Accéder au contenu principal

HP Lovecraft


Je n'ai de possibilité d'invention
que dans le doma
ine de l'étrange.
La vie ne m'a jamais intéressée autant
que l'évasion loin de la vie.
H.P Lovecraft


Premièrement: préparer un scénario des événements dans l'ordre de leur déroulement.

Deuxièmement : préparer un scénario des événements dans l'ordre de leur narration.

Réfléchissez. Prenez votre temps.
Changez d'idées autant que nécessaire.
Ne soyez jamais esclave de l'idée originale. Il y a deux sortes d'histoires d'épouvante, celles dans lesquelles la terreur est liée à un phénomène quelconque et celles dans lesquelles elle est liée à l'action d'un personnage ayant un rapport avec cette condition ou ce phénomène.

[...]




... J'ai vu cet excellent documentaire sur Howard Phillips Lovecraft, extrêmement fascinant (et réussi) sur la forme, et d'un fond - semble-t-il - éminemment subjectif.

Michel Meurger par exemple lui reproche de dresser une "biographie pathogène" et de nous resservir le "vieux cliché du solitaire de Providence".




Gilles Ménégaldo quand à lui se demande si ce documentaire incitera le profane à s'intéresser à l'œuvre de Lovecraft tout en constatant qu'il irrite le connaisseur et en déplorant "une fâcheuse impression de confusion, d'à peu prés et de répétition".



... Pour ma part j'ai été véritablement envouté par ce que d'aucuns ont appelé "un esthétisme toc".


Entièrement en noir & blanc, utilisant des ombres chinoises et une iconographie médicale, chapitré à la manière d'un roman, une voix-off bien dans le ton de l'étrangeté véhiculée par cette biographie psychique Le cas Lovecraft, a non seulement réussi à me captiver mais il est également parvenu à me donner envie de me replonger dans les écrits l'écrivain.

Et chemin faisant, à vérifier sinon l'exactitude du portrait ici présenté du moins mes propres idées reçues sur le soi-disant "reclus de Providence".




Howard Phillips Lovecraft fut le Copernic de l'histoire d'horreur.
Il déplaça le cœur des peurs surnaturelles de l'homme, de son petit monde et des dieux, vers les étoiles et les insondables gouffres noirs de l'espace intergalactique.
Pour y parvenir, il créa un nouveau genre d'histoires d'horreur, et de nouvelles méthodes de les raconter.

Fritz Lieber

( in Les nombreuses vies de CTHULHU - Patrick Marcel- Les Moutons Électriques, editeur)




... Warren Ellis a utilisé la présence du "maître de l'indicible" lors de la rencontre mémorable entre Planetary et Stormwatch (et Warren Ellis n'est pas le seul auteur contemporain à inclure d'une manière ou d'une autre l'héritage de HPL dans sa propre œuvre) en voici quelques pages.






"Il sortit alors la Clé d'Argent et fit des gestes et dit des invocations dont il ne se rappelait que

vaguement l'origine. Oubliait-il quelque chose ?Randolph ne connaissait plus que son désir de franchir la barrière pour entrer dans le pays illimités des rêves où toutes les dimension se dissolvent dans l'absolu."
"Pourquoi Randolph Carter n'emporta-t-il pas le parchemin aussi bien que la clé, nous ne pouvons le dire. Peut-être l'oublia-t-il, peut-être évita-t-il de le prendre !" "randolph Carter oublia ce parchemin qu'il ne pouvait déchiffrer - pourtant il eût peut-être mieux valu, pour lui, qu'il se souvînt de l'emporter"

Commentaires

  1. Oui, c'est très joli et fascinant, mais c'est effectivement le vieux cliché du mage halluciné qui se terrait chez lui pour écrire la nuit, refusant de sortir de Providence pour retranscrire les visions prophétiques qui grouillaient dans sa cervelle malade.

    J'ai justement bien insisté dans le bref chapitre de biographie de mon Nombreuses vies pour rappeler que ces clichés sont en majorité du pipeau. Ce qui a surtout retenu HPL chez lui, c'est le fait d'être fauché: chaque fois qu'il a pu, il a galopé par monts et par vaux, de la Floride au Canada, avec un baptême de l'air et divers squattages en bonus.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…

Deathlok [Charlie Huston / Lan Medina]

Les remakes, relaunchs, reboots, voire les réécritures de « classiques » façon littérature de genre, sont devenus omniprésents dans le divertissement de masse. Rien qui ne puisse, un jour ou l'autre, se voir  « updater ».
En 2009-2010, c'est au tour de Deathlock, un personnage créé par Rich Buckler & Doug Moench pour Marvel [Pour en savoir +], et qui n'a jamais vraiment trouvé sa place chez l'éditeur des Avengers et consorts, de se voir offrir un nouveau tour de piste. C'est à Charlie Huston, auréolé de son run sur la série consacrée à Moon Knight, qu'on a commandé un scénario qui devra tenir sept numéros mensuels. Huston est, avant de travailler pour la Maison des idées™, d'abord connu pour ses romans. C'est via son agent littéraire qu'il a mis un pied dans la BD, au moment où Marvel recrutait en dehors de sa zone d'influence. Cela dit, il reconnaît une attirance pour la SF contractée dès son plus jeune âge ; et particulièrement pour les u…

Blues pour Irontown [John Varley / Patrick Marcel]

Ça commençait plutôt mal. 
L'idée d'un détective privé du futur, fondu de ses lointains confrères des années 1930, avait tout d'un Polaroid™ bien trop souvent photocopié. Mais peut-être que cet amour des privés made in Underwood© allait-il être de la trempe du fusil de Tchekhov ?
Si la présence, dès les premières pages, d'une « femme fatale », semble donner le ton. Si l'ombre porté du Faucon maltais ne fera que se renforcer. La profession de détective privé semble aussi utile à l'intrigue du roman qu'un cataplasme à la moutarde sur une jambe de bois. 

       Une intrigue qui, nonobstant le titre du roman, tient plus de la berceuse que du blues.   

Fort heureusement, John Varley gratifie son roman d'une très belle idée ; au travers du personnage nommé Sherlock. Rien qui ne rattrape totalement l'ennui profond d'une enquête poussive, et  au final, sans grand intérêt. Mais les chapitres racontés par ledit Sherlock sont les plus intéressants, les plus ém…