samedi 28 novembre 2009

HP Lovecraft


Je n'ai de possibilité d'invention
que dans le doma
ine de l'étrange.
La vie ne m'a jamais intéressée autant
que l'évasion loin de la vie.
H.P Lovecraft


Premièrement: préparer un scénario des événements dans l'ordre de leur déroulement.

Deuxièmement : préparer un scénario des événements dans l'ordre de leur narration.

Réfléchissez. Prenez votre temps.
Changez d'idées autant que nécessaire.
Ne soyez jamais esclave de l'idée originale. Il y a deux sortes d'histoires d'épouvante, celles dans lesquelles la terreur est liée à un phénomène quelconque et celles dans lesquelles elle est liée à l'action d'un personnage ayant un rapport avec cette condition ou ce phénomène.

[...]




... J'ai vu cet excellent documentaire sur Howard Phillips Lovecraft, extrêmement fascinant (et réussi) sur la forme, et d'un fond - semble-t-il - éminemment subjectif.

Michel Meurger par exemple lui reproche de dresser une "biographie pathogène" et de nous resservir le "vieux cliché du solitaire de Providence".




Gilles Ménégaldo quand à lui se demande si ce documentaire incitera le profane à s'intéresser à l'œuvre de Lovecraft tout en constatant qu'il irrite le connaisseur et en déplorant "une fâcheuse impression de confusion, d'à peu prés et de répétition".



... Pour ma part j'ai été véritablement envouté par ce que d'aucuns ont appelé "un esthétisme toc".


Entièrement en noir & blanc, utilisant des ombres chinoises et une iconographie médicale, chapitré à la manière d'un roman, une voix-off bien dans le ton de l'étrangeté véhiculée par cette biographie psychique Le cas Lovecraft, a non seulement réussi à me captiver mais il est également parvenu à me donner envie de me replonger dans les écrits l'écrivain.

Et chemin faisant, à vérifier sinon l'exactitude du portrait ici présenté du moins mes propres idées reçues sur le soi-disant "reclus de Providence".




Howard Phillips Lovecraft fut le Copernic de l'histoire d'horreur.
Il déplaça le cœur des peurs surnaturelles de l'homme, de son petit monde et des dieux, vers les étoiles et les insondables gouffres noirs de l'espace intergalactique.
Pour y parvenir, il créa un nouveau genre d'histoires d'horreur, et de nouvelles méthodes de les raconter.

Fritz Lieber

( in Les nombreuses vies de CTHULHU - Patrick Marcel- Les Moutons Électriques, editeur)




... Warren Ellis a utilisé la présence du "maître de l'indicible" lors de la rencontre mémorable entre Planetary et Stormwatch (et Warren Ellis n'est pas le seul auteur contemporain à inclure d'une manière ou d'une autre l'héritage de HPL dans sa propre œuvre) en voici quelques pages.






"Il sortit alors la Clé d'Argent et fit des gestes et dit des invocations dont il ne se rappelait que

vaguement l'origine. Oubliait-il quelque chose ?Randolph ne connaissait plus que son désir de franchir la barrière pour entrer dans le pays illimités des rêves où toutes les dimension se dissolvent dans l'absolu."
"Pourquoi Randolph Carter n'emporta-t-il pas le parchemin aussi bien que la clé, nous ne pouvons le dire. Peut-être l'oublia-t-il, peut-être évita-t-il de le prendre !" "randolph Carter oublia ce parchemin qu'il ne pouvait déchiffrer - pourtant il eût peut-être mieux valu, pour lui, qu'il se souvînt de l'emporter"

1 commentaire:

  1. Oui, c'est très joli et fascinant, mais c'est effectivement le vieux cliché du mage halluciné qui se terrait chez lui pour écrire la nuit, refusant de sortir de Providence pour retranscrire les visions prophétiques qui grouillaient dans sa cervelle malade.

    J'ai justement bien insisté dans le bref chapitre de biographie de mon Nombreuses vies pour rappeler que ces clichés sont en majorité du pipeau. Ce qui a surtout retenu HPL chez lui, c'est le fait d'être fauché: chaque fois qu'il a pu, il a galopé par monts et par vaux, de la Floride au Canada, avec un baptême de l'air et divers squattages en bonus.

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