Accéder au contenu principal

Seppuku [Romain D'Huissier]

D’abord publiées en 2005 aux éditions TRASH™, les 120 pages de « Seppuku » se voient offrir grâce à son auteur, Romain DHuissier, une nouvelle chance chez l’éditeur Ogmios™. 
Un éditeur dont je vais d’ailleurs suivre d’un peu plus près le catalogue [Pour en savoir +].
            « Seppuku » est une novella qui parlera aux amateurs d’arts martiaux, aux aficionados du cinéma HK©, et aux collectionneurs de distractions astucieuses et captivantes.  
[TW] : « Seppuku »est un roman contenant de nombreuses scènes violentes ou à caractère sexuel. A ce titre il n’est pas à mettre entre toutes les mains et est réservé à un public averti. 

            Or donc, « Seppuku » est une histoire que j’aurais tendance à ranger dans la case « Fantastique », mais on est à la limite de la « Fantasy ». Disons que le Japon médiéval dont il sera question, flirt avec le surnaturel, et semble avoir plus que des affinités avec lui. 
« Seppuku » est un scénario assez simple, que Romain DHuissier étoffe pour en faire une histoire très attrayante. 
Concept oblige, le personnage principal passe par des détours attendus, c’est aussi ce qui en fait le charme, mais l’ensemble se révèlera bien mieux qu’un simple copier-coller d’influences. Romain DHuissier forge en effet avec des matériaux de base connus, une aventure qui se taille néanmoins sa propre identité. 
Histoire de vengeance, de samouraïs, d’oni, « Seppuku » est une très belle aventure dans un Japon médiéval & mystérieux, à la chute très habile & inattendue. 
Disponible sur le site d’Ogmios™ dans une version numérique tout à fait abordable au prix de 3,99 €. 

Pour celles et ceux qui seraient intéressés par un commentaire plus détaillé de l’ouvrage, un entretien avec Romain DHuissier et un autre de Rapahël Crouzat des éditions Ogmios c’est sur Le Journal du Japon que ça se passe. 

Une novella qui a toute sa place dans le peloton de textes courts du challenge de Yogo

Commentaires

  1. J'avais beaucoup cette novella, c'est vrai qu'elle n'est pas lisible par tous.

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spirou de 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par P hilippe M anœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant . Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82. Bonne lecture.

À bout portant [Gilles Lellouche / Roschdy Zem / Fred Cavayé]

« C’est du cinéma, on est donc dans la réalité + 1 ou + 2 »  F red C avayé  L’épuisement d’histoires originales, et la production exponentielle de fictions nécessitent d’élaborer des stratégies de mises en récit attractives pour captiver le public.              Plonger directement les spectateurs d’un film « au cœur des choses » est toujours payant. Surtout si en plus, comme dans le cas du film réalisé par F red C avayé, les personnages et le contexte, en un mot l’histoire, bénéficie de l’effet IKEA ® .  L'effet en question est un biais cognitif documenté par M ichael N orton, dans lequel les consommateurs accordent une plus-value aux produits qu'ils ont partiellement créés (les meubles de l'enseigne bien connue).  Ici, la chronologie (chamboulée par l'ouverture du film in medias res ), les tenants et les aboutissants du scénario (dévoilés au compte-goutte) nécessitent que le spectateur participe activement au storytelling du film qu'il regarde.  L'effet IKEA ®