paire de scénaristes se faire la belle).

Alors vous l'avez compris j'ai pour ce duo de scénaristes une certaine dilection, et vous ?

3 commentaires:

  1. Est-ce que ça a été traduit en français ?

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  2. Tout comme toi Artie, ce que j'ai lu d'eux m'a pour le moment toujours plu. J'espère pouvoir lire leurs épisodes de The Authority bientôt d'ailleurs !

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