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Black Lightning S01-E01

.... Largement inspiré de l'écosystème inventé en 1977 par le scénariste Tony Isabella et Trevor Von Eeden, un jeune dessinateur de 16 ans né au Guyana, arrivé aux U.S.A en 1970 et recruté grâce à ses dessins envoyés par courrier à la maison d'édition DC Comics ; leur personnage, Black Lightning, rejoint l'écurie de la chaîne CW
Premier super-héros africain-américain a avoir une série à son nom chez cet éditeur, il est aussi un personnage qui brise le stéréotype qui a longtemps prévalu, et qui n'est jamais bien loin lorsqu'il s'agit d'un personnage Noir.
En effet si Jefferson Pierce est un athlète, c'est aussi un professeur de lycée.
Série publiée en France par Arédit dans la revue Hercule en 1979
.... Salim Akil qui a développé la série (avec son épouse Mara Brock Akil), et en a réalisé et écrit plusieurs épisodes réactualise néanmoins le contexte, non sans avoir cité le même extrait du poème que Tony Isabella avait lui-même utilisé lors du premier numéro de la série. La classe ! 

S'appuyant sur une distribution d'acteurs & d'actrices africaines-américaines, sur la peur & la violence qui accompagnent justement le simple fait d'avoir une couleur de peau plus sombre aux États-Unis, et en ayant la très bonne idée de faire du personnage principal un individus qui, au lieu de combattre les symptômes avec un masque, s'est attaqué aux racines de cette violence et de cette peur au travers de l'enseignement.  
Mais ce retrait du front super-héroïque est menacé dès le premier épisode de la série télévisée.

.... J'avoue n'avoir été emballé par aucune des productions télévisées qui adaptent, jusqu'à présent, les histoires de super-héros. Sauf que ce premier épisode de Black Lightning est plutôt réussi.
Notamment en ce qu'il donne un aperçu assez subtil de ce que c'est que d'être Noir aux U.S.A.

Black Lightning n'est pas un héros mais un vigilante, terme loin d'être innocent au pays de l'Oncle Sam. Le contrôle dont Jason Pierce est l'objet alors qu'il circule en automobile, ainsi que l'intervention à la sortie de la boîte de nuit sont, je trouve assez explicites, tout en n'en rajoutant pas. Il faut dire que les deux situations parlent d'elles-mêmes.
Le personnage de Latavious alias Lala, permet toutefois d'échapper au manichéisme, tout en brossant le portrait d'un stéréotype qui s’émancipe. 
Reste le traitement du personnage principal, lorsqu'il agit sous l'identité de Black Lightning. Et là c'est nettement moins bon. 

Le costume est assez catastrophique (j'aurais bien vu que le design s'inspire de la simplicité du costume original, qui m'avait d'ailleurs bien plu lorsque gamin j'avais lu les aventure de L'Éclair Noir), et les chorégraphies de ses interventions manquent cruellement de lisibilité, et d'originalité. C'est d'autant plus dommage que l'idée de la série repose justement sur les aventures d'un super-héros. Et que le reste est plutôt soigné.

Cependant rien qui ne m'empêche de regarder prochainement le deuxième épisode. 

#àsuivre....

Commentaires

  1. Pour ma part, j'opine que c'est relativement bon, en tout cas les 5-6 premiers épisodes. L'entourage, l'univers du héros est assez crédible et socialement bien ancré. Une réussite.
    Les relations avec son ex épouse sont redondantes mais acceptables...

    Pas de pouvoirs infinis, mais limités pour l'instant...La caractérisation est heureuse et, si l'action est peut-être un peu trop brêve, on a quand même l'impression de bénéficier d'une série qui renouvelle quelque peu le genre à l'écran.

    Toutefois, ce fragile équilibre semble vaciller avec les épisodes 7 et 8...Attendons de voir, mais ton billet est, comme toujours, très intéressant.

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    1. Merci de ton commentaire sur la suite, je vais, à l'occasion, pousser mon avantage et regarder ça de près.

      Thanx !!!!

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