lundi 30 novembre 2009

Bob Morane

À tous les façonneurs de rêves,
à tous les jongleurs de l'improbable


Carte insérée dans le roman
Les dents du tigre


... Bob Morane est d'une certaine manière né d'un rendez-vous manqué.

En juin 1953 Jean-Jacques Schellens, alors directeur littéraire des éditions Marabout est en vacances sur l'île du Levant en compagnie de Bernard Heuvelmans docteur en science zoologique (et qui deviendra un célèbre cryptozoologue).
Schellens propose à Heuvelmans de créer un héros et d'en écrire les aventures pour la collection Marabout-junior. Ce dernier décline l'offre mais oriente Schellens vers un jeune écrivain & journaliste à "l'imagination délirante" : Charles Henri Dewisme.

Le courant passe entre les deux hommes et dés juillet 1953 le profil du futur héros est brossé : il s'agira d'un jeune aviateur dénommé Robert Ujac. Au fil des réunions on fixe pour début décembre la sortie du premier roman.

C'est lors d'une de ces réunions préparatoires que l'idée de consacrer un Marabout-junior à l'expédition sur le "toit du monde" qui vient de faire la une des journaux est lancée. On demande alors à Dewisme de s'en charger.
En un mois le manuscrit des Conquérants de l'Everest est achevé et le livre paraît le 16 septembre, il porte la signature d'Henri Vernes nouveau pseudonyme de Charles Dewisme.

Lorsqu'il revient au personnage pour lequel il a été engagé Henri Vernes en change le nom en Bob Morane et, le 16 décembre 1953 paraît La vallée infernale (tirage 8000 exemplaires).
"Ses mains nerveuses crispées sur les commandes, son visages osseux tendu en avant, mais sa large poitrine gonflée cependant par une sourde allégresse, Bob Morane pointait vers le ciel le nez de plexiglas de son appareil, tentant d'éviter le contact de la montagne. Cette lutte de l'homme et de l'avion, unis pour former un seul être, lui rappelait l'époque où, Flying Commander de la Royal Air Force il menait son escadrille de chasse au combat. Mais, à présent, au lieu d'un Spitfire, Morane pilotait un bimoteur de transport. Ses enemis étaient la montagne et la jungle, et il était seul à les affronter. Une panne de moteur, une erreur de manoeuvre et ce serait la chute dans cette forêt hostile hantée par les serpents, les crocodiles et les Papous coupeurs de têtes.
Après sa démobilisation et son retour en France libérée, où il avait achevé ses études d'ingénieur, Morane s'était senti repris par la nostalgie des vastes horizons. Cela l'avait poussé à s'engager dans l'aviation civile, en Nouvelle-Guinée Britannique. Depuis sa plus tendre enfance, le Français avait possédé un goût marqué pour l'aventure, et cette vie dangereuse comblait aujourd'hui tout ses désirs."

Feuillet publicitaire annonçant l'arrivée du premier Bob Morane

Dis-moi comment tu t'appelles, je te dirai qui tu es

Le patronyme du héros a été l'objet de moult exégèses.

... Pour certains il vient du nom d'un avion le Morane-Saulnier, pour d'autre son origine est africaine : un morane est le nom que l'on donne au jeune Masaï lorsqu'il devient un guerrier. D'autres encore évoquent ce peintre du dimanche et comptable-payeur du journal Week-End auquel collaborait Henri Vernes. .....

Il n'en demeure pas moins que l'aventurier deviendra dés les années 60 un héros "multimédia".

Femmes d'Aujourd'hui n° 731

... En mai 1959 débute sous la férule d'Henri Vernes et de Dino Attanasio une aventure inédite en bande dessinée dans les pages de Femmes d'Aujourd'hui : L'oiseau de feu.

Le 1er mai 1960 le premier tour de manivelle est donné à L'espion au cent visages (film considéré comme définitivement perdu, l'unique copie ayant été détruite dans l'incendie du cinéma Belgavidéo).



À partir du 17 mai 1964 commence la première saison de la série télévisée sur les écran de la RTB.



Sans oublier Panique dans le ciel une palpitante aventure enregistrée sur disque 33t à la fin des années 50, d'autres suivront.

À raison d'un roman tous les deux mois, Henri Vernes écrira 142 aventures pour Marabout (pour un total - toutes maisons d'édition confondues - de plus de 200 romans à ce jour).

Plus rien ne sera plus comme avant ....

... Fin 1958 paraît un roman remarquable à plus d'un titre.
Les dents du tigre est le premier volume double des aventures de Bob Morane mais surtout il change le statut du héros : si les aventures précédant ce roman étaient somme toute plausibles Bob Morane devient à partir d'icelui un héros de pure fiction évoluant dans un univers parallèle au notre, où a eu lieu une troisième guerre mondiale, et éternellement âgé selon la volonté d'Henri Vernes, de 33ans (Pour ce dernier point Cf. Bob Morane par Francis Valéry .. Car rien n'a d'importance (éditions)).
Notons que ce roman inaugure aussi un nouveau type de couverture (dit type 2 chez les amateurs) chez Marabout-junior.



La vie est belle tant qu'il y a des choses à découvrir dit-on, alors pourquoi ne pas faire un tout du côté de Bob Morane !?

Hein ! J
e vous l'demande !

Musique :






dimanche 29 novembre 2009

samedi 28 novembre 2009

HP Lovecraft


Je n'ai de possibilité d'invention
que dans le doma
ine de l'étrange.
La vie ne m'a jamais intéressée autant
que l'évasion loin de la vie.
H.P Lovecraft


Premièrement: préparer un scénario des événements dans l'ordre de leur déroulement.

Deuxièmement : préparer un scénario des événements dans l'ordre de leur narration.

Réfléchissez. Prenez votre temps.
Changez d'idées autant que nécessaire.
Ne soyez jamais esclave de l'idée originale. Il y a deux sortes d'histoires d'épouvante, celles dans lesquelles la terreur est liée à un phénomène quelconque et celles dans lesquelles elle est liée à l'action d'un personnage ayant un rapport avec cette condition ou ce phénomène.

[...]




... J'ai vu cet excellent documentaire sur Howard Phillips Lovecraft, extrêmement fascinant (et réussi) sur la forme, et d'un fond - semble-t-il - éminemment subjectif.

Michel Meurger par exemple lui reproche de dresser une "biographie pathogène" et de nous resservir le "vieux cliché du solitaire de Providence".




Gilles Ménégaldo quand à lui se demande si ce documentaire incitera le profane à s'intéresser à l'œuvre de Lovecraft tout en constatant qu'il irrite le connaisseur et en déplorant "une fâcheuse impression de confusion, d'à peu prés et de répétition".



... Pour ma part j'ai été véritablement envouté par ce que d'aucuns ont appelé "un esthétisme toc".


Entièrement en noir & blanc, utilisant des ombres chinoises et une iconographie médicale, chapitré à la manière d'un roman, une voix-off bien dans le ton de l'étrangeté véhiculée par cette biographie psychique Le cas Lovecraft, a non seulement réussi à me captiver mais il est également parvenu à me donner envie de me replonger dans les écrits l'écrivain.

Et chemin faisant, à vérifier sinon l'exactitude du portrait ici présenté du moins mes propres idées reçues sur le soi-disant "reclus de Providence".




Howard Phillips Lovecraft fut le Copernic de l'histoire d'horreur.
Il déplaça le cœur des peurs surnaturelles de l'homme, de son petit monde et des dieux, vers les étoiles et les insondables gouffres noirs de l'espace intergalactique.
Pour y parvenir, il créa un nouveau genre d'histoires d'horreur, et de nouvelles méthodes de les raconter.

Fritz Lieber

( in Les nombreuses vies de CTHULHU - Patrick Marcel- Les Moutons Électriques, editeur)




... Warren Ellis a utilisé la présence du "maître de l'indicible" lors de la rencontre mémorable entre Planetary et Stormwatch (et Warren Ellis n'est pas le seul auteur contemporain à inclure d'une manière ou d'une autre l'héritage de HPL dans sa propre œuvre) en voici quelques pages.






"Il sortit alors la Clé d'Argent et fit des gestes et dit des invocations dont il ne se rappelait que

vaguement l'origine. Oubliait-il quelque chose ?Randolph ne connaissait plus que son désir de franchir la barrière pour entrer dans le pays illimités des rêves où toutes les dimension se dissolvent dans l'absolu."
"Pourquoi Randolph Carter n'emporta-t-il pas le parchemin aussi bien que la clé, nous ne pouvons le dire. Peut-être l'oublia-t-il, peut-être évita-t-il de le prendre !" "randolph Carter oublia ce parchemin qu'il ne pouvait déchiffrer - pourtant il eût peut-être mieux valu, pour lui, qu'il se souvînt de l'emporter"

Blaguette à fermeture Éclaire

Comment appelle-t-on une Yougoslave qui peut se vanter d'avoir les mains propres ?






Langue au chat
Une Slave honnête

vendredi 27 novembre 2009

Wild Palms


L'originalité des amateurs de sagesse où qu'ils se trouvent tient en ce qu'il cherchent toujours la plus éloignée.

La sagesse est une de ces curiosités dont l'importance semble s'accroître avec la distance ..


Le rhinocéros est ce qui nous reste de la licorne. Les restes d'un mythe extatique mais presque aveugle. Tout à fait précieux.


Sénateur Tony Kreutzer

... Wild Palms est une série télévisée en six épisodes écrite par Bruce Wagner (et inspirée de sa propre bande dessinée qu'il a réalisée avec Julian Allen) et produite par Oliver Stone.En quelques mots, il s'agit de la lutte de deux factions Les Amis et Les Pères.

Les Pères ont à leur tête le sénateur Kreutzer, fondateur d'une religion la Synthiotique et accessoirement candidat d'une part à l'immortalité et d'autre part, au fauteuil de président des U.S.A.

Ajoutons que le sénateur est à la tête d'une chaîne de télévision avec un programme emblématique : Les fenêtres du culte et le projet de développer la réalité virtuelle grâce à la société Mimecom et à une drogue la Mimésime un "empathogène" permettant de sentir les hologrammes.

À ce menu bigarré il convient de mentionner l'omniprésence de piscines, de préférence vides, de rhinocéros ; d'une superbe musique de Ryūichi Sakamoto et d'artefacts culturels en provenance directe du Pays du soleil levant, de voitures des années 50.....

J'allais oublier la pratique du kidnapping d'enfants, très en vogue.

Où va une chanson quand personne ne la chante ?

... Alors qu'il est clair que Wild Palms plonge ses racines dans le terreau cyberpunk - en guise de tuteur le premier épisode nous propose un caméo de William Gibson (dans son propre rôle) - l'ordinateur brille par son absence. C'est à la télévision qu'il revient d'occuper la place.

Et à des lunettes qui permettent de s'immerger dans un réseau virtuel & mondial - mais réservées dans un premier temps quelques happy few - à l'instar de notre Internet mais à la puissance dix (un peu à la manière de Matrix).

Le clou qui se tient droit finit par plier

... Le terme cybernétique, nous dit Timothy Leary (qui apparaît en filigrane au travers des idées évoquées dans Wild Palms) vient du mot grec kubernetes, qui signifie "pilote"et reflète une tradition socratique et platonicienne d'indépendance et d'individualisme, ces deux qualités sont combinées, hasards de la géographie, à la hardiesse du marin et à sa débrouillardise.
Le cyberpunk est "un punk nouvelle façon, un punk intellectuel plutôt qu'un gominé". Norman Spinrad
Les "cyberpunks" d'Athènes autrement dit les pilotes, nous précise Leary prenaient leurs décisions tout seuls.

Du grec, on est alors passé au latin avec gubernator qui lui signifie contrôler les actes ou les comportements, diriger, exercer le pouvoir souverain.
Très loin du sens grec.

Et de pouvoirs il en est bien sûr question dans Wild Palms, et le combat qui s'y déroule n'est pas très éloigné de ce qui différencie kubernetes de gubernator.Et de religion (ou de secte c'est selon) aussi il est question avec la Synthiotique que l'on ne peut manquer de rapprocher de la Dianétique de Lafayette Ronald Hubbard.


Au-delà de tous les rapprochements possibles et imaginables que l'on peut faire avec le monde "réel" tel qu'il était au début des années 90, la série date de 1993, ou même tel qu'il est devenu aujourd'hui (et les parallèles sont nombreux) c'est surtout un sentiment prégnant d'irréalité qui baigne Wild Palms et une méchante impression de lâcher prise. Ou peut-être de perdre prise.

Beat me up Scotty

Ainsi qu'une sourde violence qui envahie les situations les plus banales.

C'est peut-être là la grande réussite de la série que de nous suggérer (mais pas seulement, c'est parfois terriblement explicite) jusqu'au malaise un sentiment de peur, le sentiment d'être une proie à l'image d'Harry Wyckoff et de sa famille.
La proie d'êtres assoiffés de pouvoir et prêts à tout pour parvenir à leurs fins.

Cette atmosphère remarquablement réussie est en partie dû à l'excellente ambiance musicale créée pour l'occasion par Ryūichi Sakamoto et aux standards du rock diffusés ici ou là avec un bel à propos.

Ainsi qu'à une talentueuse distribution, il n'y a rien à jeter du côté de l'interprétation.

L'autre atout qui participe de porter Wild Palms en tête du peloton des bonnes série télévisées c'est sa durée : six épisodes. Ni plus ni moins !
Largement suffisant pour conquérir le pays de notre imagination.


La synthiotique : Une secte dangereuse de techno-chamans dont les membres vénèrent son fondateur milliardaire.
Une journaliste

jeudi 26 novembre 2009

Le ronin

(^-^)

... Je cultive comme tout un chacun un jardin secret et tout aussi modestement une fascination pour la science du particulier et les lois qui gouvernent les exceptions ; et j'ai à ce titre un attachement singulier pour la figure du ronin.

... Le ronin est comme vous le savez probablement, un samouraï qui a rompu avec la tradition du vassal.


Selon le code féodal, le guerrier n'était pas autorisé à penser librement, ni à agir selon sa propre volonté.

S'il a parfois été forcé par les circonstances de conquérir son indépendance, le ronin n'en reste pas moins plus volontiers enclin à accepter les idées et les technologies nouvelles. (^_-)

Guidé par un code personnel d'adaptabilité, d'autonomie et d'excellence, le ronin embrasse par la force des choses certes, mais aussi par goût, une vie fondée sur le changement rapide. (*v")



Si ronin signifie "samouraï sans maître" le mot est dés le VIIIe siècle également traduit par "celui qui part".




Le ronin est un samouraï qui abandonne le service de son seigneur et quitte son clan pour mener seul sa destiné. Il est une cheville carrée dans une époque peuplée de trous ronds.


Il est un précurseur à plus d'un titre, notamment en ce sens qu'il expérimente le principe dit de Werner Heisenberg qui suggère "qu'il existe une limite à la détermination objective" et teste quelquefois à son corps défendant il est vrai, la théorie de la relativité d'Albert Einstein qui sous-entend que la réalité dépend du point de vue.

\(^_^)/

Car "le ronin" a bien compris que si personne ne peut diriger le vent, on peut toujours ajuster ses voiles.


Vous avez remarqué mes quelques binettes japonaises du meilleur goût, j'espère (.-°)

mardi 24 novembre 2009

Groovy



Claudia Black chante sur l'album 2am Flight de Paul Goddard, son partenaire dans la série Farscape (dans le rôle de Stark).

Vala Mal Doran






Vala Mal Doran, l'aventurière la plus drôle et la plus sexy de ce quadrant solaire.



lundi 23 novembre 2009

Astro City



Et si vous pouviez vous rendre dans le monde des super-héros ?




...
Je viens de relire l'album Astro City Héros Locaux dans sa version française, traduit par Jérémy Manesse.

Astro City est une bande dessinée hautement recommandable, le saviez-vous ?

Née aux alentours de 1995, cette série nous raconte la ville d'Astro City, de ses super-héros et surtout de ses habitants. C'est à la fois un hommage aux super-héros - principalement ceux du silver age, et aux créateurs de bande dessinée -, et des tranches de vie souvent émouvantes, de ses habitants.

Astro City Héros Locaux, comme son titre l'indique fait la part belle justement à ces "anonymes", ceux dont la maison est détruite lors d'une confrontation titanesque entre Samaritain et la "créature aquatique nommée Tentacus" ou lors du retour de Supersonique.

C'est encore Pete Donaceck, portier d'un hôtel et accessoirement sauveur anonyme d'une fillette, ou alors .....

Kurt Busiek et Brent Anderson brossent avec beaucoup de brio et de sensibilité - mais sans sensiblerie - la vie mouvementée d'une ville habitée par moult super-héros et traversée par au moins autant de menaces et autres "super-vilains". Sans compter les extraterrestres.




Si les habitants "sans super-pouvoirs" d'Astro City ont enfin leurs ménestrels en la personne de Busiek & Anderson, les deux larrons n'en oublient pas pour autant de nous montrer la vie des super-héros, mais toujours au-delà du "masque" et des conventions.
La vieillesse, les erreurs et les échecs ne sont pas oblitérés mais ils sont toujours racontés avec humanisme et une acuité à nulle autre pareille.

C'est un regard tendre porté sur la ville et ses habitants. Un regard tendre mais aussi plein d'humour .....


.... et si en me lisant vous pensez qu'Astro City est une série ronronnante et légèrement mièvre, détrompez-vous ! Busiek et Anderson conjuguent avec la même facilité, le même entrain et la même vitalité "humanisme" et "surprises".

Alors laissez-vous surprendre.


dimanche 22 novembre 2009

Robine

Beau comme la rencontre fortuite ..

.. sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie.

N'ayant pas le talent d'Isidore Ducasse je me suis contenté de celle d'un deux roues à moteur et d'une automobile.

Le point positif, hormis celui d'avoir rencontré des gens charmants lors de mon hospitalisation, c'est qu'une grande majorité des personnes que je connais a développé des super-pouvoirs après un accident : Matt Murdock, Barry Allen, Johnny Smith ....

J'attends toujours les miens, mais je suis confiant.

En tout cas je suis de retour...

jeudi 19 novembre 2009

Valérian & Laureline









... Cela peut sembler étonnant mais j'ai, pendant de nombreuses années, fait l'impasse sur la série Valérian agent spatio-temporel.

Pour quelles raisons ?

Je ne sais pas, l'une des nombreuses énigmes de la vie certainement, ..... mais poursuivons.


Et puis en début de semaine, un méchant coup de Trafalgar me saisi sans crier gare et je m'achète le quatrième tome de l'intégrale de l'agent spatio-temporel .
Tome qui regroupe quatre albums : Métro Châtelet, direction Cassiopée, Brooklyn station, terminus cosmos, Les spectres d'Inverloch et Les foudres d'Hypsis.

Et je ne regrette pas mon achat.
Ces deux histoires racontées en deux albums chacune sont excellentes.

De l'humour, de l'action, du suspense, une charmante Laureline qui est loin, très loin d'être une potiche ou le faire-valoir de Valérian.
Une équipe ou des personnages appelés en renfort qui apporte vraiment leur expérience et leur savoir-faire à la mission.
Un héros, Valérian qui n'est ni omniscient ni infaillible, loin s'en faut même.

On remarque aussi un joli travail afin d'accentuer le dépaysement du lecteur lors des rencontres avec des extraterrestres, notamment sur leur forme, leur noms ou leur biotope.

Du très bon divertissement en somme. Voire plus si affinité.

J'ai toutefois pour être franc, le souvenir d'avoir été moins enthousiaste avec une ou deux histoires lors d'une tentative précédente d'abordage de la série.

Il me semble que les histoires en question étaient antérieures à Métro Châtelet ..... album dont on dit qu'il marque une étape importante dans la série ?

En tout état de cause je vais poursuivre ma lecture des aventures de nos deux aventuriers et, allez soyons fous, en reprenant depuis le bédut.

Donc disais-je, 24 € pour quatre albums cela me semble d'un bon, d'un très bon rapport qualité / prix.



mercredi 18 novembre 2009

La Terre était plate

... Une discussion récente ayant déviée sur l'ancienne croyance en une Terre plate, mon interlocuteur s'en gaussa.

Il me semble donc peut-être intéressant de rappeler quelques faits.

... Il y a 4 milliards d'années la planète Tiamat orbitait entre Mars et Jupiter. Une planète appelée Nibiru dont l'orbite n'est pas dans le plan de l'écliptique, s'approcha très prés de Tiamat et l'une de ses lunes frappa cette dernière.

L'énorme Tiamat fut en grande partie pulvérisée alors que le choc propulsa la plus grosse masse restante, un disque plus ou moins plat, dans une nouvelle orbite, entre Mars et Vénus.
La position actuelle de la Terre.

C'est là l'origine de la "Terre plate".

Oui me direz-vous, mais aujourd'hui il a été prouvé que la Terre a la forme d'une sphère.

Certes !

Il faut savoir qu'une partie de la lune Nibiru qui avait donc percuté Tiamat, s'était logée sous cette "galette".

Et sous l'action de l'orbite, du rayonnement solaire et de la nature radioactive de ce morceau lune (de Nibiru), la Terre plate commença à se "lover" autour de ce noyau.
Au fil des millénaires la Terre devint telle que nous la connaissons aujourd'hui, de forme sphérique et creuse (Cf. les travaux du professeur Otto Lidenbrock et de l'aventurier Cave Carson).

Alors avant de rire du savoir de nos prédécesseurs mieux vaut s'informer avec exactitude. N'est-ce pas !

mardi 17 novembre 2009

lundi 16 novembre 2009

20th Century Boys


... Imaginez, ..... imaginez la mystérieuse disparition d'un couple, le meurtre d'un jeune étudiant, un signe sur le mur de la maison dudit couple, un fête d'anciens d'une école à la fin des années 90, des souvenirs, des souvenirs plus très clairs, une secte, une épidémie, une bande d'enfants à la fin des années 60, un "cahier de prédictions", les jumeaux les plus terribles du Japon, des clochards, un bébé.


Cette fois c'est à
San Francisco que quelqu'un s'est vidé de tout son sang

... 20th Century Boys est un formidable patchwork de 2 heures 16, mélangeant avec bonheur la naïveté et la fraîcheur d'une bande de gamins qui construisent une base secrète dans les hautes herbes et s'inventent une histoire de mecha qui vient ravager le japon puis le monde. Un monde qu'eux seuls pourront sauver, des gamins qui croquent des bonbons et s'émeuvent devant une affiche un peu polissonne, font du vélo et se bagarrent.
Trente ans plus tard les amis ce sont perdus de vue, à la faveur d'une petite fête des anciens de l'école le passé refait surface alors qu'une secte fait parler d'elle en ville.

De nouveaux réunis les anciens amis pourront-ils sauver le monde. Cette histoire qu'ils ont inventée est en passe de devenir réalité, une réalité bien cauchemardesque. Aussi incroyable soit-elle.


Passant des situations les plus loufoques à des scènes particulièrement saisissantes et crues avec une réussite étonnante ; 20th Century Boys insuffle une sensation d'émerveillement tout au long de ses 2 heures 16. Drôle, émouvant, extrêmement captivant, invraisemblabe, servit par des acteurs particulièrement talentueux le film de Yukihiko Tsutsumi est une belle réussite.

Il y avait un champ et là,se trouvait notre forteresse,
un refuge secret fait de hauts herbes,
notre
base secrète ...
Un méchant particulièrement charismatique et flippant, très flippant même, dans un film utilisant toutes les astuces possibles et imaginables pour nous tenir en haleine ; je ne vous cache pas que j'ai pensé aux films Fantomas en le voyant,ceux avec Louis de Funès auxquels on aurait rajouté quelques séquences bien gores ; une mise en scène astucieuse utilisant quelques effets de manche avec parcimonie mais beaucoup d'à propos : flashback, compte à rebours, rupture de rythme abrupte etc .. tout cela concours à faire de ce premier opus de la trilogie (oui c'est une trilogie) une très bonne surprise et un film éminemment divertissant.
Un environnement musical de très bon goût, le titre du film vient directement de la chanson éponyme de T-Rex, l'un des groupe phare du "glam rock", un style où toutes les audaces étaient possibles à l'instar du film.

Une qualité d'interprétation qui permet toutes les audaces (et il y en a), on y croit quelque soit la situation : des plus intimistes aux plus spectaculaires, des acteurs de doublage motivés et dynamiques apportent un part appréciable au plaisir que l'on retire de 20th Century Boys.


Les neuf guerriers réussiront-ils à sauver le monde ?