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Eternity Girl #1 [Magdalene Visaggio/Sonny Liew]

.... Steve Gerber semble être en ce moment, un auteur au creux de la vague ; cela fait quelques temps qu'il n'a rien écrit. Pour patienter un hypothétique retour, je vous invite à lire ce premier numéro d'Eternity Girl, d'une mini-série qui en comptera six et ne dépareillera pas sur vos étagères consacrées au « Grant Morrison des années 1970 », lui qui a inventé Omega the Unknown ou écrit Man-Thing [Pour en savoir +]
.... Apparue dans l'histoire de complément de l’événement qui clôt la première salve des comic books estampillés Young Animal©, commercialisés par la maison d'édition DC Comics, Eternity Girl™ annonce, en 8 pages insérées à la fin des quatre premiers numéros des Milk Wars, un scénario qui ne fera aucun concession narrative.

Et le premier numéro paru ce jour en est une éclatante confirmation.   

Le label Young Animal est, pour le dire rapidement, une sorte de Vertigo à la sauce épigénétique 2.0, cornaqué notamment par Gerard Way (My Chemical Romance/The Umbrella Academy) avec l'aide de Shelly Bond, avant qu'elle ne parte chez l'éditeur IDW créer son propre label, Black Crown [Pour en savoir +]. 




En 4 fois deux pages (plus un ou deux cameo dans les Milk Wars) dont je reproduis ci-dessus (sans aucune autorisation) la première case des différents épisodes, Magdalen Visaggio & Sonny Liew signent un pacte de lecture clair avec le lecteur.  Et si ça ne suffisait pas, la lettre d'intention de la mini-série enfonce le clou : Quasi immortelle Eternity Girl a cependant décidé d'en finir ! Comment ? En détruisant/défaisant l'univers .. shocking !!!

Comment en est-elle arrivée-là ?
Couverture de Paula Ganucheau
.... Comme vous le voyez, Eternity Girl n'est pas (comme le reste de l'écurie Young Animal du reste) une mini-série de super-héros traditionnelle, son propos est ailleurs. Eternity Girl est à la bédé mainstream étasunienne ce que le Nu descendant l'escalier n°2 est à la peinture figurative. 
Ce que j'en pense :

.... Un premier numéro intéressant, tant par le rendu artistique de Sonny Liew & du coloriste Chris Chuckry, et de la star du lettrage Todd Klein en personne ; que par la part autobiographique que l'on devine sous-jacente. Une autobiographie qui semble - heureusement - placée sous les errements d'une imagination effrénée, et un art consommé de l’ellipse.     

#wait&see

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