Accéder au contenu principal

D'Obsidienne et de sang [Aliette de Bodard / Laurent Philibert-Caillat]

Premier tome d'une trilogie et de trois nouvelles complémentaires, lesquelles comme les deux tomes suivants n'ont pas été traduites, « D'Obsidienne et de sang » est un roman policier qui commence comme une  « énigme en chambre close » mais sise au XVe siècle de l'empire aztèque.
Toutefois, l'angle choisi par Aliette de Bodard en fait surtout un roman de Fantasy, et l'énigme en question y est essentiellement le moteur de l'intrigue.
Elle nous permet ainsi de connaitre les us et coutumes de la majestueuse Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque, grâce à l'enquête d'Acatl, le Grand Prêtre des Morts.  Et d'enchaîner les obstacles qui ne manquent pas de se dresser sur la route de ce « détective » récalcitrant.

            Dépaysant, mouvementé, « D'Obsidienne et de sang » est un roman qui rempli parfaitement le contrat que l'attractive couverture de Larry Rostant promet.
Commercialisé par les éditions ECLIPSE™ puis réédité par l'éditeur Panini© (surtout connu pour ses bandes dessinées), ce premier tome a souffert de l'arrêt de la collection en 2017, laquelle a pourtant proposé pas mal de petites pépites pendant ses 7 ans d'existence. Je ne peux toutefois pas m'empêcher de regretter que Panini© n'ait pas plutôt publié le deuxième tome, à la place du premier, déjà sorti deux ans plus tôt.
Pas sûr donc que la suite arrive un jour, compte tenu qu'il est, semble-t-il, assez difficile de relancer une série abandonnée. Le Livre des martyrs de Steven Erikson en étant, à ce jour, le plus parfait contre-exemple. 

            Si « D'Obsidienne et de sang » ne nécessite donc pas d'en lire les suites, l'envie ne manque pas. Aliette de Bodard est en effet une romancière qui visiblement connaît ses classiques, et dont le désir de bien faire aboutit à un résultat tout ce qu'il y a de plus réussi.   

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Dirty Harry ; critique d'une analyse politique partiale et idéologique

« Harry est un mal nécessaire, au même titre qu'un avocat ; lequel est prêt à tout pour arriver à ses fins, sans se soucier des conséquences de ses actes. Un avocat fait du droit sans se soucier de justice. Alors qu'Harry sert la justice sans ce soucier du droit. Ainsi son cœur est-il toujours du côté de la victime, alors qu'un avocat ajuste sa sympathie en fonction de ses intérêts. Un avocat peut être répugnant, mais on a besoin de lui. Et l'on peut penser la même chose d'Harry Callahan. ». ( J ohn M ilius.)             Au gré de recherches sur l'Internet © je suis tombé sur une vidéo [ Pour en savoir + ] dont le thème avait tout pour m'intéresser ; une analyse politique du cinéma dont le sujet est le film Dirty Harry 1971 . E astwood, S iegel, M ilius, le cinéma des années 1970, bref que du bon, et en plus dans un format ramassé (19'29").             D'entrée de jeu la vidéo s'attaque à une vieille lune : « À sa sortie en 1971, L’Inspect

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er