Accéder au contenu principal

Isabel des feuilles mortes [Ian R. MacLeod / Michelle Charrier]

Échappant à toutes mes analyses, la longue novelette, dixit la quatrième de couverture du deuxième hors-série d'Une Heure-Lumière©, intitulée « Isabel des feuilles mortes » de Ian R. MacLeod, est un texte particulièrement envoûtant. 
             Sans Mater dolorosa excessive, alors que le récit s'y prête pourtant, le natif de Solihul (RU) brosse l'essentiel d'une vie en une quarantaine de pages poignantes. 
Paradoxalement la force du texte tient aussi à l'oubli d'une personnage sans qui cette vie n'aurait pas été ce qu'elle est finalement devenue.

            Il était une fois ... « Isabel des feuilles mortes » est un conte magnifiquement traduit par Michelle Charrier.
Sa valeur brille d'autant plus qu'il était offert par les éditions Le Bélial' via leur deuxième catalogue de l'excellente collection Une Heure-Lumière©.

Une collection qui propose par ailleurs un autre texte de Ian R. MacLeod, lequel se déroule dans le même univers, celui des « Dix Mille et Un Mondes », de la novelette en question, paru sous le titre de Poumon vert.  

Ce n'est certainement pas un hasard si ce court texte, qui inaugure en 2001 les « Dix Mille et Un Mondes », raconte la vie d'une Chanteuse de l'Aube, alors que Les Milles et Une Nuits tic-plic avec insistance à la frontière de notre entendement.  

Évocatrice, sensible,  « Isabel des feuilles mortes » est une histoire qu'il ne faut absolument pas manquer de lire.
     

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spirou de 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par P hilippe M anœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant . Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82. Bonne lecture.

À bout portant [Gilles Lellouche / Roschdy Zem / Fred Cavayé]

« C’est du cinéma, on est donc dans la réalité + 1 ou + 2 »  F red C avayé  L’épuisement d’histoires originales, et la production exponentielle de fictions nécessitent d’élaborer des stratégies de mises en récit attractives pour captiver le public.              Plonger directement les spectateurs d’un film « au cœur des choses » est toujours payant. Surtout si en plus, comme dans le cas du film réalisé par F red C avayé, les personnages et le contexte, en un mot l’histoire, bénéficie de l’effet IKEA ® .  L'effet en question est un biais cognitif documenté par M ichael N orton, dans lequel les consommateurs accordent une plus-value aux produits qu'ils ont partiellement créés (les meubles de l'enseigne bien connue).  Ici, la chronologie (chamboulée par l'ouverture du film in medias res ), les tenants et les aboutissants du scénario (dévoilés au compte-goutte) nécessitent que le spectateur participe activement au storytelling du film qu'il regarde.  L'effet IKEA ®