Fruit du partenariat entre la maison d'édition étasunienne IDW et de son homologue britannique Rebellion, propriétaire du mensuel Judge Dredd Megazine (JDM) et de l'hebdomadaire 2000AD, Judge Dredd : Année Un, commercialisé en France par les éditions Reflexions, propose du matériel inédit mais écrit par deux piliers des magazines britanniques. (Quand bien même les quatre numéros qui composent ce recueil sont-ils avant tout, destinés au lectorat nord-américain).
.... En effet, le scénariste Matt Smith est l'actuel grand Manitou (editor) de 2000AD et du JDM, et Simon Coleby, le dessinateur, est un habitué des comics d'outre-Manche ; il est d'ailleurs au sommaire des derniers 2000AD (à partir du n°2073) pour l'excellente série Jaegir, dont il est le co-créateur avec le scénariste Gordon Rennie.
Comme le titre du recueil le laisse entendre, il s'agit d'une aventure d'un jeune Judge Dredd, frais émoulu de l'Académie.
Une manière simple et efficace de contenter les nouveaux lecteurs, principalement américains où Dredd ne fait pas vraiment partie du paysage culturel (malgré ses 40 ans d'exercice et deux long-métrages). Et les connaisseurs, car il s'agit d'une aventure originale mais qui reprend l'essence du personnage.
Et une aventure plutôt très bien troussée.
Simon Coleby n'est pas plus en reste que son compère et livre une prestation artistique dont il a le secret. Son style, qui confère à n'importe quel scénario une ambiance âpre et anxiogène, est toujours une leçon de storytelling. Si je devais le rapprocher de dessinateurs plus connus qu'il ne l'est lui-même, je dirais qu'il est le meilleur compromis entre un excellent Mignola et un Jock au mieux de sa forme.
.... La jeune maison d'édition Reflexions tire habillement son épingle du jeu, et propose un recueil en tout point égal à ce que font ses concurrents plus anciens, du moins à ce que j'ai pu en juger, et dans la même gamme de prix :16,50 €.
.... En définitive, Judge Dredd : Anné Un est très loin d'être anecdotique, et permet au personnage de renforcer sa présence hexagonale avec un certain panache.
Entre Delirium qui publie le matériel anglais, Urban Comics qui a commercialisé quelques uns des crossover entre Dredd et les personnages de DC Comics, et Wetta orienté sur des productions mêlant l'univers de Mega-City One et quelques uns des franchisés de l'éditeur Dark Horse, et donc les éditions Reflexions qui s'occupent du pendant éditorial américain de ses aventures ; celles & ceux qui veulent faire connaissance du flic le plus dur et le plus intègre de la meilleure bédé de la galaxie n'ont que l'embarras d'un choix.
Qui pour le coup pourrait facilement faire mentir Jean-Paul Sarte, lequel a déclaré : « choisir c'est renoncer ».
.... En effet, le scénariste Matt Smith est l'actuel grand Manitou (editor) de 2000AD et du JDM, et Simon Coleby, le dessinateur, est un habitué des comics d'outre-Manche ; il est d'ailleurs au sommaire des derniers 2000AD (à partir du n°2073) pour l'excellente série Jaegir, dont il est le co-créateur avec le scénariste Gordon Rennie.
Comme le titre du recueil le laisse entendre, il s'agit d'une aventure d'un jeune Judge Dredd, frais émoulu de l'Académie.
Une manière simple et efficace de contenter les nouveaux lecteurs, principalement américains où Dredd ne fait pas vraiment partie du paysage culturel (malgré ses 40 ans d'exercice et deux long-métrages). Et les connaisseurs, car il s'agit d'une aventure originale mais qui reprend l'essence du personnage.
Et une aventure plutôt très bien troussée.
Simon Coleby n'est pas plus en reste que son compère et livre une prestation artistique dont il a le secret. Son style, qui confère à n'importe quel scénario une ambiance âpre et anxiogène, est toujours une leçon de storytelling. Si je devais le rapprocher de dessinateurs plus connus qu'il ne l'est lui-même, je dirais qu'il est le meilleur compromis entre un excellent Mignola et un Jock au mieux de sa forme.
.... La jeune maison d'édition Reflexions tire habillement son épingle du jeu, et propose un recueil en tout point égal à ce que font ses concurrents plus anciens, du moins à ce que j'ai pu en juger, et dans la même gamme de prix :16,50 €.
.... En définitive, Judge Dredd : Anné Un est très loin d'être anecdotique, et permet au personnage de renforcer sa présence hexagonale avec un certain panache.
Entre Delirium qui publie le matériel anglais, Urban Comics qui a commercialisé quelques uns des crossover entre Dredd et les personnages de DC Comics, et Wetta orienté sur des productions mêlant l'univers de Mega-City One et quelques uns des franchisés de l'éditeur Dark Horse, et donc les éditions Reflexions qui s'occupent du pendant éditorial américain de ses aventures ; celles & ceux qui veulent faire connaissance du flic le plus dur et le plus intègre de la meilleure bédé de la galaxie n'ont que l'embarras d'un choix.
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Traduction & lettrage Yoann Boisseau |
Qui pour le coup pourrait facilement faire mentir Jean-Paul Sarte, lequel a déclaré : « choisir c'est renoncer ».
C'est pas pour faire ma grincheuse mais à quoi bon raconter encore une préquelle dont on se passait fort bien jusqu'alors - OK, pour conquérir le lectorat américain... Sauf qu'à vouloir lever le voile sur le passé de tel ou tel, loin d'enrichir le sujet, on lui ôte tout son mystère, alors oui, raconter, c'est renoncer.
RépondreSupprimerNon ce n'est pas un "prequel", c'est simplement une aventure du Judge Dredd, qui se déroule peu après sa sortie de l'Académie. Ça ne lève pas plus un voile, que l'actuelle aventure publiée ce mois-ci dans 2000AD.
SupprimerC'est juste une aventure, plutôt astucieuse et superbement dessinée.