Accéder au contenu principal

Republic Commando : Hard Contact [Karen Traviss]

Clonés à partir du matériel génétique du chasseur de prime Mandalorien Jango Fett, les commandos de la République® travaillent en petites unités dans le cadre d’opérations spéciales. 
Après la bataille de Geonosis, quatre clones (Darman, Fi, Niner et Atin) ayant chacun perdu leurs frères d’arme, sont réunis par le maître Jedi Arligan Zey pour effectuer une opération de sabotage sur la planète Qiilura. Laquelle planète abrite un laboratoire en passe de produire une arme biologique dévastatrice. 
Forcément, pour les quatre rescapés dépêchés, rien ne se passera comme prévu. 
« Bien que tout soit simple à la guerre, 
les choses les plus simples y sont difficiles » 
Carl von Clausewitz 
            Karen Traviss coupe l’un des quatre clones de ses camarades, tout en les éloignant de leur point de ralliement. Ce qui ne devait être qu’un simple « coup de main » rapide, se transforme en crapahute en terrain hostile ; manière élégante pour l’autrice de creuser la personnalité de ses personnages, et d’approfondir le quotidien de troupes qui d’ordinaire ne sont que de la « chair à canon » anonyme. 
«Republic Commando : Hard Contact » ne nécessite pas de connaitre par cœur les caractéristiques de l’univers étendu de la « Guerre des étoiles ». 
En effet, l’autrice introduit tout ce que l’on doit savoir, et construit elle-même le reste. Un « Gun & Planet » solide, écrit par quelqu’un qui connait visiblement son affaire. 
Ce qui ne m’a pas semblé être le cas de la traductrice de l'édition du Fleuve noir™. 
            Échaudé par les quelques pages de l’édition française que j’ai pu lire, commercialisée sous le titre de Republic Commando : Contact Zéro, je me suis rabattu sur la version originale. Outre une très visible méconnaissance de la chose militaire de la part de la traductrice, certains passages semblent écrits à la truelle, quand ce ne sont pas de simples mais ennuyeux contresens. 
            Si je ne peux que recommander ce premier tome (sur les quatre que compte le cycle), je ne peux guère vous orienter vers la version française compte tenu de ma triste expérience. 
Ceci dit j’ai vérifié ce qu’en disaient les critiques, et aucune ne mentionne - à ma connaissance – les griefs que je lui fais. Dont acte !
Toutes cependant sont unanimes pour louer le travail de Karen Traviss. Un concert auquel je me joins sans regimber. 
(À suivre ……)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

Cherudek [Valerio Evangelisti / Serge Quadruppani / Éric Vial]

  Quatrième tome du cycle que consacre V alerio E vangelisti à Nicolas Eymerich (si on désire comme moi suivre les aventures de l’inquisiteur de manière chronologique), « Cherudek » est clairement une étape décisive en termes de complexité ; doublée d’une belle réussite.              Comme de coutume plusieurs époques ( ?) forment la trame de l’histoire, mais seule l’année 1360 est clairement identifiée comme telle.  Les deux autres points de vue apparaissent successivement, et respectivement, dans les chapitres intitulés « Néghentropie » et « Temps zéro », lesquels seront numérotés (I), (II), etc. , voire sous-titrés pour ce qui concerne les seconds.  Au même titre que l’obscur « Cherudek », la signification de « Néghentropie » et de « Temps zéro » sera révélée au comble d'une intrigue trépidante.  « Si certains célèbrent encore des cultes païens, votre devoir d’inquisiteur n’est pas de vous poser de vaines questions, mais de leur faire avouer les noms de leurs complices et

À bout portant [Gilles Lellouche / Roschdy Zem / Fred Cavayé]

« C’est du cinéma, on est donc dans la réalité + 1 ou + 2 »  F red C avayé  L’épuisement d’histoires originales, et la production exponentielle de fictions nécessitent d’élaborer des stratégies de mises en récit attractives pour captiver le public.              Plonger directement les spectateurs d’un film « au cœur des choses » est toujours payant. Surtout si en plus, comme dans le cas du film réalisé par F red C avayé, les personnages et le contexte, en un mot l’histoire, bénéficie de l’effet IKEA ® .  L'effet en question est un biais cognitif documenté par M ichael N orton, dans lequel les consommateurs accordent une plus-value aux produits qu'ils ont partiellement créés (les meubles de l'enseigne bien connue).  Ici, la chronologie (chamboulée par l'ouverture du film in medias res ), les tenants et les aboutissants du scénario (dévoilés au compte-goutte) nécessitent que le spectateur participe activement au storytelling du film qu'il regarde.  L'effet IKEA ®