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The Breakfast Club



... En regardant The Breakfast Club, le film de John Hughes, on s'aperçoit j'ai eu l'impression de me retrouver devant une émission de téléréalité.

Jugez plutôt, cinq jeunes gens que tout sépare, enfermés dans un lieu, la bibliothèque du lycée où ils vont devoir passer un samedi entier. De crises en conciliations, de ruptures en réconciliations, ils vont vider leur linge sale et montrer leur vraie nature, se détester, se découvrir, enfreindre le règlement, fumer de la dope.
Des mâles dominants, de la tension sexuelle.
Des scènes qui ressemble au "confessionnal", un concierge qui renforce cette impression en disant en substance, "je lis votre courrier, je fouille vos casiers, je suis les yeux et les oreilles de ce lycée".
Les types qui ont imaginé pondu l'émission Big Brother ont forcément vu ce teen movie.

Comme le dit maître Chiun : "La perception est une hypothèse".

Ceci étant dit, si le dispositif évoque a postériori un programme de téléréalité une différence de taille apparaît, non pas celle de celui qui a la plus longue : la qualité.

Si la crise existentielle de ces adolescents n'est pas très originale (mais la crise d'un adolescent peut-elle être originale ?), la mise en scène - et le pari de tenir son public en haleine dans un lieu clos et pratiquement unique n'est pas une mince affaire - , la fraîcheur des interprètes et finalement cette "crise" de l'adolescence que tous les ados des pays riches et industriels connaissent (ben ouais, quand faut lutter pour bouffer tous les jours on a certainement moins le temps de se regarder le nombril) ; cette universalité donc, qui parle à tous ; participent à la réussite de The Breakfast Club et m'a en tout cas permis de passer un excellent moment.

C'est la moindre des choses, manquerait plus que je me sois emmerdé.






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