Accéder au contenu principal

Grandville



...
Lire du Bryan Talbot n'est jamais vain, loin s'en faut.



... Encore une fois après L'histoire d'un vilain rat, Les Aventures de Luther Hawkright, Au cœur de l'Empire.
Ou le magnifique Alice in Sunderland, Bryan Talbot nous régale avec .


"Les blaireaux sont (..) des animaux intrépides et intimidants prêts à affronter plus gros qu'eux."

Bill Willingham

Grandville est le récit d'une enquête policière sur un suicide présumé, qui va déboucher sur une plus vaste entreprise croyez-moi, menée par l'inspecteur LeBrock de Scotland Yard.
Commencée en Angleterre (une Angleterre uchronique) elle va se poursuivre à Paris "the dogshit capital of the world".



Un Paris bien différent de celui que nous connaissons, car peuplé d'animaux anthropomorphiques et à l'atmosphère fortement steampunk.

Name of dog !

Dire de Granville que c'est une réussite serait très en-dessous de la vérité. Une intrigue captivante - vraiment captivante, parsemée de clins d'œil qui ne sont pas là seulement pour le plaisir du lecteur, mais s'intègrent absolument parfaitement à l'histoire (Cf. la "partie de chasse").
Un dessin somptueux, des couleurs et des effets toujours en phase avec le récit, jamais gratuits, un lettrage réussi qui ajoute à l'atmosphère, tout cela dans un livre à la présentation travaillée et formellement impeccable.

Que demander de plus, je vous le demande !?

C'est alerte, amusant, bourré d'action et de coups de théâtre.




En un mot comme en cent, c'est Wunderbar !



Une lecture indispensable, heureusement bientôt disponible en français.

L'un des mes miens amis en parle fort bien là.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Killing Joke [USA Magazine n°36]

En septembre 1988, le Joker fait la couverture de « USA Magazine », magazine publié sous la direction de Fershid Bharucha. Cette illustration est, nous dit Brian Bolland « une étude dessinée à Paris (avec des marqueurs en fin de vie, (...)). Le dessinateur italien Tanino Liberatore en a tiré une version peinte (...). »
Dans ce même numéro, en complément de la parution de l'épisode du mois de Killing Joke, alors pré-publié sous le titre de  Souriez, Jean-Paul Jennequin livre un article de  deux pages :
C'est tout pour aujourd'hui ! 
(Tous mes remerciements à Albert.)

Breach [Bob Harras / Marcos Martin]

Brève série de 11 numéros, Breach à l'immense avantage de pourvoir être lue sans connaissances préalables de ce qu'il est plus ou moins convenu d'appeler l'univers DC Comics. Envisagé comme une relance de Captain Atom, un personnage qui a notamment fait partie de l'écurie Charlton et a servi de modèle au Dr Manhattan, le personnage éponyme endossera finalement les atours du nouveau venu. 
Création de Bob Harras et de Marcos Martin, cette pourtant excellente série n'a visiblement pas été très soutenue par l'éditeur et, conséquences inévitables, n'a pas trouvé son lectorat. Je fais d'ailleurs partie de ceux qui sont passés totalement à coté.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité, Breach mérite pourtant qu'on lui prête attention. 

       Le premier numéro, de 28 planches (extra-sized) donne d'ailleurs immédiatement le ton.
Plongé directement dans l'action, le lecteur découvre que l'articulation de la série se fera au travers d'un

Le jeu de la damnation [Clive Barker / Jean-Daniel Brèque]

« Rien n'est plus terrifiant que de donner à imaginer quelques abominations tapies derrière une porte, pour ne surtout jamais l'ouvrir, au risque de décevoir le lecteur. Car son imagination sera toujours plus fertile que les terribles images que s'échine à y injecter le conteur ».
Frappé au coin du bon sens, cet évangile de l'horreur dispensé depuis la ville de Providence dans l'État du Rhode Island, en 1979 par William F. Nolan, est cependant devenu obsolète depuis que des auteurs de l'envergure de Clive Barker ont mis un pied dans le genre.
« Le jeu de la damnation », traduit par Jean-Daniel Brèque en est un exemple frappant. Je dirais même que sans « les terribles images » qu'y injecte Clive Barker, ce roman ne serait pas ce qu'il est. 

            En effet le natif de Liverpool s'inspire ici d'un conte populaire bien connu, dont le titre du roman ne fait pas mystère du thème, et qui tient tout entier son intérêt dans l'imagination fertile …