Accéder au contenu principal

The Breakfast Club



... En regardant The Breakfast Club, le film de John Hughes, on s'aperçoit j'ai eu l'impression de me retrouver devant une émission de téléréalité.

Jugez plutôt, cinq jeunes gens que tout sépare, enfermés dans un lieu, la bibliothèque du lycée où ils vont devoir passer un samedi entier. De crises en conciliations, de ruptures en réconciliations, ils vont vider leur linge sale et montrer leur vraie nature, se détester, se découvrir, enfreindre le règlement, fumer de la dope.
Des mâles dominants, de la tension sexuelle.
Des scènes qui ressemble au "confessionnal", un concierge qui renforce cette impression en disant en substance, "je lis votre courrier, je fouille vos casiers, je suis les yeux et les oreilles de ce lycée".
Les types qui ont imaginé pondu l'émission Big Brother ont forcément vu ce teen movie.

Comme le dit maître Chiun : "La perception est une hypothèse".

Ceci étant dit, si le dispositif évoque a postériori un programme de téléréalité une différence de taille apparaît, non pas celle de celui qui a la plus longue : la qualité.

Si la crise existentielle de ces adolescents n'est pas très originale (mais la crise d'un adolescent peut-elle être originale ?), la mise en scène - et le pari de tenir son public en haleine dans un lieu clos et pratiquement unique n'est pas une mince affaire - , la fraîcheur des interprètes et finalement cette "crise" de l'adolescence que tous les ados des pays riches et industriels connaissent (ben ouais, quand faut lutter pour bouffer tous les jours on a certainement moins le temps de se regarder le nombril) ; cette universalité donc, qui parle à tous ; participent à la réussite de The Breakfast Club et m'a en tout cas permis de passer un excellent moment.

C'est la moindre des choses, manquerait plus que je me sois emmerdé.






Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

David Galula et la théorie de la contre-insurrection [Driss Ghali]

D avid G alula (1919-1967) est un stratégiste français, passé par Saint-Cyr , qui a participé à la seconde Guerre Mondiale, et à la guerre d'Algérie.             Attaché d'ambassade en C hine auprès du colonel J acques G uillermaz à partir de 1945, puis membre de la commission spéciale des Nations Unies dans les Balkans , il a l'occasion d'observer de très près la guerilla qu'y livre M ao T sè- T oung, ainsi que la guerre civile grecque. De 1951 à 1956 il est attaché militaire à H ong-Kong où il rencontre notamment des spécialistes américains et anglais de la contre-insurrection. Laquelle deviendra son champ d'expertise, fort de ce qu'il a appris en Chine et en Grèce .             De 1956 à 1958, il mettra en pratique ses théories en Algérie où il est affecté, et plus précisément dans le djebel Mimoun , en Grande Kabylie .          ...

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

Citizen Vigilante [Uwe Boll / Armie Hammer]

Interdit en Allemagne , ce qui lui a fait profiter de l’Effet Streisand™ (du moins sur X ® ) Citizen Vigilante est donc le dernier film en date du réalisateur allemand U we B oll - « le pire des meilleurs réalisateurs ou le meilleur des pires réalisateurs », a-t-on pu dire de lui.              L’argument du film est celui-ci : un riche Américain, Sanders ( A rmie H ammer, impeccable comme le reste de la distribution), ex-militaire, décide de palier l’incurie du système judiciaire d’un pays d’ Europe en appliquant une justice expéditive en dehors de tout cadre légal ( vigilantism ).              Compte tenu du courage politique d’ U we B oll, son film ne fera pas parler de lui. À l’instar cela dit, de ce qu'il montre.  Car B oll s’attaque à une « vache sacrée » des démocraties occidentales : la surreprésentation de l’immigration de masse dans les crimes et délits. Mais aussi et surtout, la protection dont bénéf...