Accéder au contenu principal

Le cadeau de Noël [Jeffery Deaver / Élie Robert-Nicoud]

« Une nouvelle est un tir de sniper. Rapide. Surprenant. » écrit Jeffery Deaver dans la préface (drôle et intéressante) de son recueil, intitulé Spirales infernales. Si la forme courte n'est pas n'est son type de récit privilégié, Le cadeau de Noël en est un, même si on lit cette nouvelle un autre jour que le 25 décembre. 
Il s'agit d'une enquête de Lincoln Rhyme et d'Amelia Sachs
Le premier est un éminent criminologue, et la seconde son assistante, non moins éminente. Deux des personnages récurrents de l'auteur, lesquels ont eu droit à une interprétation sur « grand écran » [Pour en savoir +], et à une série télévisée ; en cours de diffusion.  

Pour en revenir à la nouvelle en question, elle nécessite, pour être appréciée pleinement, d'accorder toute sa confiance à l'auteur. Ainsi, dire de Jeffery Deaver qu'il est talentueux, et pour le coup roublard comme pas deux, n'est plus un avis mais un axiome.  À ce titre Le cadeau de Noël de Jeffery Deaver se révèlera encore plus tordue qu'une concrétion de César

Cette nouvelle, en plus d'être une fort belle réussite donc, et quasiment un incipit à la série de romans consacrée à Lincoln Rhyme. Tout ce qui fait la personnalité de cet enquêteur hors norme, et de son assistante, ainsi que leur modus operandi, est pour ainsi dire concentré ici. Du moins si j'en crois le premier des 9 romans publiés dans L'Hexagone

Outre qu'il est maintenant hors de question que j'esquive les 15 autres nouvelles dudit recueil, j'ai mis sur ma Liste de lecture™ le deuxième opus des enquêtes de Rhyme & Sachs.

(À suivre ....  

Commentaires

  1. J'adore ce que fait Deaver. Dans ce recueil, on retrouve aussi la nouvelle Triangle, véritable tour de passe-passe qui montre bien la manière dont Deaver adore surprendre son lecteur.
    La série de romans consacrés à Lincoln Rhyme est excellente. J'avais lu le premier tome à l'époque où l'adaptation était annoncée au ciné. Le roman Bone Collector est excellent, le film une imposture (la fin n'est absolument pas celle du livre).
    Une série tv vient de commencer aux USA et reprend la trame d'origine. On devrait avoir une version bien plus fidèle au livre.
    À noter que pour lire le deuxième opus, le Valseur Macabre, tu devras te contenter de la version reader Digest, puisque la version intégrale de cette histoire est inédite en France.
    La traduction a été abandonnée en France, pour l'heure il n'y a que 9 tomes de traduits.
    https://polars.pourpres.net/serie-5
    Pour retrouver du matos inédit de Deaver, il faut lire Face à Face, un recueil de nouvelles qui vient de paraitre chez Fleuve Editions. https://polars.pourpres.net/polar-38296
    Fredo

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui je me souviens que du temps de SUPERPOUVOIR.Com, tu défendais bien cet auteur.
      Pour la version "digest" du Valseur Macabre, c'est une très mauvaise nouvelle, je l'avais justement mis sur ma Liste de lecture™.
      Merci pour ces infos, et aussi pour celle concernant son recueil de nouvelle Face à Face.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Juste cause [Sean Connery / Laurence Fishburne / Ed Harris / Kate Capshaw]

« Juste Cause 1995 » est un film qui cache admirablement son jeu.             Paul Armstrong , professeur à l'université de Harvard (MA), est abordé par une vieille dame qui lui remet une lettre. Elle vient de la part de son petit-fils, Bobby Earl , accusé du meurtre d'une enfant de 11 ans, et qui attend dans le « couloir de la mort » en Floride . Ce dernier sollicite l'aide du professeur, un farouche opposant à la peine capitale.   Dès le départ, « Juste Cause 1995 » joue sur les contradictions. Ainsi, Tanny Brown , « le pire flic anti-noir des Everglades », dixit la grand-mère de Bobby Earl , à l'origine de l'arrestation, est lui-même un africain-américain. Ceci étant, tout le film jouera à remettre en cause certains a priori , tout en déconstruisant ce que semblait proposer l'incipit du film d' A rne G limcher. La déconstruction en question est ici à entendre en tant que la mise en scène des contradictions de situations ...