Accéder au contenu principal

The Blonde [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Difficile de croire qu'avec une couverture aussi sobre, The Blonde puisse, plus qu'un autre roman, attirer les lecteurs. Même si elle fait explicitement référence à l'une des entrées en matière les plus percutantes qu'il m'a été donnée de lire un jour : 
« 21 h 13 Liberties Bar, aéroport international de Philadelphie  
— J’ai mis du poison dans votre verre. 
— Pardon ? »  
••• Machiavel du high concept, le natif de Philadelphie prend au mot le stéréotype bien connu dit de la « Femme fatale™ », et livre un encore excellent page-turner.
Clin d’œil à ses aficionados les plus fidèles, et bien que The Blonde n'est en aucun cas la suite de À toute allure [Pour en savoir +], l'un des personnages de ce dernier apparaît dans celui-ci. En plus de quelques allusion sur ce qui s'y est passé ; sans que cela n'handicape pour autant la lecture du roman dont il va être question ici.
Mort à tous les étages, le roman suivant The Blonde, en terme de date de publication, réitérera d'ailleurs encore une fois le principe. 

Ainsi revoir certains personnages de roman en roman, créé une familiarité très agréable. Un miroir aux silhouettes où l'on prend plaisir à plonger d'autant plus facilement .

Partisan d'une écriture sous contrainte, en laquelle il voit un moyen de fertiliser son imagination, Duane Swierczynski manifeste encore ici une tendresse particulière pour les anti-héros. Ces hommes et ces femmes qui font des choses répréhensibles pour de bonnes raisons, qui souvent les dépassent. Même si cette tendresse ne va pas jusqu'à leur épargner les pires turpitudes. Pas plus que leur vie. Ou, pour le dire autrement, il n'est jamais sûr qu'un personnage, quand bien même a-t-il focalisé l'attention une bonne partie du roman, s'en sorte vivant.
Des turpitudes qui pour le coup ici, empruntent encore [Pour en savoir +], à la science-fiction.

••• Ce n'est donc pas encore avec ce thriller de SF à la mode dur-à-cuire, que mon intérêt pour le travail trois étoiles de Duane Swierczynski (prononcer Sweer-ZIN-ski), va faiblir.

Rendez-vous très prochainement pour en parler, avec Mort à tous les étages.   

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Islander [Caryl Férey / Corentin Rouge]

            « Islander », bande dessinée de presque 160 planches, dont c'est seulement le premier tome, commence de manière assez réaliste.             On y voit Le Havre , devenu un port d'immigration. Ici, pour ce qui nous concerne pour l'instant, ce sera vers l’ Écosse .             Et en se fiant à ce qui se passe actuellement en France  (mais qui a commence grosso merdo en 1976), il est clair qu'hormis une guerre, c'est ce qui nous attend. Chassés (ou soumis) par ceux-là mêmes qui comptent trouver en France ce qu'ils détruisent consciencieusement en y arrivant. Les Français, mais d'une manière globale, les Européens n'auront pas beaucoup de choix (À moins de stopper totalement l’immigration à laquelle on assiste). Et je ne vois par C aryl F érey nous raconter une guerre de type migratoire. > SOURIRE <   Or donc, Le Havre .             ...